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Con-stère-Nation

Je crois que j’ai trouvé comment définir l’identité nationale.

Vous pouvez arrêter le débat, fermer le site, envoyer Besson travailler dans un train fantôme et tout, c’est bon.

La France, c’est la Nation qui produit
son mètre cube de connerie tous les jours.

C’est la Con-stère-Nation.

Au constèrenational menu aujourd’hui, j’ai sélectionné pour vous :

1. Les suites de l’affaire Raoult/Ndiaye (1) : Frédéric Mitterrand s’en lave les mains et estime ne pas avoir à se mêler de cette polémique stupide. Mais monsieur le Ministre, la question vous ayant été adressée dans le cadre parlementaire par un député, fut-il stupide, n’êtes-vous pas tenu d’y répondre ? Qualifier la polémique de stupide ne revient-il pas à dire que la question est stupide ? Pourquoi couvrir parallèlement Eric Raoult de bisous quant à son entièreté ? Ca vous fait quand même une bonne charrette de conneries en un temps record, monsieur le Ministre. Votre objectif secret est-il de déloger Philippe Douste-Blazy du Guinness Book, catégorie Ministre de la Culture le plus grotesque ?

2. Les suites de l’affaire Raoult/Ndiaye (2) : Eric Raoult en remet une couche, estimant que « même Yannick Noah et Lilian Thuram n’en ont pas fait autant qu’elle » dans leurs propos à l’encontre de Sarkozy et de la France qu’il nous mijote à feu pas très doux. Mais dis-moi, Eric, tu ne ferais pas une petite fixette sur les déclarations de personnes de couleur, par hasard ? Les Noirs doivent-ils plus que les autres lécher le cul du Minarque (copyleft), vu qu’on a été suffisamment sympa pour les affranchir ?

3. Le nouveau psychodrame au PS (hey, tenez-vous bien, je vais dire du mal du PS, un truc de dingue – enfin, pour peu que Royal ce soit le PS) : Ségolène s’invite là où elle n’est non seulement pas invitée, mais explicitement jugée indésirable, pour une raison finalement plutôt valorisante, son statut de présidentiable qui risquerait d’éclipser les débats de fond au profit des querelles de personnes. Ségolène, je crois que cette opération a fait une éclatante démonstration de l’exactitude de cette théorie. Je comprends que ça puisse t’énerver de voir ton jouet t’échapper, mais tu ne peux t’en prendre qu’à toi. Et franchement, réussir à mettre Vincent Peillon, qui se tient généralement très bien, dans un tel état, c’est une performance dont on se souviendra.

 

4. Le commentaire du psychodrame au PS par Dominique Paillé, qui occupe le poste de vice-Frédéric Lefebvre (la chance) et est donc contraint d’aller loin pour exister, qui nous a gratifié d’un très classieux « Ségolène Royal fait un caca nerveux ». Vivement la prochaine conférence de presse, qu’on apprenne que telle députée « a ses règles » ou telle autre « un problème de ménopause ».

 

5. Les vrais problèmes enfin traités par l’UMP, avec le débat de fond sur le panpan-cucul : la députée Edwige Antier n’a rien de mieux à foutre que d’écrire des propositions de loi vraiment très intéressants pour l’interdiction de la fessée. Non pas que je sois un militant du châtiment corporel, mais franchement, on fait comment une fois qu’on a interdit la fessée, Edwige ? Les marmots vont porter plainte tous seuls au commissariat contre leurs parents ? On va mettre des caméras chez les gens, et envoyer le GIGN dès qu’un môme se prend un taquet ? Ce qui m’exaspère le plus dans tout ça, Edwige, c’est qu’à cause de toi j’aurai eu pour la première fois de ma vie la phénoménalement désagréable sensation d’être d’accord avec Xavier Bertrand (brrrr, j’en frissonne, je t’en voudrai toute ma vie, Edwige).

