Hexagone Reloaded [màj]

Tous les ans, j’oublie. Et tous les ans ça me revient en pleine gueule comme un boomerang.

Tous les ans à la même date, je sors du bureau, je m’engouffre dans la station Charonne (amis stalkers, un indice de géolocalisation de moi je s’est glissé dans cette phrase), et je tombe sur un tas de gerbes. De gerbes de fleurs, ça change des gerbes tout court qui sont toujours un plaisir dans le métro (comme quand tu te fais baiser à chaque fois par les 4 places vides dans le métro plutôt plein, que tu y vas, et qu’il y a une grosse flaque immonde).

« Des gerbes de fleurs, mais pourquoi ? » demanderont en vrac les jeunes pas très attentifs en cours d’histoire, les jeunes victimes des refontes des programmes d’histoire, les jeunes qui n’auront plus d’histoire en terminale, Nadine Morano qui nous a magistralement informé aujourd’hui même que Clemenceau commentait encore l’actualité, les nostalgiques de l’Algérie française qui pensent sans doute que c’est bien fait et qu’il faudrait plutôt pisser sur la plaque, etc.

Pour tous ceux-là, un petit rappel.

Et tous les ans à la même date, mon iPod intégré lance dans ma tête la BO de mes jeunes années, calée direct sur le bon couplet du bon morceau :

Ils sont pas lourd en février à se souvenir de Charonne

Des matraqueurs assermentés qui fignolèrent leur besogne

Et tous les ans à la même date, je fouille frénétiquement mon iPod externe pour écouter en boucle pendant tout le trajet l’intégralité de ce chef-d’œuvre de la chanson française qu’est Hexagone. De la vraie chanson engagée comme on n’en fait plus, et qui porte sur des vrais sujets. Bon d’accord, y a aussi Michel Sardou avec le France et la phrase la plus super engagée de la dénonce de la mort de tous les temps, je cite des trémolos dans la voix :

J’étais la France, qu’est-ce qu’il en reste ? / Un corps mort pour les cormorans

Ouah putain, ça dénonce.

Mais donc, en 2 juste après, y a ça :

Alors certes, c’est un peu excessif. Certes, tout n’est plus valable, on a notamment rangé la guillotine (pas grâce à ceux qui ont tué des gens à Charonne, ceci dit). Mais comme à chaque fois que je la réécoute, dans les années 2000, il y a des mots qui résonnent fort dans ma tête, notamment parce que les délires sécuritaires et autres débats sur la captation des voix du Front National l’identité nationale (sans majuscules, hein, faut pas déconner, plutôt crever) rappellent à notre bon souvenir qu’on est jamais loin de glisser vers loin dans le passé.

Dans cette chanson, on lit notamment :

la France est un pays de flics,
à tous les coins d’rue y’en a 100,
pour faire régner l’ordre public
ils assassinent impunément.

Je ne cautionne pas le « ils assassinent » qui généralisé est bien sûr exagéré. Mais certaines affaires ayant déclenché certaines émeutes, hein, quand même.

les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m’font pitié ces imbéciles.

Ben ouais, assez, hein.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d’Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu’est v’nu se faire tuer loin d’chez lui,
ils oublient qu’à l’abri des bombes,
les Francais criaient « Vive Pétain »,
qu’ils étaient bien planqués à Londres,
qu’y avait pas beaucoup d’Jean Moulin.

Bon, ben aussi, hein. Excessif sans doute, ouais. Mais quand même.

Ils font la fête au mois d’juillet,
en souv’nir d’une révolution,
qui n’a jamais éliminé
la misère et l’exploitation
,
ils s’abreuvent de bals populaires,
d’feux d’artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu’ils sont gourvernés comme
des [CONS / PIONS /FIONS

variante PAR des CONS]

Indiscutable.

Au mois d’août c’est la liberté,
après une longue année d’usine,
ils crient : « Vive les congés payés »,
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Que le premier qui aime retrouver des Français en vacances lève le doigt. Personne ? Oui, normal, personne.

Lorsqu’en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l’Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c’est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Marche aussi avec Tripoli. Ou Pékin. Ou d’autres.

leur pinard et leur camembert
c’est leur seule gloire à ces tarés.

identité nationale, hein.

En Novembre, au salon d’l’auto,
ils vont admirer par milliers
l’dernier modèle de chez Peugeot,
qu’ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l’tiercé,
c’est l’opium du peuple de France,
lui supprimer c’est le tuer,
c’est une drogue à accoutumance
.

Bon ben le seul truc qui a changé c’est que c’est tous les 2 ans maintenant.

