Le Mépris

Aujourd’hui, un facétieux camarade de jeu a posté mon dernier billet sur Facebook, y associant par un tag taquin un ami à lui. Je suis maintenant persuadé que c’était dans la perspective de se repaître d’un bon clash. Message personnel : bingo.

Réaction dudit ami :

je peux savoir pourquoi tu me taggues sur ce truc-là?
Certes j’aime cette chanson, mais ton bloggueur est très précisément de la race des moutons que je méprise et ça me fait chier que mon nom soit désormais numériquement associé au sien…

Là, vous imaginez bien que je me permets de demander des précisions :

tu peux développer steuplé ? Ca m’intéresse. Les insultes ça s’argumente.

Fin de non recevoir, je ne vaux apparemment pas une seconde de son précieux temps :

Non. Les divers Points de Godwin qui se profilent à l’horizon ne sont pas de mon goût.

Moi :

Je vois. Monsieur fait preuve d’une grande ouverture d’esprit. Sache que le Godwin m’est tout aussi étranger que l’injure gratuite. Le refus d’argumenter une position est au moins aussi pathétique que l’absence d’argumentation. Continue donc à être fan de pages sur les poneys, et à asséner des jugements péremptoires sur les gens, si c’est ton mode de pensée. Grand bien t’en fasse.
Oui, il est fan d’une page lol sur les poneys. Forcément ça m’énerve, compte tenu de mon traumatisme PassionPoney.
Ne daignant toujours pas m’expliquer son mépris, il me gratifie cependant dans sa grande mansuétude d’un lien vers un post (pas de lui, hein, trop fatigant sans doute d’exposer soi-même sa pensée) qui va m’expliquer la vie.
C’est surtout que vu le gap qui nous sépare je vais avoir du mal à te faire la leçon à simples coups de posts sur FB. Mais puisque, à en croire ton blog, la France, l’Identité Nationale et les « vieilles traditions débiles » t’intéressent, voici de quoi nourrir un peu ta pensée : [le post]
Si ça ne te suffit pas ou si, au contraire, tu sens que ta « conception des choses » ne fait plus le poids, je suis toujours partant pour débattre de tout cela avec toi autour d’une bière – tu ne seras pas le premier à qui je prêche la bonne parole…
Bon alors d’abord, je ne te demande pas de me faire la leçon, j’ai passé l’âge, mais juste de m’expliquer ma prétendue moutonnerie (même si je me doute, puisque c’est l’expression consacrée d’un certain milieu, je veux en avoir le cœur net).
Je vous demande de faire l’effort de lire ledit post, même si c’est long et indigeste pour une panse de mouton.
Et maintenant on discute, cher ami. Je suis gêné par ta réponse à plusieurs titres. Je vais essayer d’ordonner tout ça, mais je n’ai pas non plus envie d’y passer un temps infini, tu m’excuseras si c’est un peu brouillon.
D’abord, il faut croire qu’étudier l’extrême-droite et le racisme a fini par altérer les synapses de l’auteur, la rhétorique de ce texte étant tout à gait emblématique d’une certaine pensée, que l’on retrouve sur les blogs d’extrême-droite et de théoriciens du complots qui fourmillent sur le net et notamment dans le Top WordPress :
  • On nous ment, la vérité est ailleurs, les médias sont à la solde des lobbies et des puissants et véhiculent une pensée unique, tout en étant massivement socialistes (ce qui en soit est quand même une belle performance de grand écart), le grand mensonge fondateur étant naturellement la négation du concept de race, etc…
  • Par définition, ceux qui ne contestent pas les thèses officielles sont des moutons, heureusement une poignée d’irréductibles luttent pour faire éclater la vérité (cf. notre ami Fonzibrain qui nous explique que H1N1 est un complot des gouvernements du monde pour éradiquer un tiers de la population mondiale).
  • Le Français de souche est stigmatisé, montré du doigt, trainé dans la fange
  • Les mots racisme et antiracisme ne sont utilisés qu’entre guillemets, pour bien signifier qu’ils n’ont pas de sens, sans doute parce que les races et la supériorité de certaines sont une réalité – alors qu’ils n’ont pas de sens parce qu’ils ne devraient pas en avoir, parce que c’est faux (rappel : « racisme » ne désigne pas au départ la haine envers tel ou tel groupe, mais le fait même de classifier les humains en groupes)
  • La gauche, de Besancenot à DSK, est une grande confrérie d’utopistes et de bénis-oui-oui, qui veulent abolir les frontières et faire de la Terre une gigantesque boîte à partouzes, si possibles entre Noirs et Blancs.
Si l’on en croit cette théorie, la gauche est majoritaire, ce qui explique sans doute la présence de Sarkozy, ce bien connu crypto-gauchiste, à l’Elysée et TF1 est l’organe de propagande du PCF.