6. Le dernier feu d’artifice homophobe du merveilleux Christian Vanneste, qui nous apprend, entre autres, que les homos feront de toute façon de mauvais parents, non seulement à cause de leurs pratiques déviantes imputables au narcissisme et à l’individualisme forcené de notre société (ça on savait déjà, il l’a dit 258 fois), mais aussi parce que c’est rien que des alcooliques, des fumeurs de clopes et des drogués. La preuve ? « Toutes les études le prouvent ». Je mets un lien vers la vidéo, j’en veux pas chez moi, de cette saleté !

 

Rayon de soleil de la journée : Aurélie Filippetti, ex-copine de Ségolène ayant pris ses distances devant les proportions invraisemblables prises par la melonite aiguë de cette dernière, s’est déclarée « favorable au rétablissement de la fessée au Parti Socialiste ». Laule, Aurélie.

La journée de la connerie

Aujourd’hui, découvré-je dans une stupeur consternée, c’est la journée mondiale de la gentillesse. Vous êtes donc priés, en vrac, de :

  • dire bonjour à la dame
  • sourire à votre  voisin, voire lui parler, alors que vous vous êtes déjà coltiné cette connasserie de fête des voisins
  • proposer un coup de main à vos collègues
  • promener le chien de votre vieille bique de voisine du dessous
  • offrir des fleurs à votre femme (oui je sais, ça commence à faire cher, avec la St Valentin et la journée de la Femme, mais bon, c’est comme ça)
  • appeler votre mère (surtout toi, Henri)
  • relancer l’économie en offrant des petits cadeaux à tout le monde
  • et si vous vous appelez Eric Raoult, de faire des bisous à Marie NDiaye devant les caméras de télévision du monde entier.

 

Cette initiative Bisounours à la con est importée d’outre-Manche (car n’oublions pas que c’est Londres qui a inventé les Télétubbies, c’est donc logique qu’ils nous invitent à nous faire des « grocalins » comme ces créatures décérébrées).

Elle est relayée chez nous par Psychologies Magazine et Métro, soit la crème de la crème de la presse française, qui nous informent que « L’individualisme roi et le chacun pour soi ont vécu. En ces temps de crise, nous avons besoin de liens et de solidarité pour faire face » (mon cul) et que « la gentillesse a des bienfaits scientifiquement prouvés » (mes couilles sur ton nez).

Sur le site des gentils de le monde, on trouve aussi une splendide vidéo, équivalent audiovisuel d’un « la gentillesse pour les nuls », qui a le bon goût de nous donner comme premier symbole de truc qu’on peut faire de bien pour le monde est de build a fence, soit construire une clôture. Quel magnifique preuve de gentillesse et d’ouverture au monde, en effet. Pourquoi pas construire un mur pour isoler l’Ile aux Enfants du Village dans les Nuages, dans une démarche totalement bienveillante, aussi ?

Métro vous propose un test très intéressant, pour savoir si vous êtes un vrai gentil. Mon Dieu, faites que je sois un gros enculé, plutôt, en vous remerciant.

Métro vous explique ce que vous pouvez faire pour être gentil aujourd’hui (avant c’était ma liste à moi). ATTENTION, ne faites surtout pas ces choses demain, hein, c’est juste aujourd’hui :

1. J’apporte le petit déjeuner au lit à toute la maisonnée [en évitant de démouler le plateau sur le lit]
2. J’offre un bouquet de fleurs à la maîtresse, en essayant de ne pas passer pour une fayotte… [j’ai eu peur, je n’avais pas lu « la » maîtresse]

3. J’offre un livre, celui que je viens de terminer, à un inconnu rencontré dans le métro. Ca peut surprendre, mais ça procure un sentiment délicieux. [chacun d’entre nous court donc le risque majeur de se retrouver avec un Mussolévy entre les mains. Destructeur en soi. Cataclysmique si vous croisez une connaissance avant de croiser une poubelle]