En décembre c’est l’apothéose,
la grande bouffe et les p’tits cadeaux,
qui sont toujours aussi moroses,
mais y a d’la joie dans les ghettos,
la Terre peut s’arrêter d’tourner,
ils rat’ront pas leur réveillon;
moi j’voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Bon ben ça, ça empire plutôt.

Mais alors surtout, SURTOUT, SURTOOOOOOOUUUUUT, le couplet le plus éternel et le plus visionnaire de l’histoire de la chanson française, sans la moindre contestation possible, la leçon qu’a le mieux retenue notre cher Président :

Ils se souviennent, au mois de mai,
d’un sang qui coula rouge et noir,
d’une révolution manquée
qui faillit renverser l’Histoire,

j’me souviens surtout d’ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s’en allant voter par millions
pour l’ordre et la sécurité.

Au final, on est en plein dans l’éternel débat, fier d’être Français ou pas. Et là je sens que vous voulez mon avis à moi que j’ai. Et vous allez l’avoir.

Je ne suis pas FIER D’ETRE FRANCAIS en majuscules et en bleu blanc rouge. Je ne suis pas fier d’être Français sans astérisque en bas du contrat.

Je suis globalement content d’être Français, parce que j’ai la chance de vivre dans un pays qui offre une certaine qualité de vie, et où un certain nombre d’épanouissements sont possibles – même s’il ne sont pas accessibles à tous (s’il y a UNE chose dont je remercie mes parents, ce n’est pas du statut social privilégié qu’ils se sont construit et qui m’a offert beaucoup de confort matériel – et m’en offre encore, c’est de m’avoir toujours élevé dans la conscience que j’étais un gros privilégié. C’est naturellement la source de ma sensibilité de vermine socialiste).

Je suis fier de certains apports de ce pays au monde, et de certaines convictions qui y sont largement partagées, tout en les relativisant : arrêtons de nous branler la nouille, nous n’avons pas créé les droits de l’homme tout seuls, et nous ne nous sommes pas vraiment précipités pour abolir l’esclavage ou la peine de mort, pour rendre leur liberté à nos colonies ou encore donner le droit de votes aux femmes (à part NOUS LES CORSES, bien sûr, hein).

Je suis occasionnellement fier quand les dirigeants de ce pays prennent des positions nobles en s’opposant aux puissants – Chirac et l’Irak, par exemple – ou en faisant violence à l’opinion – Mitterrand/Badinter et la peine de mort, la réconciliation avec l’Allemagne…

Je ne suis pas fier du spectacle que donne ce pays aujourd’hui. Je ne suis pas fier de ce que je lis dans la presse étrangère sur nos dirigeants et sur le fameux « des-bas », encore lui. Je ne suis pas fier de notre passé colonial. Je ne suis pas fier des discriminations de toutes sortes qui se portent si bien. Undsoweiter.

Bref, je ne suis pas fier en bloc ni honteux en bloc, et je ne comprends tellement pas qu’on puisse l’être.

L’appartenance, c’est quand même un peu plus complexe que oui ou non.

Et le droit d’inventaire, finalement c’est une belle invention.

NB : la catégorie « Société (tu m’auras pas) » existait avant ce post. Comme quoi, on se refait pas ;-)

[màj] Ca a apparemment sauté, alors je le remets là : cette chanson a 35 ans. Quand même. Et fut à l’époque interdite de radio.

[màj] bon j’étais trop accaparé par Formspring, j’ai oublié de parler de ça et de ça :

Je vous laisse deviner lequel je préfère.

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44 réponses à “Hexagone Reloaded [màj]

  1. article de qualité. vais me le réécouter tiens.

  2. Moi quand j’écoute Renaud, j’écoute ça:

    Et puis voilà.

    Pour ce qui est de ma francitude, je sais que c’est là d’où je viens, là où j’ai grandi. Mais je sais pas trop quoi en faire, parce que je vois depuis ma Québéquie et maintenant ma Belgie, ça me plait de moins en moins.
    Néanmoins, il est hors de question de cracher dans la soupe, loin de moi l’idée. J’ai de la chance d’être né de ce côté du trottoir, comme disait ma grand-mère.

  3. Ah you did it! Le couplet sur les flics a particulièrement raisonné dans ma tête aujourd’hui avec cette nouvelle et monstrueuse histoire de garde à vue d’une gamine de 14 ans, là j’ai peur.

  4. Guillaume Pascanet

    J’ai beau être selon mon entourage un peu chauvin/nationaliste/patriote (rayez la mention inutile), j’apprécie cette chanson qui tape là où cela fait mal.

