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Improbabilité

L’improbabilité, en diegosanien (une langue dont je vous entretiendrai bientôt, dès que j’aurai fini de définir les verbes enchapiner et diégoputer), ne désigne pas seulement ce qui est peu probable, au sens premier du terme donc, mais également ce qui bien que totalement et indubitablement réel, est tout bonnement au-delà de l’entendement. Si ça n’était pas déjà pris, on pourrait appeler ça de la gêne, l’improbabilité étant une forme d’embarras.

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous une grosse improbabilité de type magique, qui a pris la forme d’un danseur. Sans doute le danseur le plus improbable de l’histoire de la danse (et de celle de l’improbabilité, aussi). Ce danseur semble totalement égaré sur ce plateau de télévision où se produit l’immense Donna Summer que j’aime, accompagnée d’une troupe de danseuses toutes pailletées comme il se doit, dans la plus pure tradition disco. Quand soudain, la silhouette blanche et moulée à la louche d’un grand échalas (vous aurez noté la double allitération en che et le) apparaît sur l’écran.

Instant de doute : il ne cadre pas du tout dans le tableau. S’agit-il d’une manifestation intempestive d’intermittents du spectacle (vous savez ces grosses feignasses qui en branlent pas une et vivent d’un régime de chômage outrageusement avantageux et nous gâchent tous les ans la merveilleuse cérémonie des César, pour plus d’info envoyez un mail à feignasses@ump.france.fr.delafrance.fr en indiquant « intermittent » en objet – sans quoi on pourrait vous répondre sur les feignasses d’mmigrés polygames qui touchent jusqu’à plusieurs millions d’euros d’allocations familiales pendant que vous vous levez à l’aube à cause des grèves de ces privliégiés de conducteurs de RER pour aller travailler plus pour gagner plus – ce qui est tout autant scandaleux mais n’est pas votre question) ? D’un spectateur un peu trop enflammé ? D’un gag du Saturday Night Live ?

Et puis après quelques secondes, on s’aperçoit qu’il connaît quand même vachement bien la choré, que Donna n’a pas le moins du monde l’air choqué et continue le show, que la  sécurité n’intervient pas, et on doit se rendre à l’inévidente évidence : l’endive fait partie du pestacle.

Il ne reste plus qu’à apprécier cet immense danseur dans cet intense moment d’improbabilité. Chaque seconde. Jusqu’à la fin.

PS : Merci à celle qui m’a fait découvrir ce chef-d’œuvre, qui se reconnaîtra (et qui me doit 100 euros d’ailleurs).

Danceflooresque, Irrésistible, Sublime, Crocrobien, Ohlala

Perso, cette bombe glanée sur un mur, ben je m’en remets pas.

Coupé de le monde

Bonjour les amis, je tiens à vous rassurer, je suis toujours de ce monde… Mais privé de wifi à Calvi, les généreux voisins qui m’alimentaient cet été ayant apparemment fermé les vannes pour l’hiver… Entretenant heureusement d’excellentes relations avec une honorable famille de l’hôtellerie calvaise (mica nomu), je parviens cependant à vous donner signe de vie et signe de disco. De quoi remuer son boule tout drapé de lamé demain soir…