4. Je complimente mes collègues de travail, même ceux qui m’agacent, sans fausse flatterie et en essayant d’être la plus sincère possible. [complimenter sincèrement et sans fausse flatterie quelqu’un que vous ne pouvez pas saquer : mais quel excellent concept]

5. Je pense à mes proches, à ce dont ils pourraient avoir besoin et je leur offre des « bons pour »… un massage, une heure de ménage, un baby-sitting, etc. [opération relance de l’économie, nous y voilà]

6. Je dis à mes proches que je les aime et pourquoi je les aime. [rooooo, ça c’est vraiment trop gentil alors]

7. Je cède ma place dans les files d’attente (vous verrez, ça surprend mais c’est très contagieux !)[contagieux… donc chacun cède sa place à quelqu’un qui a son tour cède sa place ? Bon week-end, messieurs-dames]

8. J’envoie des textos à mes amis pour leur souhaiter une bonne nuit. [euh, je dormais déjà, tu m’as réveillé, sale pute].

Mais surtout, Métro a fait faire un sondage vraiment très intéressant, pour savoir quelle personnalité française incarne le mieux la gentillesse. Et c’est là qu’on a la confirmation qu’on est en fait en train de célébrer la journée mondiale de la CONNERIE, vu le podium constitué des inévitables et in-con-tournables Mimie Mathy, Dany Boon et Yannick Noah.

Chers cons-patriotes, entre deux contributions pour expliquer à Eric Besson que l’identité nationale repose sur un savant équilibre entre la baguette et les cathédrales, pourriez-vous prendre le temps de prendre en considération cette information surprenante que je vais vous révéler en exclusivité mondiale, au risque d’ébranler les fondations de votre petit monde médiocre régi par TF1 :

 

UN COMEDIEN N’EST PAS SON PERSONNAGE.

Gérard Depardieu n’est pas Edmond Dantès, Christian Clavier n’est pas Jaquouille la Fripouille (mmmh, ça se discute ceci dit), Dany Boon n’est pas le gentil monsieur rigolo du meilleur-film-de-l’univers-les-Chtis, Marion Cotillard n’est pas Edith Piaf…

Et surtout, surtout, par pitié : Mimie Mathy n’est pas Joséphine Ange-gardien. Elle ne résout pas les problèmes des gens grâce à ses pouvoirs surnaturels, dans la vraie vie. Dans la vraie vie, c’est une petite personne, dont les milieux bien informés tendent à dire qu’elle est désagréable au possible. Et elle fait caca, aussi, désolé de briser vos rêves. Quand vous votez pour elle à longueur de sondages débiles sur vos chouchous, apprenez que ça n’a qu’une conséquence : lui permettre de renégocier à la hausse ses cachets déjà pharaoniques, pendant que vous continuez à vous extasier sur tant de gentillesse en ne bouclant pas vos fins de mois.

De mon côté, je vais donc célébrer la journée mondiale du comme d’habitude. Je vais être odieux avec les cons. Je vais être faux-cul avec mes clients cons, et naturel avec les intelligents. Je vais dire du mal, parce que c’est mon hobby.

Et je vais attendre avec impatience les prochaines inventions stupides des créateurs de journées de, dont la créativité ne s’arrêtera sans doute pas là. Vivement la journée mondiale des cors aux pieds, celle du falafel, celle de la course en sac, celle du pantacourt, celle de l’auto-flagellation…

A moins qu’on ne décrète une fois pour toutes que tous les jours de toute la vie, c’est la fête à la connerie ? C’est déjà en expérimentation à l’UMP depuis un moment, alors n’est-il pas temps* d’étendre ce dispositif très concluant ?

 

*@Nora : j’ai failli la refaire !

Prix Con Court (màj)

Moi je, j’en ai marre. J’ai qu’une envie en ce moment, c’est de vous mettre des disques. Mais ils ne me laissent pas faire. Ils veulent me bâillonner musicalement. Ils ont fomenté un gigantesque complot contre moi.