    Je me vexe quand j’entends des beaufs dire que l’on est un pays de faignasses, à la botte des fonctionnaires (donc un peu des miennes), rempli de gens crades et laches.

    je suis raisonnablement fier de mon pays, je n’aime pas qu’on le dénigre, et je n’ai pas honte de notre hymne national (faut le remettre dans son contexte de chant de guerre)

    Mais je ne suis pas aveugle devant les failles de son histoire. je m’intéresse beaucoup à l’histoire justement. Mais la période qui m’intéresse le plus est celle de la deuxième guerre mondiale, peu glorieuse pour notre pays.

    Cette schyzophrénie m’amène à m’opposer succesivement aux nationalistes bas de plafond et aux dénigreurs systématiques.

    Dans le débat sur l’identité nationale, une seule chose suffirait : ne pas oublier notre histoire, tant dans ses aspects glorieux, que dans ses passages les plus noirs. On y trouve la réponse à pas mal de questions d’aujourd’hui.

    Par exemple, toutes les périodes où on l’a pratiqué l’expulsion de minorités a toujours coincidé avec des phases de déclin économique, moral et culturel.

  5. Outre les fioritures musicales (oui, bon, ça va!), ton post pose la vraie question.

    « Bref, je ne suis pas fier en bloc ni honteux en bloc, et je ne comprends tellement pas qu’on puise l’être.

    L’appartenance, c’est quand même un peu plus complexe que oui ou non. »

    Je suis tellement d’accord avec toi!
    J’aime ça chez toi, poser les vraie questions, extraire le vrai problème…
    C’est ta ligne de conduite, ta cohérence et j’aime.

  6. Guillaume Pascanet

    Merci sinon pour la dernière connerie de la Nadine (oui, je trouve que cela lui va bien de l’appeler la Nadine !)

  7. Je vais faire un truc excessivement vulgaire : m’auto-commenter, pour me féliciter sur mon titre que je trouve extrêmement bon. Merci de mon attention.

  8. Vermine rouge. Maréchal, nous voilà, devant toi, le sauveur de la Franceeuuuh…

  9. C’est marrant Diego parce que vers 20h30, quand j’ai branché mon adsl TV Pour la première fois depuis des lustres pour regarder le reportage sur France 5, avant, y’avait une sorte de débat sur l’Identité nationale avec Max Gallo qui présentait son bouquin Fier d’être français, et vraiment, j’avais l’indignation au bord des lèvres, et je lis ton post que maintenant, et bon, voila, je comprends un peu, et j’adhère totalement à tout ce que tu dis.

  10. J’ai écouté cette chanson une bonne centaine de fois, elle faisait partie d’une compilation, « Vent libertaire », et de ma période Kropotkine. Et je savais pas ce que voulait dire Charonne… Honte à moi.

    Ma francitude, j’ai arrêté de me poser la question, schizophrénée que j’ai été entre Chocoland et le pays du camembert. Mais en ce moment, je n’ai strictement aucune raison d’être fière, d’aucun des deux. Bon, tout ça pour dire que je t’adhère aussi,en bloc.

    p.s: pour un vrai débat sur la fierté et la honte, il y a toujours action discrète^^ http://www.dailymotion.com/video/xbh0pf_action-discr%E8te-hommage-%E0-mario_videogames

    p.p.s: je VEUX ce t-shirt Jésus.

  11. cette chanson me fout la chair de poule tellement elle me touche dans le dedans de moi-même (copy_Henri_left)

    merci pour ce post dieg.

  12. ah oui, et évidemment, du coup ce serait le bon moment de revoir « Caché » de Haneke…

  13. Le spot « Fier d’être rançais » a illuminé ma journée d’hier mais Redemption… Merde quoi!

  14. Guillaume Pascanet

    je viens de voir tes deux liens en MAJ.

    Bien sûr totalement d’accord avec le premier. Et j’aime bien la phrase « en se disant fier d’être français, on veut juste exprimer son attachement à son pays ». C’est exactement ce que je ressens.

    Et je note que les magnifiques tee-shirts redemption sont « imprimés en France » ce qui signifie qu’ils sont en fait fabriqués en Chine !

  15. Tu prends ENCORE le métro?
    Mais c’est pas très…enfin c’est… c’est pas un peu vulgaire? Nan, parce que j’ai demandé à mon pote Yves J. (qui critiquait vairtement la politique de transports urbains de Huchon) à quand remontait son dernier trajet dans un métro ou un RER, il a eu un air soooo dégoûté que j’en déduis que c’est limite un peu honteux. Si en plus tu kiffes les gerbes…

    Sinon, sur le fond mon Poulet, je suis plus partagé que toi. Certes, tu précises que c’est un peu excessif (les paroles d’Hexagone). Mmmmmh. Je dirais que c’est très excessif et que c’est quand même très injuste. En gros. Même si ça résonne, évidemment. Mais c’est d’autant plus trompeur.

