Wauquiez et les déporte-parole des Français

Ainsi donc, Laurent Wauquiez persiste et signe, justifiant sa position sur « le cancer de l’assistanat » par la bonne vieille excuse des populistes de tout poil (et surtout des populistes menacés de se retrouver à poil) : « Je dis tout haut ce que les Français pensent tout bas ».

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La tumeur pas très maligne de Laurent Wauquiez

Le fait que les déclarations tonitruantes de Laurent Wauquiez sur l’assistanat provoquent un tollé n’est en rien une surprise : on se trouve là dans un champ dialectique des plus emblématiques de l’affrontement gauche-droite, sur lequel les positions sont irréconciliables.

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Forçat de l’info, really ?

Depuis quelques semaines, le débat agite blogosphère et twittosphère (tempête dans un verre d’eau, donc) : les sites d’info qui se nourrissent de blogs sont-ils de gros salauds s’en mettant plein les fouilles au détriment de gogo-blogueurs se laissant naïvement et égotiquement enivrer de la visibilité que leur offre la publication sur de tels sites ?

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L’assassin habite au 21 avril

Vous vous souvenez sans doute du sondage coup de tonnerre plaçant Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle, publié il y a quelques semaines par le Parisien et réalisé par Harris Interactive, sous la houlette (la roulette ?) de Jean-Daniel Lévy, directeur du département Opinion nouvellement créé de cet institut spécialisé dans les panels en ligne.
J’avais, à l’époque, fait part de mes profondes réserves sur la méthode et les résultats de ce sondage (comme l’avaient fait dans une violence inédite les confrères d’Harris, d’habitude si prompts à se défendre mutuellement quand la fiabilité de leurs enquêtes est mise en doute).

Incroyable DSK

Hier, le même duo média-institut a publié une nouvelle vague d’intentions de vote, donnant cette fois des résultats extrêmement proches de ceux des autres instituts, ce qui, paradoxalement, aurait dû déclencher une polémique tout aussi vive.
Comme je l’expliquais à l’époque, les sondages, pris individuellement, doivent être maniés avec précaution quant aux chiffres précis qu’ils donnent (tout simplement parce qu’on ne peut pas donner de chiffres précis, tout échantillon comportant une marge d’erreur), mais l’interprétation des tendances (à l’échelle de tous les instituts, par exemple) et des évolutions d’une vague sur l’autre en constitue le principal intérêt.

Ce qui me pose un sérieux problème avec cette nouvelle édition est justement là : les nouveaux chiffres d’Harris rejoignent miraculeusement le consensus établi par tous les autres instituts, qui donnent inlassablement DSK aux alentours de 30% quand HI le trouvait à 23.
DSK fait donc +7 points en un mois, alors qu’il n’a rien fait d’autre que manger des très gros steaks sur Canal+, et qu’il n’a rien dit non plus pendant cette période.

+7, dans une intention de vote, c’est un fait majeur qui devrait être analysé et commenté en long et large. Mais tant dans l’analyse que fait Harris du sondage sur son site que dans le document de synthèse que l’institut publie, RIEN. Pas un mot sur ce phénomène surnaturel. Pas un chiffre non plus, l’institut ne faisant jamais référence aux résultats de la vague précédente, pourtant son seul point de référence.
Surpris par cette absence de commentaire sur cet élément clé – qui est pour moi une preuve supplémentaire de l’inanité du premier sondage et une confirmation que le Parisien et Harris ont voulu faire un « coup » – j’ai interpellé Jean-Daniel Lévy sur Twitter, afin qu’il daigne fournir une analyse de cette évolution du score de DSK (ce qui constitue le service minimum : je n’ose imaginer ce que penserait un de mes clients si je lui présentais une telle progression dans un baromètre quelconque sans fournir des pistes d’explication).

Sa réponse, sur-réaliste : « Creux rencontré après sortie à Paris. Aujourd’hui vu comme capable d’éliminer N. Sarkozy dès le premier tour »
On apprend donc que la sortie parisienne de DSK, largement décrite par la presse comme un succès et une opération de com’ rondement menée, a été un échec cuisant qui l’aurait fait chuter de 7 points dans les sondages par rapport à son étiage d’alors dans l’ensemble des enquêtes.

Et que les gens se sont depuis rendu compte qu’en votant pour lui, ils élimineraient Sarkozy au 1er tour – alors qu’aucun candidat n’a bien entendu cette faculté, puisque c’est l’offre politique globale et les forces et faiblesses de l’ensemble des candidats qui aboutissent à la qualification des deux premiers.
Si l’on en croit les résultats des autres configurations testées, Martine Aubry et François Hollande sont aussi « vus comme capables d’éliminer Sarkozy dès le premier tour ». Ils ne font pas 30% pour autant.

Devant cette tentative de faire comme si de rien n’était, et l’indigence de cette argumentation qu’il faut aller quémander, je vous recommande chaudement de vous reporter sur les enquêtes d’autres instituts (et je précise ici que si je travaille dans le secteur, je ne suis en rien concurrent direct de Harris et de M. Lévy, et que mes propos, qui n’engagent que moi et reflètent mon opinion personnelle, ne sont pas dictés par de sombres objectifs).

[postant de mon iPhone, je ne peux pas mettre des jolis liens. Cherchez mon article « Coup de sonde » et allez sur le site d’Harris voir leur analyse si ça vous intéresse !)

La prime : à la casse !

Aujourd’hui au menu, un peu de fiction.

Nous sommes le 5 avril, et Martine Aubry présente – enfin – le projet du Parti Socialiste pour 2012. Elle égrène les propositions de Solférino, suscitant peu de remous, compte-tenu des éléments ayant fuité les jours précédents, quand soudain, à la rubrique économie et pouvoir d’achat, une mesure phare résonne dans la salle : « Nous obligerons les entreprises qui versent des dividendes à verser à leurs salariés une prime de 1.000 € ».

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Allez gros, ma non troppo

Peut-être aviez-vous comme moi raté la dernière sortie de l’inénarrable Claude Allègre, le dinosaure qui se moquait du mammouth ?

Spécimen rare de scientifique du siècle dernier

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Buisson Ardent

Malgré les dénégations ahurissantes de Frédéric Lefebvre ou Eric Zemmour entendues ce week-end, les deux affirmant sans rire qu’il « n’y a pas de droitisation de l’UMP » ces derniers temps, vous aurez noté combien la décomplexion chère à Nicolas Sarkozy prend ces jours-ci une ampleur sans précédent, le Président et ses proches entonnant sans aucune pudeur les refrains du Front National, dans une course vers le mur proprement stupéfiante.

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