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Rebuts de presse, vol.2

Bon, je crois qu’on est d’accord : Rebuts de presse a toutes les qualités pour devenir une rubrique récurrente. Il est en effet important, dans la déferlante ahurissante d’informations, et devant l’incapacité chronique des médias à hiérarchiser et mettre en avant les infos vraiment importantes (celles qui font tomber de sa chaise), que moi je j’intervienne.

Ce volume 2 va commencer par une frustration, celle de m’être fait brillamment piquer par une tapette de grande qualité et vive sur la balle les merveilleuses excuses de Louis Nicollin. C’est malheureusement le risque d’une chronique qui se veut compilatoire, et doit donc laisser s’accumuler au fil des jours les couches de merde que le génie humain déverse sur la tartine de la vie.

Mais bon, je vais me refaire, on n’est que mardi et j’ai déjà halluciné 22 fois, à tel point que je ne sais moi-même que choisir.

A n’en pas douter, l’info clé de la semaine réside cependant dans la parution prochaine des mémoires d’Andre Agassi, et surtout dans la remarquable campagne de teasing qui la précède, l’éditeur nous distillant jour après jour de faramineux scoops supposés nous mettre l’eau à la bouche.

Acte 1, Andre a consommé de la drogue (OMG), et s’en est sorti en blâmant son assistant, dont tout le monde savait dans le milieu qu’il était défoncé au dernier degré. Père fondateur de la doctrine de l’insu du plein gré, dite doctrine des deux Richard, Andre a donc prétendu avoir bu par mégarde un soda dans lequel son junkie de porte-raquettes avait dissous ses pilules roses. Et naturellement, les autorités compétentes ont jeté l’éponge (c’est cool, la vie de sportif de haut niveau. N’essaie pas de faire la même chose à la maison, tu risques de te faire baiser très fort).

Acte 2, et c’est là qu’on atteint les sommets, la révélation la plus hilarante et invraisemblable de l’histoire des révélations : Andre Agassi, angoissé par la chute de sa somptueuse crinière, portait une perruque !

Un petit rappel s’impose, il portait une perruque pour ressembler à ça :

!!!!!!!!!!!!!!!

Je vous rappelle par ailleurs que la moitié inférieure de cette personne, pendant ce temps-là, arborait fièrement un short en jean neige dont dépassait un cycliste rose fluo – que je ne reproduirai pas ici par respect de vos nerfs optiques (et surtout parce que j’ai besoin de vos nerfs optiques pour avoir des lecteurs).

Andre portant une perruque, c’est donc un peu comme si je me faisais faire un dentier pour avoir une dent sur deux noire, et une dent sur deux absente.

J’attends avec impatience la prochaine révélation. Je ne vois qu’un truc capable de rivaliser avec ça, c’est s’il nous apprenait que Steffi Graf s’était fait refaire le pif pour aboutir au résultat qu’on connaît.

Mon deuxième champion de la semaine, c’est Henri Guaino. Parce que bon, c’est bien joli de toujours se faire cette pauvre créature sans défense de Frédéric Lefebvre, mais Henri, il vaut aussi son pesant de cacahuètes périmées. Franchement, le mec qui, au 21e siècle, dit un truc plus moisi qu’Henri Guaino au meilleur de sa forme, je lui offre son poids en boulettes de naphtaline.

Cette semaine, Henri Guaino est intervenu (parce qu’il a bien senti que ses lumières nous faisaient cruellement défaut) sur la question du grand emprunt du petit président qui va sauver la Nation en péril. Estimant que celui-ci relève d’un choix « politique et non technique » (jusque-là, oui d’accord), Henri nous affirme qu’il faut défoncer les compteurs, et faire un très très très gros emprunt même sans avoir la queue d’une idée de ce qu’on va foutre du pognon, et que personne ne peut prouver « scientifiquement » que 30 milliards c’est mieux que 50 ou 100.

Donc, si je te suis bien, on va tirer le chiffre aux dés, parce que c’est quand même mieux que d’avoir des projets à financer dont on aurait vaguement estimé le coût ? C’est vachement rassurant. Et c’est sans doute la garantie que cet argent sera utilisé à bon escient. Faites pareil pour le budget les gars, au lieu de vous emmerder à faire des projets de loi compliqués. Ah ? On me signale que c’est comme ça que vous faites, au temps pour moi.