    Enfin, bah, je te rejoins sur ces points:
    « Bref, je ne suis pas fier en bloc ni honteux en bloc, et je ne comprends tellement pas qu’on puisse l’être.

    L’appartenance, c’est quand même un peu plus complexe que oui ou non. ».

    C’est l’essentiel.

  16. l'autre "L'Autre"

    Ton deuxième lien est flippant. Mais vraiment, vraiment, vraiment flippant.

    Sinon, assez d’accord avec à peu près tout ce que tu dis dans ce post, ce qui est rare (d’habitude je te lis surtout pour ton style acéré et ta musique kifédubien, et je te trouve toujours un peu excessif dans ta luminescence). Je crois que la dernière fois c’était sur ton article sur le « No Sarkozy Day »

    Bref, j’aime. :)

    • Tu devrais le dire aussi quand tu n’es pas d’accord tu sais. J’aime les compliments, mais j’aime les avis divergents aussi. Tant que j’ai raison ;-)

      • l'autre "L'Autre"

        Moui, mais j’ai rarement un avis divergent, et plus souvent un avis semi-convergent… (séries de Fourier, sortez de ma tête!).

        En gros, je suis souvent du même bord que toi, mais en moins extrême ou moins affirmé…

      • OK. Sachant que mon « extrêmisme » est essentiellement rhétorique, hein.

  17. Je suis moi aussi pas mal d’accord sur tout ce que tu dis, je me reconnais pas mal dans tes positions, mais je trouve juste que c’est un petit peu facile de dire tout ca, parce que ca se heurte un peu au test du réel.

    Tu a de jolies positions que je partage (inserez le jeu de mot crade ici), mais tout ca c’est de la theorie. Parce que concretement, ca resoud pas les questions pratiques sous-entendues dans le debat: regularisation (massive?), burqa (on sait que c’est un leurre ce débat pour oublier les vrais questions, mais quelles positions avoir?), consommation – dinde aux marrons (c’est beauf et vulgaire, mais que proposer a la place), etc….

    Sur toutes ces questions, je n’ai pas de réponses simples. La droite le fait, mal, salement et vulgairement, mais ca plaît aux petites vieilles.

    C’est pour ca qu’on accuse la gauche d’être pleine de bonnes intentions, mais incapable d’agir. Ce qu’a compris la droite, et c’est la dessus qu’elle se fait élire.

    • Je suis parfaitement d’accord avec toi, mais je ne suis pas militant et ne prétends pas au pouvoir. Je ne m’estime pas en mesure d’avoir les réponses précises sur des points précis, car je considère que c’est un métier, et un métier difficile de surcroît.
      A la place de la dinde aux marrons, je recommande toutefois le chapon, beaucoup plus fin.
      Sur la burqa par exemple, je ne détiens pas la solution : la pratique me choque, mais tellement moins que l’instrumentalisation qui en est faite… mais je pense globalement que comme tout signe religieux, ça doit rester du domaine privé et ne pas être exhibé en public (même si c’est naturellement plus choquant qu’une croix ou une kippa, qui restent de simples signes d’appartenance).
      Sur les régularisations : massives non. Mais si on commençait déjà par sortir des milliers de gens de situations kafkaiennes honteuses, du type je travaille au black, je paie des impôts, et on me refuse le séjour.
      Tout ceci reste de l’ordre du ressenti d’évidences tout à fait personnel, néanmoins.

  18. Je respecte et apprécie ton humilité devant de tels casse-têtes.

    Et puis finalement…quand on y pense:
    ce qui nous distinguent,
    nous, les rêveurs,
    ceux qui espèrent un monde meilleur,
    ceux qui ne cesseront jamais d’être révoltés par les petitesses quotidiennes et la mesquinerie ambiante,
    ceux qui veulent croire en une société plus juste pour tous,

    c’est notre énorme bite.

  19. Guillaume Pascanet

    ca veut dire que les femmes ne peuvent pas rêver ? :)

  20. Tu prends tout les jours le métro à Charonne?!! Mais comment diable ai je pu ne jamais te croiser alors que deux de mes travail sur trois se situent à quelques dizaines de mètres de là?

    C’est fou quand même la vie.

    @ Guillaume: Je pourrais dire, pour nous c’est les gros seins, mais je m’exclurai moi-même… Alors, disons que les femmes sont toutes naturellement des rêveuses qui détestent l’injustice.

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