Sur la forme, ce texte s’auto-disqualifie très vite en prenant exactement les postures qu’il prétend dénoncer : donneur de leçon, détenteur de vérité, il ne raisonne par ailleurs que par contraires absolus, en opposant deux pensées extrêmes, sans jamais laisser la moindre place à la nuance, à la pensée intermédiaire, construite sur l’évaluation d’un faisceau de possibles et sur un cheminement semé de doutes : la pensée, en somme.
Sur le fond, et à plusieurs titres :
  • les arguments développés me semblent tantôt irrecevables, tantôt notoirement incomplets.
  • ce qu’il dénonce n’est pas et n’a jamais été mon propos – par exemple, ma critique sur ce débat porte avant tout sur les arrières-pensées qui l’animent et plus largement les méthodes manipulatrices de ce gouvernement – ce qui disqualifie ce post en tant que « réponse » à mes humbles interventions.
Prenons un exemple :
Le thème de « l’identité nationale » revenu dans le débat public, les donneurs de leçons se lèvent à gauche, du centre aux extrêmes, pour se lancer dans une nouvelle célébration confuse de la France future, à la fois « plurielle » et « métissée » comme il se doit, grâce aux bienfaits de « l’immigration ».
On commence donc par nous informer que le débat sur l’identité nationale s’articule autour du clivage droite-gauche. J’ai cru pourtant entendre de nombreuses voix à droite le dénoncer. ET on fait de l’opposition à ce débat un hymne à l’immigration incontrôlée (légitimé naturellement par les médias aux ordres), ce que je n’ai personnellement entendu nulle part. Dénoncer les dérapages racistes et la tentation du repli sur soi liés à ce débat, ça n’est pas prôner le métissage obligatoire, ni en faire l’alpha et l’oméga du développement.
Autre exemple :
Il est si doux de se rêver soi-même comme un sujet « pluriel » et « métissé », qu’il s’agisse de couleur de peau ou d’identité culturelle. Un sujet supposé plus « riche » que son contraire : le nouveau sujet désavantagé, identitairement pauvre, défavorisé. Un « pauvre » Français caractérisé par ce qui lui manque : une « diversité » interne. Un Français très à plaindre, car ni « pluriel », ni « métissé ». En effet, selon la langue molle d’un certain antiracisme, l’idéal humain vers lequel il faut tendre est clair : devenir un sujet « riche de ses différences ». Face à ce nouveau type positif, le Français monoethnique et monoculturel, le Français dit « de souche », apparaît comme un être inférieur, un handicapé, un « souchien », selon l’expression polémique méprisante (« sous-chien ») utilisée par les « Indigènes de la République »
Désolé, mais c’est une pure construction de l’esprit de l’auteur. Dans ma vie quotidienne, je rencontre beaucoup de gens de toutes les couleurs, et même, incroyable, des blancs de blancs. Tiens, moi par exemple, je crois bien que mon arbre généalogique est exempt d’apports allogènes – à moins qu’on considère les Corses comme une forme de race venue polluer mon bon sang bourguignon. Et bien je n’en développe aucun complexe, ni de supériorité ni d’infériorité. Et je ne connais personne dans ce cas.
Je ne sais pas où on voit ainsi stigmatiser le Français qui n’aurait pas eu l’infini bonheur de bénéficier d’un peu ou beaucoup de sang noir, ce qui aurait fait de lui un enviable branché ? Pas dans la presse de la bien-pensance et de la bonne conscience accusée de véhiculer cette image. Les seuls endroits où j’ai vu ce type de raisonnement, c’est bien sur les blogs possédés par la paranoïa identitaire que j’évoquais plus haut. C’est dans la tête des gens qui écrivent ce type de texte. Ca n’est pas dans la vraie vie (oui je sais, je crois ce que je lis dans la presse).
Je pourrais continuer longtemps à faire l’exégèse de ce texte, mais je n’en ai ni le temps ni l’envie. Je finirai simplement en disant, donc, que je ne suis d’accord ni avec ce qu’il dénonce ni avec ce qu’il défend, car ni l’un ni l’autre ne correspondent à une quelconque réalité.
La gauche dont je me réclame volontiers ne revendique pas l’universalisme et le mélange forcené des races et des cultures, ni l’ouverture inconditionnelle des frontières. Elle dit simplement que l’autre n’est pas une menace, et qu’il peut même nous apporter quelque chose. Et réciproquement.
Pour en revenir à la chanson de Renaud, ce ne sont pas les « vieilles traditions débiles » qui posent un problème, c’est de s’y accrocher comme si sa vie en dépendait. Accepter que le monde bouge ne fait pas de moi un bougiste.
Si tu dois me donner une seule explication, ce serait celle-là : comment peut-on affirmer aimer Hexagone (je ne pense pas que ce soit une chanson qu’on puisse aimer pour la mélodie) et croire en ce texte, simultanément à l’intérieur de la même tête de la même personne ? J’avoue que ça dépasse mon entendement.
Je ne te demande même plus de m’expliquer ton mépris qui, à la lumière noire de cette lecture, m’honore. Il est tout entier contenu dans la dialectique de ce texte auquel tu te réfères.