Troisième champion, la gluante entité détentrice du honteux portefeuille. Apparemment, son débat sur l’Identité Nationale démarre sous les meilleures auspices, rue89 rapportant de nombreux cas de modération par le vide de tout commentaire remettant en cause la démarche, même en termes courtois.

Sombre entité, ma contribution n’ayant aucune chance d’être publiée chez toi, je la poste ici : si l’identité nationale a un quelconque rapport avec ta gueule, merci de m’indiquer au plus vite les modalités pour être expulsé vers l’Afghanistan.

Alors, noir c’est noir ?

Pas tout à fait, il est encore des raisons d’espérer un monde meilleur :

  • En lisant la brillante analyse de Michel Rocard sur le fameux débat sur l’identité nationale (pour Noël, je veux un AVC soigné en Inde, s’il vous plaît)
  • En constatant que des milliers d’adhérents UMP ouvrent les yeux et rendent leur carte, écœurés par certaines dérives de leur chef autrefois idolâtré. Ca sent mauvais pour XB aka Tulius Detritus, qui après avoir promis 500 000 adhérents en 2012, a dû retirer en catastrophe le compteur d’adhérents autrefois fièrement planté sur la home du parti frère du PC Chinois – je ne m’en lasse pas – comme ça peut-être que Nicolas ne verra rien.
  • En se disant que, en dernier recours, la justice européenne tient la mer : elle vient par exemple de donner raison à une Italienne qui réclamait que ses enfants ne bouffent pas de crucifix à l’école publique. On notera toutefois que pour que l’Italie nous fasse plaisir autrement qu’avec un plat de pâtes, il faut l’aider un peu.
  • En regardant Willem dessiner :

willem

NB : idée cadeau pour Diego, un original de Willem, je l’aime.

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Métaphoire©

Ce matin, quelle joie, à peine réveillé, de découvrir la nouvelle livraison de mon idole ultime, l’innénorrible Frédéric Lefebvre.

Frédéric revenait aujourd’hui sur la fronde de quelques sénateurs UMP (oui je sais, ces mots semblent étranges lorsqu’ils sont accolés), résolus à s’opposer à la réforme de la taxe professionnelle (plus connue sous le nom de casse du siècle). Frédéric, pour souligner la détermination de l’UMP et du gouvernement à aller jusqu’au bout, se dit qu’il serait de bon ton de recourir à une métaphore sportive, histoire d’être sûr que le dernier des ploucs le comprenne malgré son génie luminescent.

Sauf que, mon Frédéric, une métaphore sportive, ça fonctionne quand ça parle d’un sport qui existe. Sinon, ça devient une métaphore foireuse, autrement dit une métaphoire.

En l’occurrence :

« Pour réussir la deuxième mi-temps, il ne faut surtout pas changer de braquet » est une métaphoire à plusieurs titres.

D’abord parce que le cyclisme ne se joue pas en deux mi-temps, et les vélos ne sont pas autorisés au football (bien qu’on y fasse parfois ds bicyclettes, d’où peut-être ta confusion) ni au rugby.

Ensuite parce que changer de braquet, justement, ça peut aider à surmonter les obstacles.

Rebondissant sur cette merveille de non-sens (qui revient à une stupidité pour toute personne non membre des Monty Python), je me propose de lancer ici un grand concours de métaphoires.

Soumettez vos métaphoires en commentaire, y a moyen de rigoler. Premier exemple, fourni par mon éminent collègue de la Cogip Jules : « C’est dans la mêlée qu’il faut savoir hisser la grand-voile ». Vous noterez avec quel à-propos Jules à évité d’utiliser le terme « foc » dans une métaphore rugbystique, ce qui aurait pu se révéler dangereux pour son intégrité physique.

