Archives de Catégorie: Société (tu m'auras pas)

Hep, taxi !

Il n’aura échappé à la sagacité d’aucun d’entre vous que depuis quelques mois ont fleuri à Paris de nombreux services de VTC (véhicules de tourisme avec chauffeurs) proposant une alternative aux taxis : Uber, Snapcar, Chauffeur Privé, Club Chauffeur, Drive, Voitures Jaunes… Ce n’est pas le choix qui manque.

taxi

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Allez gros, ma non troppo

Peut-être aviez-vous comme moi raté la dernière sortie de l’inénarrable Claude Allègre, le dinosaure qui se moquait du mammouth ?

Spécimen rare de scientifique du siècle dernier

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Blog à louer

Comme je suis pas super dispo et/ou inspiré ces jours-ci, je vais louer mon blog à des gens qui n’en ont pas mais veulent s’exprimer.

L’excellent Philippe de Thrace avait une colère à partager et 300 000 euros dont il ne savait que faire et qu’il m’a fait remettre par un petit camion de la Brinks. En échange, j’héberge sa colère. N’hésite pas à me contacter si tu veux en faire de même.

 

Commençons par deux précautions :
Je n’ai aucune haine contre les enfants. je souhaite en avoir un jour pour de vrai, dès que quelques obstacles de la taille de Christine Boutin et du pessimisme de Barbara auront été écartés. Et aussi, je suis un gros marxiste de merde qui considère qu’au fond, être né de tel ou tel et en recevoir un héritage est une injustice scandaleuse. Je sais que Librehomme pense comme moi d’ailleurs.
Une fois ceci établi, je peux vous le dire : être parent rend facho. Non attendez…

ÊTRE PARENT REND FACHO.

Il va falloir que je m’explique. Je fouillais sur le site du Monde, où un chat avait eu lieu sur le thème « La mise à l’écart des élèves perturbateurs est inefficace », avec la participation de Maria Ines, éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse, secrétaire nationale du SNPES-PJJ. Là, convergence entre plusieurs questions émanant de parents d’élèves : “Pouvez-vous m’expliquer l’intérêt scolaire pour mes enfants de côtoyer des délinquants dans leurs classes ? Savez-vous quelle sera la reconnaissance de la société envers mes enfants pour avoir vécu des problèmes qu’une volonté politique leur aura imposés ? “ et plus loin : “N’est-il pas compréhensible que les élèves et les parents, inquiets pour l’avenir de leurs enfants, refusent de payer le prix de soucis sociaux et familiaux dont ils ne sont pas responsables et préfèrent donc que ces enfants très difficiles soient séparés des autres ?”  L’aspect très peu question de ces questions n’est pas le plus difficile à avaler. Et dans les commentaires en dessous, c’est pire. Moi, là, je fais un genre de syncope tellement j’enrage. On dirait que dans ce débat (oui, comme dans bien d’autres) certains, les parents en l’occurance (Diego, c’est ma contribution), se font une joie de se mettre le doigt dans le seul oeil qui n’est pas au bout de leur lorgnette, et c’est écœurant. Si on suit leur raisonnement, la fréquentation des élèves nocifs n’est bonne pour personne, ni pour eux mêmes (ce que la spécialiste intervenante a affirmé plusieurs fois et que personne ne nie), ni pour les autres élèves, la solution est… attends.  On sépare les mauvaises graines des autres, mais on les met avec personne… Bah non rien, c’est à dire le déni et l’aveuglement, faute de l’élimination des fauteurs de troubles. En plus ces braves gens qui ne pensent à l’avenir de leurs bambins qu’avec générosité et espoir (pour eux) ne passent pas loin de l’explication, sûrement faute de l’avoir vu. C’est à pleurer de rire ici : “ les parents (..) refusent de payer le prix de soucis sociaux (…) dont ils ne sont pas responsables” . Si les soucis sociaux sont sociaux, c’est parce qu’ils sont sociaux, en tant qu’ils appellent des explications sociales propres à l’ensemble de la société sociétale. Tas de merde. Petit parent d’élève piteux, tu est partiellement responsable, en tant qu’élément de la société qui produit ces problèmes, des problèmes de ces gamins. Et quand bien même se serait juste de la faute à pas-de-bol, la chance que ça te soit pas arrivé à toi-même devrait de suffire à bien vouloir aider les autres. Pourquoi as-tu moins de mal à admettre ta responsabilité dans le réchauffement climatique ?
Pour répondre sur le site du Monde, il aurait fallu m’abonner pour 6€ par mois, j’ai préféré demander une faveur, mais j’avais besoin de m’exprimer. Car peu de questions me soulèvent le coeur à ce point. Ca me fait penser aux colons israéliens qui, quand on leur parle d’une possible difficulté des palestiniens pour vivre s’ingénient à répondre qu’ils ont peur pour leurs enfants, rapport aux bombes*. Tiens on prend encore les gamins comme justification, c’est pas un hasard. Vous vous rappelez de la républicaine avec les yeux en amande dans les Simpsons? Moi oui. J’en viens à formuler une hypothèse : La civilisation nous enjoint à ravaler l’essentiel de notre égoïsme, la politesse, “tend l’autre joue”, l’idéal républicain, et j’en passe. Dès lors, cet égoïsme retenu ne se déverse-t-il pas dans notre descendance ? Ne sont-ils pas juste le meilleur prétexte pour se distinguer socialement et accumuler le capital social ? Dans la mesure ou le réflexe de ségrégation socio-spatiale individuel (recours au privé, dérogation dans les inscriptions, etc…) pousse à la concentration et à l’aggravation des problèmes sociaux, ne peut on pas reprocher aux parents comme aux banques de privatiser les bénéfices et de mutualiser les pertes ?
On me demandera : N’a-t-on pas le droit d’espérer un avenir radieux pour nos enfants ? Je te répondrai si. Et si c’est au prix d’enfoncer l’avenir d’enfants des autres, je rajouterai qu’on a le droit d’être un sale connard d’égoïste, mais pas vraiment de se faire passer pour celui qui ne pense qu’au bien.