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253 réponses à “Le Mépris

  1. Chouette billet.

  2. je suis très admirative de ta capacité d’argumentation. pas mal de fois je me suis dit ‘ben oui voilà, c’est ça que je pense mais bcp mieux exprimé et argumenté que je ne l’aurai fait . et tu es aussi à l’aise à l’oral?

  3. Bravo. Je te trouve bien généreux d’avoir consacré tant de temps et d’énergie à répondre à ce type dont on connait PAR COEUR les arguments.

    J’avais lu la tribune fatigante de Taguieff, qui de mon point de vue est sans intérêt. Comme ce débat et pour la même raison: les bibliothèques sont pleine de ces discours, pleines de tout ces vides d’hommes de droite et de gauche qui se perdent tous ensembles dans cette absurde question: doit on etre celui qu’on a été, ou un truc du genre.

    Ca dure depuis des plombes, parfois ça a très mal tourné, parfois c’est juste le jaune qui tourne au fond du verre.

    Pace.

    • Je m’en veux presque, mais c’est plus fort que moi, que veux-tu…

      • Non mais tu as parfaitement raison, ne serait ce que pour ceux qui ne se sont pas déjà frotté à ce genre d’individus.

        C’est vrai qu’habitué à la caricature de « dupont lajoie », quand on tombe sur un intello facho pour la première fois on est un peu décontenancé. Et il est utile de rappeler que sous le vernis, c’est la même immondice.

        Quelle boive ou qu’elle pense, la bête reste la bête.

  4. Je souhaiterai avoir l’identité de cet homme qui t’envoyant cette bouillie digne d’un pipotron de président du GUD pense te faire prendre conscience de la justesse de son propos.
    Pas lu une telle merde depuis les tracts d’Assas à la grande époque (ou alors il faut que je me plonge dans les textes des blogs du top WP)

  5. Guillaume Pascanet

    1ère réaction : clap-clap-clap-clap

    2ème réaction : moi, ce n’est pas de mouton que je me suis fait traiter, mais de bisounours. Bah oui, je ne pense pas que derrière chaque musulman/arabe/immigré (ces notions sont assez indifférenciées chez certains) il y a un terroriste/délinquant/menace à l’IN éternelle de la France.

    3ème réaction plus argumentée plus tard : tu me donnes des complexes.

  6. Pareil que Migwel.
    J’admire ta patience et ce que je soupçonne être un bout de conviction que l’éducation et l’intelligence permettent le débat et l’évolution des points de vue.

    Comme Antoine, je n’ai plus la patience (ni la générosité). Mais la question demeure: si l’éducation, l’accès à la culture, les conditions de vie résolument confortables, le bas coût des voyages, l’essor du tourisme, ERASMUS, le cinéma, enfin si tout ça ne permet pas de lutter contre la peur de l’autre, que faire?