Machiavalérie

Les amis, ce soir, en exclusivité mondiale, je suis en mesure de révéler au monde la stratégie imparable mise en place par Valérie Pécresse pour ravir l’Ile-de-France à la vermine socialo-communiste qui l’épuise et l’ankylose depuis trop longtemps, dans ce que les livres d’histoire retiendront sans aucun doute comme « le Printemps de la région capitale ».
Ce jeu de billard à 73 bandes ne repose pas, comme on pourrait naïvement le croire, (que) sur une subtile composition de listes pleines de têtes d’affiche glamour et au CV blanc comme neige sur une nationale après le passage de 36 poids lourds (André Santini aka le Guide d’Issy-les-Moules, Madame Aeschlimann parce que Monsieur est inéligible, Rama Yade chez les Keubla…).
Il ne repose pas (que) sur un ambitieux programme et un bilan sans concession de l’immobilisme des dangereux trotskystes qui règnent sans partage sur le Conseil Régional, associés en crime avec le Maire de Paris et les Présidents de Conseils généraux de gauche.
Il ne repose pas (que) sur un superbe phishing du compte politique des Verts, bien que les scènes de distribution de tracts par Valérie au cri de « pour l’écologie en Ile de France » soient tout à fait splendides (si si, c’est bien ça qu’elle dit aux gens qui ne la reconnaissent pas et refusent ses tracts – mater à partir de 2’40 », c’est un délice).
Il ne repose pas (que) sur son merveilleux bilan de Ministre, et c’est vraiment dommage.
Il ne repose pas (que) sur son air perpétuellement excédé et condescendant lors de tout débat ou interview.

Rien de tout cela, c’est beaucoup plus pervers et efficace. Valérie vient d’inventer la campagne électorale prénominale, et ça va certainement casser la Barack, bien qu’elle n’ait a priori pas piqué le concept à Obama, avec qui ça aurait pas marché fort fort.

Quel est le principe de la campagne prénominale, vous demandez-vous ? C’est très simple. Il s’agit de commencer par mobiliser tes homoprénymes, avant de faire tâche d’huile, boule de neige, avalanche et si tout va bien, tsunami dans les urnes.
Démonstration :

1ere étape, création d’un groupe de supporters par affinités prénominales : les Valérie avec Valérie. Les Jean-Paul avec Jean-Paul ça a moins de gueule parce que les JP c’est quand même vachement moins « super sympa, discret et drôle à la fois », mais ça pourrait marcher si on voulait.

Là, un mouvement massif de toutes les Valoche d’IDF se produit, c’est limite l’émeute, elles placent toutes leur intelligence dans l’idée-force qui est « tiens, si je votais pour elle parce qu’elle a le même prénom que moi, trop bien ! ».

2e étape : les hordes de Valoche, c’est bien le diable si elles n’ont pas toutes dans leur entourage une Sylvie. Paf, première tâche d’huile, les Valérie recrutent leurs Sylvie au profit de la cause. Des Sylvie, on passe aux Corinne, des Corinne aux Stéphanie*, des Stéphanie aux Chantal, et à la fin, toutes les blondes de la région sont conquises, et Valérie règne sur l’Ile de France, son budget pharaonique, le dossier brûlant des transports, etc.

Il est pas magistral ce plan ? Bon, pour le moment, ça décolle pas dingue dingue si j’en crois les détail du groupe des VaV :

Aucune actu, aucun événement, et seulement 7 membres dont au moins 2 n’ont pas vraiment l’air de s’appeler Valérie. Mais bon, ça a quand même radiné la section MPF de Groslay, et ça c’est pas rien.
Moi je, je trouve que c’est un dossier à suivre de TRES près.