*je sais que j’ai de bonnes chances de me faire allumer. Rienafoutte.

Le Mépris

Aujourd’hui, un facétieux camarade de jeu a posté mon dernier billet sur Facebook, y associant par un tag taquin un ami à lui. Je suis maintenant persuadé que c’était dans la perspective de se repaître d’un bon clash. Message personnel : bingo.

Réaction dudit ami :

je peux savoir pourquoi tu me taggues sur ce truc-là?
Certes j’aime cette chanson, mais ton bloggueur est très précisément de la race des moutons que je méprise et ça me fait chier que mon nom soit désormais numériquement associé au sien…

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Hexagone Reloaded [màj]

Tous les ans, j’oublie. Et tous les ans ça me revient en pleine gueule comme un boomerang.

Tous les ans à la même date, je sors du bureau, je m’engouffre dans la station Charonne (amis stalkers, un indice de géolocalisation de moi je s’est glissé dans cette phrase), et je tombe sur un tas de gerbes. De gerbes de fleurs, ça change des gerbes tout court qui sont toujours un plaisir dans le métro (comme quand tu te fais baiser à chaque fois par les 4 places vides dans le métro plutôt plein, que tu y vas, et qu’il y a une grosse flaque immonde).

« Des gerbes de fleurs, mais pourquoi ? » demanderont en vrac les jeunes pas très attentifs en cours d’histoire, les jeunes victimes des refontes des programmes d’histoire, les jeunes qui n’auront plus d’histoire en terminale, Nadine Morano qui nous a magistralement informé aujourd’hui même que Clemenceau commentait encore l’actualité, les nostalgiques de l’Algérie française qui pensent sans doute que c’est bien fait et qu’il faudrait plutôt pisser sur la plaque, etc.

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Démocrassie

Moi je, dans la vie, j’aime bien la démocratie, même si on sait qu’elle est imparfaite, surtout par le temps qui court. J’aime bien aussi la liberté d’expression, dans les limites fixées par la loi que je trouve assez bonnes. Pas la liberté d’expression Bisounours, hein : j’aime bien la liberté de dire ce qu’on pense, de dire du mal des gens, de dire à des gens qu’on n’est pas d’accord avec eux, et même, tiens, de leur dire qu’on pense que ce qu’ils disent, c’est de la merde, qu’ils doivent avoir une gastro de la bouche pour déverser de pareils torrents de chiasse à longueur d’interventions.

Mais tout le monde n’a pas l’air d’accord. Deux exemples :

1er exemple, bien entendu : Frédéric Lefebvre (oui, je sais, c’est mon dada à moi) : ce grand donneur de leçon, qui n’a rien de mieux à faire que lancer des polémiques stériles sur chaque fait et geste de n’importe quel responsable du PS (dernière en date, vomir mensongèrement sur l’absence de Martine Aubry à une réunion des maires de villes candidates à l’Euro 2016 – Frédo, toi qui reproche constamment au PS de ne rien proposer, tu devrais être content de voir Martine Aubry s’intéresser aux problèmes de fond plutôt qu’au foot, non ?), parce que PERSONNE N’A VOULU DE LUI COMME SECRETAIRE D’ETAT tellement c’est pas possible, et parce qu’il s’est fait piquer son siège de député par André Santini qui avait besoin du manteau d’immunité parlementaire – ce grand donneur de leçons, donc, n’a rien trouvé de mieux que de bannir de ses followers sur Twitter toute personne en désaccord avec lui ou se foutant de sa gueule. Bon, d’accord, je l’avais mis dans une liste « filleperdue_cheveuxgras », mais est-ce que ça justifie de me refuser l’accès à ses oracles ?