    • C’est vrai qu’il y a de quoi être pessimiste .. la montée du populisme … la faiblesse de l’europe, qu’elle s’inflige a elle meme par des réglements et une gouvernance incapacitante … mais il faut aussi et surtout mesurer le chemin parcouru: il y’a 70 ans A PEINE, on s’étripait d’un bout à l’autre du continent, on se détestait tous, c’était un bain de sang et de haine.
      Il y’a du progres, malgres tout. Enfin j’essaye de le croire.

      Quand aux fachos lettrés, ils ne cesseront jamais de hair, quelque soient les circonstances. A la différence du facho-ricard, qui est beaucoup plus souple finalement.

      • Mais le concept même de facho lettré me plonge dans une pantoisitude profonde.

      • Comme quoi être cultivé n’est pas forcément une source de réflexions productives et subtiles

        La notion de relativité s’impose par les faits comme une évidence = quand on devient la démonstration tangible de ce que l’on réfute

        C’est un peu du paradoxe d’Epiménide

  7. Le concept de « facho lettré » vous plonge dans une « pantoisitude profonde »… Je ne mettrais pas en doute l’état dans lequel vous devez être, en tout cas c’est un beau néologisme, vous faites honneur à Rabelais.

    Il est vrai que penser que ses adversaires sont illettrés, c’est tellement plus confortable. C’est une prétention qui semble se faire plus rare à droite, peut être cette éternelle certitude d’être du coté des nobles causes qu’on trouve chez ceux qui, comme vous, pensent bien.

    Vous -vous et vos amis bobos, s’entend- semblez avoir vos archétypes, le « facho ricard », on pourrait imaginer le « facho picon », bref, le français bien beauf, bien con, raciste mais par ignorance de l’autre n’est ce pas? Ce satané salaud de pauvre franchouillard alcoolo, qui, pour une raison qui vous échappe, semble mal accepter les joies de la mondialisation, s’accommode mal des promesses du « vivre-ensemble » et des « richesses de l’autre » et du travail de sape entrepris sur tout ce qui ne va pas dans le bon sens de la nouvelle moraline de la gauche bien pensante. Et toujours cette utilisation d’un vocable des années 30 pour définir une contradiction politique qui semble vous échapper. Facilité? Quand on voit le niveau de vos commentateurs qui nous fond le coup de l’immondice et de la bête immonde, on comprend que certains « fachos » puissent avoir envie de dire merde à la nouvelle sainte-inquisition, vous pour qui toute pensée différente ne peut être que sortie tout droit de la gueule puante des enfers, ou, à minima, d’un gros crétin analphabète qui rote sa bière. Soit.

    On pourrait dire beaucoup de choses sur l’amas niaiseux que vous venez de pondre, mais je tenais surtout à vous remercier, de m’avoir fait -entre autre- beaucoup rire.

    Tenez, pour exemple, je me premets de vous citer:

    « rappel : « racisme » ne désigne pas au départ la haine envers tel ou tel groupe, mais le fait même de classifier les humains en groupes ».

    Ha ha ha. Avec des intellectuels de ce niveau, mieux vaut effectivement se persuader que vos contradicteurs sont analphabètes.
    Ainsi donc n’importe quel ethnologue est un fieffé raciste, et vous aussi par la même enseigne, lorsque vous nous parler de votre « arbre généalogique (qui) est exempt d’apports allogènes ». Vous avez l’air assez intelligent. Vous verrez vous même vos contradictions.

    Je précise que je ne suis pas l’individu à l’origine de cette affaire. Seulement un curieux, un voyageur, un anthropologue de la blogosphère. Aujourd’hui c’est votre cas qui m’intéresse.

    Un gros bisous à vous et à vos fidèles commentateurs qui semblent prendre un plaisir certain à vous léchouiller le périnée,

    Sincères salutations,

    Lt. Kilgore.

    • Vous mélangez tout mon cher. D’abord, merci de ne pas m’attribuer les propos des commentateurs. Je n’ai pas de cases pour les fachos ricard et les autres. Je dis simplement que ces théories fondées sur le rejet de l’autre me semblent tellement inconcevables que je ne comprends pas comment elles peuvent naître dans des cerveaux éduqués.
      Sur le racisme : désolé, mais c’est bien la vraie définition du mot. Et vous mélangez le concept d’ethnie et celui de race. Une ethnie, c’est un groupe humain possédant un héritage socioculturel commun, comme une langue, une religion ou des traditions communes. Et c’est ce qu’étudient les ethnologues.
      Mon allusion à mon arbre n’était qu’une figure rhétorique utilisant les termes de ceux que je dénonce, je pense que tout le monde l’avait compris sauf vous.
      Je ne développe pas plus, je dois embarquer dans un avion. Mais vraiment, comment peut-on être aussi mal comprenant ?