* le prénom a été modifié

Radeau commun MAJ

Je suis tombé des femmes à poil nues cet après-midi, en découvrant le nouveau concept de site Internet mijoté par des gens sans doute sympathiques, et qui entend répondre à un problème bien connu des bandes de potes : le recouvrement des promesses de dons de cadeaux communs, dans le cadre des Jeanpierrethons d’anniversaire, des Jacquelinethon de pots de départ (Sylvie, tu ne devrais pas prendre un troisième kir, tu vas être un peu pompette – ou alors reprends des Curly, plein), ou encore des félicitathons de fiançailles (tiens David Chevalmotte, je te dois des thunes / oui je sais Nadine, on n’offre pas de cadeau pour les fiançailles).
Certes, étant moi-même depuis longtemps le grand argentier de ma bande dans nombre d’occasions – en raison de mon immense fortune personnelle sur laquelle je préfère rester discret – je connais bien la relouïtude de ce dossier. Entre :
– le temps que tu y passes
– le fait de passer pour un rat parce que tu réclames dix fois 10 euros à quelqu’un qui crache pas, et qui ne réalise pas bien qu’en fait 50 personnes qui te doivent 10, 20, 30 euros, ben ça fait tout de suite de la thune quand même
– l’exaspération de voir que ce sont toujours les mêmes qui ont oublié leur chéquier et ne savent pas faire un virement sur le net parce qu’ils habitent en 1982, ou ne peuvent pas car ils ont leur compte à la Société Albanaise de Crédit…
– les couples qui sont tellement fusionnels qu’ils mettent le prix d’une personne seule
– ceux qui participent-pas-parce-que-tu-comprends-c’est-trop-ma-meilleure-copine-alors-je-fais-un-cadeau-perso (qui se révèle généralement être une chouette en macramé retrouvée dans ses archives de colonie de vacances, tellement c’est trop ta meilleure copine indeed)
– ad lib
Le seul truc supportable dans tout ça, parce que c’est une donnée de base établie de toute éternité et parce que c’est comme ça que tu l’aimes, c’est que ta meilleure copine te paiera en 63 fois sans frais à partir de dans deux ans, en même temps que les 4700 euros qu’elle te doit par ailleurs, parce que elle sait pas comment mais elle est encore à découvert de 3 mois de salaire le lendemain de son jour de paie (toute ressemblance avec Kekilia serait vraiment la preuve de votre odieux mauvais esprit).

L’idée donc, bien qu’elle soit peu développée pour le moment sur la home du site en question, encore en chantier, c’est donc de coller dans les pattes à tout ce beau monde un site qui s’occupe de récupérer le pognon à ta place.

Je leur laisse le bénéfice du doute, mais quand même :
1. Le slogan « les bons comptes font les bons amis », c’est pas très 2009, pour être sympa / ou alors carrément, « ça sent le pipi », comme dirait mon boss, pour être moins sympa.
2. Je me vois trop lâcher un service recouvrement au cul de gens qui sont supposés être mes amis.
3. Normalement, dans un groupe d’amis dignes de ce nom, et en tout cas quand c’est un groupe d’amis dont je fais partie, une sélection naturelle permet assez rapidement d’identifier le radinozor et de s’en débarrasser une fois pour toutes.

Mais bon, on ira voir, quand ça ouvre, quand même, hein ? Si ça se trouve, ça sera de la balle – je le dis d’autant plus à l’aise que j’ai surtout saisi là le prétexte pour baver sur une de mes sous-espèces humaines fétiches, le « radeau commun » (ou rat de cadeau commun).

MAJ : parce qu’il y a des gens intelligents, la créatrice du site m’a contacté pour me proposer de le tester en avant-première. Il y a donc du follow-up dans l’air !