« Ils », ce ne sont pas les sionistes ou les francs-maçons, occupés, c’est bien connu, à d’autres complots, mais bien les plus éminents représentants de l’UMP, qui se succèdent de jour en jour pour me détourner, par leurs déclarations fracassantes de finesse pachydermique, de mon but premier.

Aujourd’hui donc, Eric Raoult, ci-devant Député-Maire du Raincy (qu’il nous présente à longueur d’année comme LE havre de paix du 93 grâce à son génie politique).

Eric est un peu tendu, depuis quelques années, car plus personne ne l’a mis dans un gouvernement depuis juin 1997, alors qu’il était naturellement le plus brillant ministre de la Ville que la terre ait jamais porté. 12 ans, c’est long, mais Eric ne désespère pas. Sentant le vent (qui lui amène une odeur de merde), et sachant qu’un remaniement se profile à l’horizon, Eric a décidé de faire du zèle, de flatter le minarque (c’est comme un monarque, mais en plus petit), et a donc inventé en exclusivité mondiale le « devoir de réserve de lauréat de prix littéraire ». Il a en effet écrit à Frédéric Mitterrand, lui demandant de réprimander Marie N’Diaye, récente lauréate du Goncourt, prise en flagrant crime de non-pâmoison devant les sublimes réalisations du minarque (c’est comme un monarque, mais en minable).

A une question sur la « France de Sarkozy » (je conteste la formule, d’ailleurs, c’est pas-t’à lui), Marie a répondu très franchement :

« Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. »

Et Eric de se permettre « d’attirer l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays. Les prises de position de Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu’elle trouve « cette France [de Sarkozy] monstrueuse », et d’ajouter « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux », sont inacceptables.

Ces propos d’une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l’égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l’État. Il me semble que le droit d’expression, ne peut pas devenir un droit à l’insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se  doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. C’est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu’il compte entreprendre en la matière ? »

Eric, j’ai envie de te dire ouate-ze-fouquine-feuque ????? Pendant que tu y es, toi qui es député, tu devrais écrire une proposition de loi imposant à tout jury de prix littéraire de procéder à un croisement de la liste des lauréats pressentis avec le fichier des militants UMP à jour de cotisation. Voire en faire un critère pour avoir le droit de soumettre un manuscrit à un éditeur. On n’aura plus ce genre de problème.

Patrick Rambaud, membre du jury Goncourt, vient de très bien remettre l’individu à sa place, en déclarant avec une grande justess : « Eric Raoult confond le prix Goncourt avec Miss France ». Merci. Quant à moi, je te décerne le prix Con-Court, qui récompense quand j’en ai envie et sur vote de l’intégralité de moi-même une personnalité improbable qui dit des trucs cons démontrant la courtitude de ses vues.

Mais ce prix, tu le reçois pour l’ensemble de ton oeuvre, c’est un peu un lifetime achievement award (si tu pouvais traduire achievement par il faut que ça cesse, ça nous arrangerait tous). Je ne peux en effet pas résister au plaisir de revenir, pour l’occasion, sur quelques-unes des pépites qui jalonnent la carrière exemplaire de cette personne visiblement prête à tout pour s’attirer les bonnes grâces du mytharque (c’est comme un monarque, mais plus mythomane).

Eric est président du groupe d’amitié franco-tunisienne de l’Assemblée Nationale, dont l’objet est d’apprendre à lécher le cul du majarque (c’est comme un monarque, mais en version Majax) en s’exerçant sur des dictateurs étrangers.

Une journaliste du Monde est expulsée pour des articles défavorables au régime ? Eric : « Quand un certains nombre d’observateurs français font de la provocation vis-à-vis du président Ben Ali, ils savent que quand ils arrivent, on les remet dans l’avion ». RAS, donc, tu l’as bien cherché, morue, fallait utiliser ta langue pour lécher plutôt que pour parler.