      • C’est tout le problème de la patience.
        Je trouve ça totalement inutile à la fin.
        Oh, btw, t’as les pieds propres que je me choppe pas des mycoses de la langue à force de te lès lécher? #Marie-MadelaineModerne

      • Guillaume Pascanet

        On peut noter qu’il ne nous a traité ni de moutons, ni de bisounours.

        Juste de lêche-périnée, ce qui est intéressant linguistiquement.

      • oooups. Périnée!
        Euh, je retire Marie Madelaine, même si question perinée, elle dû bien turbiner avant Chésousse.
        Euh, sinon, @Lt Kilgore, si tu as envie de dire Fion ou Boules, faut pas avoir peur. Les deux sont dans le dico.
        Lèche-périnée c’est un peu limite pathétique comme tentative de je-fais-de-l’humour-fin-sans-avoir-l’air-de-vouloir-y-toucher.
        Pour tout dire, je trouve ça un peu vulgaire, même.

      • Guillaume Pascanet

        Ript00 : ta réflexion sur la vulgarité me fait penser à cet extrait de film

      • Diego, quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage

    • Salut mon gars,

      C’est moi qui ait parlé de facho-ricard, un brin provocateur … mais sur ce sujet je note que la bien pensance est dans l’autre camp: il ne faudrait jamais dire qu’il y a des cons à la vue basse dans ce pays, il faudrait toujours comprendre et accepter leurs petites haines merdiques, c’est politiquement correct. Bon. Ce n’est pas mon cas.

      Mais tu as mal compris: je disais de ces derniers que leur haine n’est pas définitive, loin s’en faut: ils haissent terriblement le casque à pointe, le fritz, le boche il y’a peu et s’en foutent royalement maintenant: si un allemand rentre dans le bar (ah ah) aujourd’hui, il s’en contrefout, en plus il paye avec le meme bifton que lui.

      En revanche, le facho lettré, qui est rappelons le une grande spécialité de notre pays, que je ne sous estime pas du tout (meme si ça me fout les boules que des esprits brillants servent des causes qui subjectivement me font gerber), hait par ideologie, par principe, et là même la vie et l’expérience y peuvent peu.

      C’est dommage.

      Au passage, dire que les fachos ne seraient que des pauvres types qui refusent la mondialisation, c’est oublier que ce refus passe d’abord par des mobilisations de gauche.
      Pour une autre mondialisation, notamment.

    • J’ai oublié de te féliciter, Lt. Kilgore, pour ta condescendance, décidément une caractéristique majeure de ton courant de pensée (putain faut que je trouve un autre terme, courant de pensée ça arrache un peu la gueule en ces circonstances).

  8. Bon je viens de finir ce morceau indigeste de Taguieff. Ce monsieur est (forcément) très intelligent.
    Il faudrait juste qu’il sorte dans la rue. Un jour. Et prenne le RER avec toi. Hein?