Scoop

Aujourd’hui, je vous annonce une grande décision : j’ai décidé de me lancer dans le journalisme d’investigation. Longuement murie depuis 4h12, cette décision a été motivée par la formidable soirée d’hier soir, que j’ai passée en compagnie de Jean Sarkozy.
C’est une histoire incroyable.
Obéissant à l’injonction du Juif que j’ai failli gagner avant de me faire très bien coiffer sur le poteau, celui de C’est la Gêne, je me suis rendu au cinéma pour voir le vendu comme sublime et confirmé comme tel Mary & Max (foncez, les gens, c’est vraiment magnifique), un film réalisé par Jean Sarkozy, avec Jean Sarkozy déguisé en personnage en pâte à modeler.
A ma sortie du film, encore sous le coup de l’émotion, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur Jean Sarkozy, venu à la rencontre de son public avec la discrétion qui le caractérise. Submergé par la magie de son film, je n’ai pu résister au plaisir d’aller le féliciter pour son immense talent dans tous les domaines. Jean Sarkozy, trop sympa, me propose alors d’aller en discuter autour d’un drink, dans un bar du quartier qu’il se trouve avoir créé entre deux cours de droit(e).
Nous voici donc attablés dans ce sympathique établissement, et lancés dans une conversation à bâtons rompus sur le talent, tout juste interrompus par la prévenance de Jean Sarkozy, qui s’occupait avec tact et discrétion de notre table entre deux interprétations magistrales de Michel Sardou en karaoke humain (Jean Sarkozy faisait lui-même l’orchestre, en plus des voix, c’était très impressionnant).
Inévitablement, la conversation a dérivé à un moment sur l’incroyable scandale sans le moindre fondement sur le prétendu piston dont ce talentueux jeune homme bénéficierait, sur son odieux procès en incompétence et les accusations extravagantes d’inexpérience proférées par ce que nous convînmes d’appeler la vermine communiste.
C’est là que Jean Sarkozy donna une nouvelle orientation à ma vie, en me faisant la confidence incroyable que je m’apprête à relayer ici, dans cet article qui marquera l’histoire : « Nicolas Sarkozy n’est pas mon père. Je suis mon propre père ».
Quelque peu abasourdi, il me fallut quelques minutes pour comprendre à quel point cette information capitale qui m’était confiée témoignait d’une confiance inouïe en mon intégrité, et raisonnait comme une mission divine qui m’était allouée : rétablir la vérité, laver l’honneur bafoué de Jean Sarkozy, et humilier les comploteurs staliniens. Car vous en conviendrez, à la lumière de cette révélation, leur théorie s’écroule comme un château de cartes platinium.
Jean Sarkozy ne peut bénéficier d’un quelconque népotisme, étant son propre créateur. Fermez le ban, et circulez, maintenant.

Hack me I’m famous

Comme moi, vous avez probablement été ravi d’apprendre la probable future nomination du très expérimenté et compétent Jean Sarkozy à la tête de l’établissement public d’aménagement de la Défense.
Une nomination qui couronne une carrière exemplaire au service de la France, des années d’engagement profond et d’abnégation pour faire avancer le pays sur la voie de la démocratie parfaite aux côtés des époux Balkany.
Comme moi, vous serez sans doute choqués en découvrant le coup bas que voilà, à n’en pas douter fomenté par des socialo-communistes de bas étage (ou un coup de Devedjian ?).
Une petite annonce odieusement postée sur le site officiel de l’EPAD. Une honte pour la France.

Par sécurité, copie d’écran, des fois que quelqu’un s’en aperçoive et fasse virer l’ensemble du service informatique sur le champ :

Un interview qui fera date

Ce que je préfère dans mes voyages professionnels en Corse ces temps-ci, c’est que ça me donne l’opportunité de me régaler d’un Corse-Matin gracieusement offert dans l’avion du retour, une fois le devoir accompli.
Même si ça vient de perdre beaucoup de son intérêt en raison de la disparition subite (assassinat ? grippe A ? licenciement ?) de Cécile Saurin, la plus incroyable championne du monde d’horoscope sans queue ni tête aux expressions tellement imagées bien qu’elles n’existent pas (Bélier : changez la corde de votre arc, plutôt que d’épaule / Sagittaire : ne mettez pas toutes vos boules du même côté de votre sapin / etc), on a encore la joie d’y lire de merveilleux articles très intéressants, dans lesquels il manque des mots (que généralement on retrouve dans un autre article où il y en a trop, l’équilibre global étant ainsi assuré), dans lesquels toute tentative de phrase de plus de 6 mots se solde par une noyade terrifiante.
Et puis, on y trouve aussi des interviews de stars internationales, avec des scoops et des questions pas piquées des vers qui vont vraiment au fond des choses.
Aujourd’hui, notre idole à tous, la Française préférée des Français, la formidable Mimie Mathy. Où l’on découvre ses ambitions qui me semblent vraiment légitimes et tout à fait à sa portée (je me demande ce que fait la famille Broccoli, je vais croire qu’ils sont aussi cons que leur nom), et la grande cohérence de ses propos sur les acteurs de petite taille et les rôles de méchants fourbes.

Ladies and gentlemen, enjoy it ici :

Et je vous jure que je n’ai pas truqué le texte. Pour la photo, je confesse une légère retouche. Pas pu résister.