Bon l’avantage, c’est que comme il est nul en Twitter, il n’a pas verrouillé l’accès à sa page et je peux quand même aller lire ses déjections, comme

Les Suisses auraient-ils voté tout haut ce que les Français pensent tout bas ?

ou

La relance économique est en marche, n’en déplaise aux socialistes »

Frédéric, tu seras tondu à la Libération. Il faudra une grosse tondeuse très puissante, mais on trouvera. Et je n’ai pas l’habitude d’apprécier les footballers, mais apparemment, Michel Platini est assez d’accord.

Deuxième exemple, et ça va faire un peu doublon avec ça : Eric Zemmour, qui au lieu de gaspiller son talent au Figaro ferait mieux de monter un canard qui s’appellerait « Valeurs moisies d’il y a 150 ans ».

Eric Zemmour, donc, mécontent d’extraits d’interviews (« tronqués », « sortis du contexte ») montés dans le documentaire de Patric Jean, La Domination Masculine, demande au distributeur du film rien moins que l’arrêt immédiat de l’exploitation en salles, soi-disant parce qu’on a déformé ses propos.

Mais Eric, mon petit Eric, toute personne qui a déjà vu ne serait-ce qu’une seule de tes interventions sait que tu es d’une misogynie à toute épreuve, faisant passer David Douillet pour un amateur en la matière ! Alors tu es bien mignon, mais prétendre que l’extrait d’interview dans le film déforme ta pensée est d’une mauvaise foi qui dépasse l’entendement.

La vraie raison de ta demande, ne serait-ce pas, au fond, qu’il t’est insupportable de voir sur les écrans un film dénonçant la domination des hommes et militant pour l’égalité des sexes qui te fait horreur ?

Belle leçon, en tout cas, de démocrassie.

La pomme atteinte du cancer de la connerie

En bon geek que je suis, vous vous en doutez, je suis plutôt un inconditionnel d’Apple. Le constructeur informatique, hein, pas la fille de Gouinette Portemantow.

J’ai un MacbookPro et je l’aime.

J’ai un iPod Touch et je le kiffe.

J’ai un iPhone greffé dans le dedans de l’intérieur de ma main, grâce auquel je peux vous horripiler H24 par mes incessantes interventions et commentaires sur chacun de vos faits et gestes (abnégation de mes Facebook Friends).

Bon, je ne suis pas non plus atteint au dernier degré, je ne fais pas partie des ahurissants individus qui ont passé la nuit devant l’Apple Store du Louvre pour être les premiers à pénétrer le saint des saints, et je n’y suis même pas allé depuis, conservant une relative sanité d’esprit malgré tout ce qu’on peut en dire et en croire.

Mais aujourd’hui, je découvre avec horreur et consternation la vraie de vraie raison pour laquelle il manque un bout à la pomme. C’est pas Blanche-Neige qui a croqué dedans, et la légende du mathématicien gay fou de ladite princesse a vécu.

C’est désormais certain, si quelqu’un a croqué dans la pomme, c’est un crabe. Apple vient de faire l’éclatante démonstration que la firme était atteinte du cancer de la connerie, mal qui ronge nombre de nos amis américains, en particulier dès qu’on aborde les sujets générateurs de guerre civile, comme l’avortement, la couverture santé ou… la cigarette.

Les faits ? Plusieurs utilisateurs de Mac ont indiqué qu’Apple leur avait refusé de faire jouer la garantie sur leurs ordinateurs chéris en panne, sous le prétexte qu’ils avaient été utilisés dans un environnement tabagique. Ouatze-fouquine-fuque, say it again please ???

Fumeurs accros à votre Mac, c’est pour vous, je vous le redis : Apple a refusé de réparer des Mac sous garanties parce qu’on avait fumé autour. Est-ce à dire que la fumée serait nocive aussi pour les petits poumons des ordis, donneraient des cancers de la carte-mère ou provoqueraient des AVC de la carte-son ? Pas du tout. C’est beaucoup plus profondément débile que ça :

  • Ton ordinateur est exposé à la fumée de cigarette, ce mal suprême
  • De la nicotine se dépose dessus / dedans.
  • Du coup, le réparateur qui vit de pommes et d’eau fraîche se trouve « exposé » à la nicotine quand il manipule ton Mac.
  • Or la nicotine c’est méchant pas beau, la preuve c’est classé comme substance toxique par l’Occupational Safety and Health Administration, qui veille à la sécurité des bons Américains au travail.
  • Exposer tes salariés à de la nicotine, même déposée dans un ordi par la fumée, c’est donc mal.
  • Tu es gentil de te mettre ta garantie au cul (alors qu’il n’y a strictement pas de clause relative au tabac dans ladite garantie, bien entendu).

Encore un bel exemple de l’hystérie maladive des militants du nonfumisme, qui ne sont jamais rassasiés de leurs pathétiques victoires.