  9. Tadaaaa ! Voici le méchant !

    Même si, depuis le début, je ne souhaitais pas répondre, même si, depuis le début, je savais que je me ferais traiter de facho, même si, depuis le début, je savais que le débat ne mènerait à rien, hé bien je réponds. C’est pas que ça m’enchante plus que ça de passer une demi-heure à vous expliquer à tous pourquoi vous vous trompez mais bon, comme dirait notre ami Diegosan « je m’en veux presque, mais c’est plus fort que moi ».
    Il est d’ailleurs amusant de voir l’auteur écrire une chose pareille alors que depuis le début c’est lui qui cherche absolument à débattre mais bon, passons – on n’est tout de même pas à une incohérence près.
    Force m’est d’ailleurs de saluer ici la probité de mon hôte du jour qui a pris la peine de copier/coller les posts d’hier soir afin que tout le monde puisse bien jauger la situation : un ami me taggue sur un lien, je vais voir le lien, ça ne me plaît pas, je lui dis : manque de pot, le blogueur est aussi de ses amis ; légitimement ledit blogueur s’énerve et, tout aussi légitimement, je lui explique que l’impromptu débat qui se profile me gonfle d’avance. Mais le blogueur n’en démord pas et exige que j’entre dans son jeu ; et c’est là que je commets l’erreur, par fainéantise, je le confesse, de le rediriger vers un article qui, de mémoire, était assez opportun et en accord avec ce que je pense et qui, du moins l’espérais-je, aurait l’avantage de lui donner du grain à moudre à peu de frais – erreur !
    J’avais aussi précisé que, si ça ne lui suffisait pas, j’étais tout disposé à en discuter face à face. Mon adversaire du jour a préféré faire ça en public, sur son blog, pour que tout le monde puisse bien voir à quel point je suis un gros méchant. Soit – on ne peut tout de même pas attendre de tout un chacun d’être gentleman. Si j’étais taquin je relèverais ici un premier exemple de comportement moutonnier, mais je suis sport…
    Tout cela étant posé, nous pouvons passer au plat de résistance, si vous le voulez-bien (je vais tenter de faire ça de manière claire et distincte, à coup de grands titres et bulletpoints, afin que ça ne soit pas trop « indigeste »).

    Pierre-André Taguieff

    Soupçonner Pierre-André Taguieff de racisme et d’accointances avec l’extrême-droite, c’est déjà faire montre d’une pensée un peu obtuse et insensible à la finesse – pas vraiment « intermédiaire, construite sur l’évaluation d’un faisceau de possibles et sur un cheminement semé de doutes ». Petit florilège de ce prof de Sciences Po Paris (école réputée pour être d’extrême-droite) chevènementiste :
    – La Force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles
    – Face au racisme, t. 1, Les Moyens d’agir ; t. 2, Analyses, hypothèses, perspectives
    – Les Protocoles des sages de Sion. Faux et Usages d’un faux
    – La Couleur et le Sang : doctrines racistes à la française
    – Le Retour du populisme. Un défi pour les démocraties européennes
    Bref, vous l’aurez compris, cet homme est clairement membre du FN, cela saute aux yeux.
    Il est aussi adepte de la Théorie du Complot, comme nous le prouve magnifiquement ces livres publiés respectivement en 2005 et 2007 :
    – La Foire aux illuminés. Ésotérisme, Théorie du complot, Extrémisme
    – L’Imaginaire du complot mondial. Aspects d’un mythe moderne
    J’arrête là ; tirer sur l’ambulance ne m’amuse pas longtemps.

    L’interprétation de ce lien

    Suite au paragraphe hautement pédagogique que je viens de vous pondre, vous comprendrez que j’ai du mal à accepter que l’on nous prête, à Taguieff comme à moi, des propos récupérés pêle-mêle sur les pires blogs du net. C’est un subterfuge rhétorique odieux et totalement fallacieux : rattacher l’adversaire à des propos qui ne sont les siens et dont on sait qu’il est quasiment impossible d’être contre est une ruse sophiste qui permet à coup sûr d’emporter l’adhésion du public. Je conseille d’ailleurs à ce cher public, s’il en a marre de se faire abuser, de compulser un petit essai de Schopenhauer : L’Art d’Avoir Toujours Raison – il saura à quoi s’en tenir après.
    Jamais, ni Taguieff, ni moi – par extension –, n’avons parlés, par exemple, d’un quelconque complot mondial sur la grippe H1N1 (il suffit d’ailleurs pour s’en convaincre de se rapporter à la mini bibliographie sus-citée).
    Le procédé est infâme donc, mais c’est un classique. Pendant que tu y étais Diegosan, tu aurais pu faire croire que j’écrivais régulièrement sur je-brule-des-noirs-au-petit-déjeuner.fr. En fait, pour avoir une liste exhaustive des blogs démoniaques auxquels je suis sûrement affilié, je vous conseille à tous la toute nouvelle liste de délation du Mrap http://www.mrap.fr/campagnes/RacismeInternet/rapport-MRAP2009.pdf . C’est un peu le Who’s Who de la « bête immonde »… Sans compter que c’est admirablement rédigé tant syntaxiquement (apartés au lecteur suivies de trois ou quatre points d’exclamation – ne manquent que les « lol » et les smileys…) que logiquement parlant (la rubrique « sites de droite », qui arrive en dernier, regroupe « tous les sites n’ayant pas pu être classés dans les rubriques précédentes » ; c’est-à-dire qu’au lieu d’avoir une rubrique « autre » ou « divers », ils ont foutu une rubrique « droite » ; bon) et qu’il y a fort à parier que ce document fasse foi d’ici peu pour quelque loi liberticide : on interdira des blogs et des magazines en ligne sur la seule foi d’un pdf pondu par les stagiaires bénévoles d’une association (pas assez) anodine – au nom de la tolérance s’entend…
    Passons, ce n’est pas le débat.
    Que nous raconte ensuite ce bon Diegosan ?… ah, oui :

