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(qui m’)excite music (for a film)

Aujourd’hui, entre deux débordements (rentrer de Bruxelles avec Ripit00 après notre rencontreIRL-livraison de Macbook avec Henri, checker la terrine, filer retrouver des gens plein de chaleur pour manger des trucs bons en écoutant des disques bien, rentrer épuisé mais ravi), j’ai créé mon premier Pearltree.

Un Pearltree, c’est un arbre de perles (ouais je parle hyper bien anglais, je sais, laisse) dans lesquelles tu mets ce que tu veux, comme tu veux, quand t’as envie. Ca permet de stocker des contenus web, par thème, avec l’arborescence de ton choix, selon la configuration des méandres plus ou moins tordues de ton cerveau malade. (là t’as super méga intérêt à lire la suite, parce que je veux pas éventer le truc mais y a un énorme scoop international sur Yves Jégo).

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Scoop

Aujourd’hui, je vous annonce une grande décision : j’ai décidé de me lancer dans le journalisme d’investigation. Longuement murie depuis 4h12, cette décision a été motivée par la formidable soirée d’hier soir, que j’ai passée en compagnie de Jean Sarkozy.
C’est une histoire incroyable.
Obéissant à l’injonction du Juif que j’ai failli gagner avant de me faire très bien coiffer sur le poteau, celui de C’est la Gêne, je me suis rendu au cinéma pour voir le vendu comme sublime et confirmé comme tel Mary & Max (foncez, les gens, c’est vraiment magnifique), un film réalisé par Jean Sarkozy, avec Jean Sarkozy déguisé en personnage en pâte à modeler.
A ma sortie du film, encore sous le coup de l’émotion, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur Jean Sarkozy, venu à la rencontre de son public avec la discrétion qui le caractérise. Submergé par la magie de son film, je n’ai pu résister au plaisir d’aller le féliciter pour son immense talent dans tous les domaines. Jean Sarkozy, trop sympa, me propose alors d’aller en discuter autour d’un drink, dans un bar du quartier qu’il se trouve avoir créé entre deux cours de droit(e).
Nous voici donc attablés dans ce sympathique établissement, et lancés dans une conversation à bâtons rompus sur le talent, tout juste interrompus par la prévenance de Jean Sarkozy, qui s’occupait avec tact et discrétion de notre table entre deux interprétations magistrales de Michel Sardou en karaoke humain (Jean Sarkozy faisait lui-même l’orchestre, en plus des voix, c’était très impressionnant).
Inévitablement, la conversation a dérivé à un moment sur l’incroyable scandale sans le moindre fondement sur le prétendu piston dont ce talentueux jeune homme bénéficierait, sur son odieux procès en incompétence et les accusations extravagantes d’inexpérience proférées par ce que nous convînmes d’appeler la vermine communiste.
C’est là que Jean Sarkozy donna une nouvelle orientation à ma vie, en me faisant la confidence incroyable que je m’apprête à relayer ici, dans cet article qui marquera l’histoire : « Nicolas Sarkozy n’est pas mon père. Je suis mon propre père ».
Quelque peu abasourdi, il me fallut quelques minutes pour comprendre à quel point cette information capitale qui m’était confiée témoignait d’une confiance inouïe en mon intégrité, et raisonnait comme une mission divine qui m’était allouée : rétablir la vérité, laver l’honneur bafoué de Jean Sarkozy, et humilier les comploteurs staliniens. Car vous en conviendrez, à la lumière de cette révélation, leur théorie s’écroule comme un château de cartes platinium.
Jean Sarkozy ne peut bénéficier d’un quelconque népotisme, étant son propre créateur. Fermez le ban, et circulez, maintenant.

Attentisme

Il y a quelques années, pas mal d’années en fait, ma best oldest friend fit la rencontre d’un jeune artiste new-yorkais, du nom de Ken Webb. Au nombre de ses talents et achievements figure ce court-métrage, que j’avais adoré à l’époque, et auquel j’ai repensé cette semaine, ayant le sentiment que beaucoup de gens autour de moi attendaient beaucoup de choses (bon, particulièrement un qui attendait quelqu’un qui est enfin arrivé, bienvenue little Marie – désolé je ne peux pas écrire le mot français correspondant à little juste devant le prénom Marie, c’est au-dessus de mes forces, ça me vrille le crâne comme si je prenais un coup de sarbac… euh, non plus).
Magie de l’Internet, deux secondes plus tard, je suis devant… et c’est toujours aussi bien…

Bonne semaine, les gens.

