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Time flies, but time is on my side

Moi je, en ce début 2010, je ne prononcerai pas de vœu pour le monde ni pour ses constituants, chacun n’étant jamais mieux servi que par soi-même.

Je n’énoncerai pas non plus de best of péremptoire de la décennie passée, j’en suis bien incapable puisqu’avec la modération qui me caractérise, je suis capable de citer 12 meilleurs morceaux du monde en 1h20, 4 meilleurs livres de tous les temps en 7 minutes 28, 17 meilleurs films du monde en 1 journée.

Je me contenterai donc de vous dire ce que je me suis dit tout à l’heure en rentrant du ski (une excelllllllente journée de ski dans une neige de rêve), alors que j’opérai en tant que DJ privé de Laguna (une prestation d’exception que j’ajouterai cette année à mon catalogue, me consulter pour les tarifs) : dans les années 2000, une des plus grandes révélations qui m’aient été faites en termes de musicalitude, c’est quand même le merveilleux premier album d’Arcade Fire, Funeral. Pas le meilleur album du monde ou de la décennie, non, mais j’aime toujours à célébrer l’arrivée d’un groupe ou d’un artiste qui fait preuve d’une qualité rare : avoir un son à soi, que l’on reconnaît entre 1000 dès les premières notes de n’importe quel morceau. Et mine de rien, il n’y en a pas des dizaines, des gens qui entrent dans cette catégorie.

Autre signe incontestable de leur talent, Dieu en personne ne s’y est pas trompé, qui s’est empressé de chanter avec eux lors d’un mini-concert fort séduisant.

Pour le reste, si je dois citer un objet, ce sera sans surprise la prolongation de ma main qu’est devenu mon iPhone, et qui me fait me demander chaque jour comment j’ai pu vivre tant d’années sans avoir tout le web au creux de ma main.

Si je dois citer un film, et ben j’en citerai plusieurs parce que c’est impossible et parce que je fais ce que je veux : In the Mood for Love, Match Point, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Sur mes Lèvres & Un Prophète & De Battre, la Trilogie de Belvaux pour l’ambition et l’intelligence du projet, Un Conte de Noël, et puis les Chansons d’Amour parce que j’aime tellement qu’on me rejoue Peau d’Ane et que ça n’ait pas l’air de Notre-Dame de Paris.

Si je dois citer un livre, j’en citerai 2 français, Univers, Univers de Régis Jauffret et Asiles de Fous, de… Régis Jauffret. Je l’ai déjà dit, ce type a une langue incroyable, d’une précision et d’une froideur de scalpel, et reste à ce jour le seul écrivain que j’aie lu à être capable de vous faire comprendre en une phrase la totalité de la vie d’une personne. Et 2 américains avec Mac dedans, pour l’équilibre, La Belle Vie de Jay McInerney, et La Route de Cormac McCarthy, tous deux déjà évoqués là.

Si je dois citer des gens, ce seront naturellement mes vieux compagnons de route qui se reconnaîtront, et puis tous mes amis plus ou moins virtuels, parce que j’adore de plus en plus le concept de rencontrer des gens par le biais de ce blog, de Facebook et de Twitter, d’échanger avec des gens plus ou moins lointains et de se découvrir tant de points communs, passions, haines et façons de les exprimer, et de se sentir amis sans s’être jamais vus, et de se rencontrer un jour IRL, ou pas.

Finalement, je constate que si je déteste plein de trucs, ben j’en aime aussi plein, et si j’aime pas, mais alors pas du tout les gens, j’en adore certains. Serai-je Human After All, comme disaient les autres ?

Break

Je pars une semaine dans un endroit où la pointe de la technologie est représentée par un Minitel 1 et un discman de 12 kilos.

Même pas branché, le Minitel, vous ne devriez donc pas beaucoup avoir de nouvelles de moi par ici.

On se voit en 2010 les gens hein.

Pour la route qui nous y conduit, un petit peu de musique. Un truc pour calmer mon melon, tiens, qui me remette un peu à ma place.

Bonne orgie finale.