Oscour® d’horreur

Cette année, à force de voler de consternation en consterportedauphine (je la refais pour ceux qui l’avaient ratée la dernière fois, hein), et au hasard d’un échange inspirant sur Twitter (quelqu’un, je ne sais plus qui alors tant pis pour son copyleft, rebondissant en mode Oscars sur mon hashtag consterné #OSCOUR), j’avais décidé de lancer la première cérémonie des OSCOUR®, récompenses suprêmes de la connerie, de la nullité, de la médiocrité, de l’indigence artistique et/ou intellectuelle, de la lolitique, et de tout ce qu’on veut.

Ca aurait été super : j’aurais créé des catégories super drôles, un peu comme les Gérard quand c’était drôle. J’aurais sélectionné des candidats et leurs faits d’armes. Je t’aurais demandé de voter. Et à la fin, les meilleurs auraient gagné un OSCOUR®.

Et puis j’ai voulu m’y coller hier, et je me suis très vite aperçu qu’une connerie comme ça, ça se prépare au fil de l’eau. Parce que certes je me remémore un certain nombre de connasseries en tous genres, et je pourrais torcher deux ou trois catégories vite fait : l’OSCOUR® des tweets les plus inintéressants de l’univers mondial pour @florencedesruol zzzzzZzzZZZZzzzzzZZZzzzzZZZZZzzzz ooops pardon, je me suis assoupi. L’OSCOUR® du paloltoshop qui parle d’argent et d’étoile jaune sans être antisémite à @jesuisunblog. L’OSCOUR® de la femme en plastique de petit chef d’état la plus énormetesque en voyage officiel à Carla BS pour « les satellites on dirait des objets ». Etc.

Mais au final il m’en manquera toujours plein, et ce serait injuste de ne pas donner à chacun sa chance de décrocher un OSCOUR®. Surtout la première année, quoi, c’est quand même des OSCOUR® historiques, des OSCOUR® comptent triple quoi.

Du coup, j’ai réuni le comité d’éthique des OSCOUR®, composé de moi et de je, qui a décidé à l’unanimité :

  • de reporter à l’année prochaine la première cérémonie des OSCOUR®
  • de s’engager à dûment répertorier, tout au long de l’année, les actes et paroles éligibles
  • de vous faire patienter avec un OSCOUR® d’horreur pour l’ensemble de son œuvre attribué à une personnalité ayant marqué de son indigence l’année 2010.

Et qui mieux que lui pouvait incarner l’indigence, en 2010 ?

"C'est avec émotion que je reçois cet OSCOUR®"

Lui qui après avoir inauguré le Ministère des Vieilles qui ont peur des Arabes (copyright le Tampographe Sardon), aka le Ministère des Relations avec le Front National, l’a récupéré de façon plus discrète au sein de Beauvau, et flippe parce qu’il n’atteint pas ses quotas d’expulsions.

Lui qui a été condamné 2 fois par la justice cette année, fait unique pour un Ministre de l’Intérieur en exercice. Une fois pour injure raciale, l’autre pour atteinte à la présomption d’innocence. Des broutilles – qui lui auraient valu une bonne disparition du paysage dans à peu près n’importe quelle démocratie normale.

Lui qui prétend qu’ayant fait appel de ces deux jugements, il est présumé innocent tant que sa condamnation n’est pas définitive, ce qui serait faux si je comprends bien les explications de Maître Eolas, ici.

Lui qui a une nouvelle plainte au cul suite à ses propos critiquant la lourdeur de la peine infligée aux policiers menteurs par le tribunal de Bobigny – alors même que ces policiers ont été jugés par un tribunal correctionnel pour des faits passibles des Assises, et qu’ils ont donc déjà bénéficié d’une clémence a priori.

Lui dont le cabinet a sorti la fameuse circulaire ciblant expréssément les Roms.

Lui qui vient de porter devant le Parlement la LOPPSI 2, rebaptisée Lopsa par le ouèbe tant elle (nous) défend (d’exercer) notre liberté, énième fourre-tout sécuritaire depuis que Sarkozy a pris l’Intérieur il y a 8 ans.

Lui qui est capable d’expliquer sans rire que « le problème ce n’est pas la neige, mais les rues en pente ».

Et de dérouler toujours sans rire ce « résonnement » (oui, avec un é, car c’est une démonstration de cloche) :

On dit de la pagaille qu’elle est indescriptible. Or, nous sommes en mesure de décrire la situation. Il n’y a donc pas de pagaille

Y a peut-être pas de pagaille, Brice, mais y a de la pagaie hein.

J’en resterai là, mais avouez qu’il l’a bien mérité, son OSCOUR® horrorifique non, Brice Hortefail aka Hortefire aka Braïsse de Pas Naïsse ?

Alors bravo Brice, gros bisous, et à très bientôt à bord du Paris-Clermont.

6 réponses à “Oscour® d’horreur

  1. pan pan!! // merci

  2. Après avoir lu ton article, je me rend compte d’un truc incroyable: Brice a peut être dépassé Nicolas en connasserie! L’élève a dépassé le maître … Ô mon Dieu! Pourquoi est ce possible? Peut-on leur pardonner? NON, l’effroi est la seule émotion juste!

    • Nicolas est encore loin devant. En plus d’assumer les connasseries de Brice, il a les siennes propres à lui qu’il a (genre même niveau international).

  3. Philippe de Thrace

    On pourra te laisser nos trouvailles toute l’année ici même?

  4. Dans le nez l’oscour ? (hum)

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