Place à la Concorde

Quand tout concorde, un immense livre devient un grand film, avec des acteurs magistraux (Ellen Burstyn forever), accompagné d’une grande musique.

 

=

Ne manque plus que la patate, que je vous recommande d’aller chercher ailleurs, en l’occurrence.

Le coup de la panne

Oui bon je sais, ça fait 4 jours qu’il ne se passe rien, et c’est un record.
Mes stats de fréquentation s’écroulent, purée juste au moment où je comptais me vendre des millions de dollars au grand capital, paf, relâchement, pif, effondrement, et poum, dans ton cul les millions.
Mais bon voilà, je suis tombé en panne. Pas de voiture. Pas d’Internet. Pas d’électricité, non. En panne de jus. Dedans l’intérieur de moi je.
J’ai passé tout mon temps éveillé à dormir. Et du coup, ben pas de pulsion de partage, pas de morceau prenant ma tête d’assaut (enfin si y en a eu, mais dont je me serais passé, comme hier quand un plombier s’est mis à chanter « emmène-moi danser ce soir » juste sous mes oreilles pendant que je fumais tranquillement ma clope).
Bon et puis là, regain de forme. Envie de balancer. Mais pas mon nécessaire avec moi. Alors je vais garder pour plus tard deux ou trois choses que j’ai sous le coude et dans les pieds qui en connaissent tous les pas.
Et vous proposer de revoir ensemble un beau et bon film, fait de belles chansons d’amour, de tristesse, de rebond, de légèreté, de désespoir, de vie.

Revenez, les millions de dollars !

Non, non, rien n’a changé

Bon OK je suis pas vraiment au top du timing ni de la tendance sur ce coup-là. Mais bon.
Souvenez-vous, la veille de Noël, je vous entretenais d’un magnifique conte, l’inusable Peau d’Ane avec Catherine Deneuve. Si si, c’était là.
Et comme le monde tourne sur lui-même et que les boucles souvent se bouclent, je viens d’aller voir, enfin… Un Conte de Noël, avec la même, quelque 40 ans plus tard.

Et me voici devant vous, tout retourné par la beauté de ce film.
Catherine est toujours aussi belle, aussi grâcieuse, aussi mythique, un peu plus méchante, mais tellement grande… Mathieu Amalric est renversant, Emmanuelle Devos est belle et charmante, et tous les autres sont au diapason. Moins de collants rouges, moins de pipes en cachette (quoique), une autre forme de beauté, mais une très belle beauté.
Desplechin est grand, et moi je, je suis heureux.

Féérie de saison

On est tous d’accord : la situation mérite attention…

Mon enfant, on n’épouse jamais ses parents
Vous aimez votre père je comprends
Quelles que soient vos raisons
Quels que soient pour lui vos sentiments

Mon enfant, on n’épouse pas plus sa maman
On dit que traditionnellement
Des questions de culture et de législature décidèrent en leur temps
Qu’on ne mariait pas les filles avec leur papa

Un prince, une bergère peuvent bien s’accorder quelquefois
Mais une fille et son père c’est ma foi
Un échec assuré, une progéniture altérée

Mon enfant, il vous fout oublier à présent
Ces fantasmes démoralisants
Et vous rencontrerez un charmant va-nu-pieds ou un prince mendiant
Mais de grâce, oubliez cet hymen insensé

Mon enfant, la vie vous offrira ses présents
Mais il vous faudra auparavant
Vous conformer au plan que j’ai conçu pour vous savamment

Mon enfant, ne craignez pas les égarements
Je vais vous éclairer brillamment
Je vais vous protéger, j’ai pour vous un chemin par mes soins tout tracé
Mais de grâce, écoutez, j’ai tout mani-gan-cé
(J. Demy / M. Legrand)

Joyeux Noël à tous.