Quand Ben Ali est réélu démocratiquement et dans la plus grande transparence avec 89.6% des voix, Eric se réjouit « parce que c’est un pays stable, parce que c’est un pays où la classe moyenne est en progression« . Et Eric est « tenté de dire à ceux qui disent en persiflant, 90%, que oui, en Tunisie, beaucoup de gens aiment le Président Ben Ali« . Ah, et aussi : « La Tunisie n’a pas les mêmes critères démocratiques que nous ». RAS, donc. Vous pouvez pas comprendre, c’est pas les mêmes critères démocratiques. C’est une démocratie où on tire le score du vainqueur aux dés, vous voyez. Alors on peut pas comparer.

Eric a aussi soutenu un amendement visant à rétablir la peine de mort, sous certaines conditions.

Eric est membre du comité d’honneur (???) du Mouvement Initiative et Liberté, héritier du glorieux SAC

Eric est progressiste, et a notamment déclaré « Dès qu’il y a un enfant, il faut un papa et une maman« . Bon, et c’est mieux s’il y a aussi un chien, une cheminée, et si tout le monde se fait des bisous, et si maman prépare le repas pendant que papa travaille ??

Je vais m’arrêter là, conscient du traumatisme que je pourrais vous causer à l’approche du dîner. Et puis aussi parce que je dois aller me bourrer la gueule parce que c’est mardi.

Je suggèrerai juste à Eric, avant de nous quitter, d’aller s’installer dans un pays plus en phase avec son mode de pensée.

La Tunisie, sans doute, où mal l’accueillir serait faire preuve d’une bien grande ingratitude. Mais il pourra sans nul doute se plaire chez Mouammar, en Chine ou en Corée du Nord (parce que bon, je présume que dans le cadre d’une vie d’apparatchik, le communisme le plus hardcore le choquera moins que les odieuses pratiques d’assistanat d’une mairie du 93).

MALUS TRACK :

Métaphoire©

Ce matin, quelle joie, à peine réveillé, de découvrir la nouvelle livraison de mon idole ultime, l’innénorrible Frédéric Lefebvre.

Frédéric revenait aujourd’hui sur la fronde de quelques sénateurs UMP (oui je sais, ces mots semblent étranges lorsqu’ils sont accolés), résolus à s’opposer à la réforme de la taxe professionnelle (plus connue sous le nom de casse du siècle). Frédéric, pour souligner la détermination de l’UMP et du gouvernement à aller jusqu’au bout, se dit qu’il serait de bon ton de recourir à une métaphore sportive, histoire d’être sûr que le dernier des ploucs le comprenne malgré son génie luminescent.

Sauf que, mon Frédéric, une métaphore sportive, ça fonctionne quand ça parle d’un sport qui existe. Sinon, ça devient une métaphore foireuse, autrement dit une métaphoire.

En l’occurrence :

« Pour réussir la deuxième mi-temps, il ne faut surtout pas changer de braquet » est une métaphoire à plusieurs titres.

D’abord parce que le cyclisme ne se joue pas en deux mi-temps, et les vélos ne sont pas autorisés au football (bien qu’on y fasse parfois ds bicyclettes, d’où peut-être ta confusion) ni au rugby.

Ensuite parce que changer de braquet, justement, ça peut aider à surmonter les obstacles.

Rebondissant sur cette merveille de non-sens (qui revient à une stupidité pour toute personne non membre des Monty Python), je me propose de lancer ici un grand concours de métaphoires.

Soumettez vos métaphoires en commentaire, y a moyen de rigoler. Premier exemple, fourni par mon éminent collègue de la Cogip Jules : « C’est dans la mêlée qu’il faut savoir hisser la grand-voile ». Vous noterez avec quel à-propos Jules à évité d’utiliser le terme « foc » dans une métaphore rugbystique, ce qui aurait pu se révéler dangereux pour son intégrité physique.