    Sarkozy est de droite et TF1 c’est pour Dupont-Lajoie

    Alors, oui Diegosan, pour une fois tu ne te trompes pas : je ne considère pas que Sarkozy soit de droite. Comme il me serait un peu long de t’expliquer pourquoi nous ne vivons absolument pas de le monde libéral que croient pourtant voir partout tant d’hystériques (il suffit pourtant de considérer, au hasard, que l’on paye près de 50% d’impôts, que la liberté d’expression, en France, n’existe pas, et tant d’autres faits qui sont autant de preuves évidentes que nous vivons dans un État hautement interventionniste – ni beaucoup plus ni beaucoup moins que quasiment partout ailleurs dans le monde d’ailleurs), je ne peux qu’inviter ceux qui aimeraient creuser la question – on ne sait jamais – à compulser avidement les pamphlets d’un homme plus visionnaire encore que Tocqueville : Frédéric Bastiat (La Loi et L’État constitueront une bonne base).
    Quant à TF1, qu’en dire ? C’est la chaîne préférée des Français. Je suis toujours amusé de voir à quel point ceux qui se proclament « de gauche », i.e. « proches du peuple » – plus que moi en tout cas –, la fustigent. TF1 est le symbole parfait du gouffre qui sépare le peuple de ceux qui s’en réclament. Mais, encore une fois, on n’est pas à une incohérence près.
    D’ailleurs, si le gouvernement avait besoin de soutien pour sa « propagande », je pense qu’il ne passerait pas par TF1 (arrêtez de regarder les Guignols les enfants) mais par France Télévision dont il tient clairement les rênes depuis peu – ce qui est, si vous suivez un petit peu, tout à fait antilibéral.

    Extraits et analyse de l’article de Taguieff

    Bon, c’est ma faute. C’est moi qui t’es envoyé le lien, il faut bien que j’assume un peu. Mais je te saurais gré de ne pas me confondre avec Taguieff : c’est son article, pas le mien. J’ai beau m’y retrouver un peu, ce n’est pas pour autant que j’adhère benoîtement à tout ce qui y est écrit. Encore une fois, je n’ai posté ça hier que dans l’espoir, un peu vain je te l’accorde Diegosan, que ça te suffise et que tu ne viennes pas demander ton reste : je n’ai jamais eu la moindre velléité d’entrer dans ce débat. Maintenant que j’y suis, je n’me débine pas et me défends – ainsi que je vais défendre Taguieff sur les points de vue que je partage avec lui.

    Premier extrait : le fait, Diegosan, que des voix à droite se soient élevées contre ce débat sur l’identité nationale sur le même ton que les élus et journalistes de gauche est tout à fait explicable. Cela dit, il me sera plus facile à moi de l’expliquer qu’à toi de le comprendre. Je te soumets donc la lecture de Festivus Festivus de Philippe Murray – ce sera un premier pont entre nos deux mondes.
    Quant à « dénoncer les dérapages », j’ai envie de dire que, pour le coup, il n’y a pas plus moutonnier comme comportement (puisque c’est le sujet, n’est-ce pas ?). As-tu la moindre conscience, Diegosan, du nombre de « vigilants » dont la France regorge et dont le méticuleux travail de recensement des moindres écarts de chaque citoyen nous rappelle les plus heures de la Stasi – et dont la liste du Mrap est la plus fine fleur ? Ne vois-tu pas que le jeu préféré de tous les journalistes est de recenser lesdits dérapages ? Le dernier en date : http://www.jeunes-socialistes.fr/2010/02/jacques-myard-conclut-le-debat-sur-lidentite-nationale-en-beaute-par-un-derapage/ => « « Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes et Jacques Myard, député UMP étaient face à face sur France 24 pour débattre sur le thème de l’identité nationale. A cette occasion, Jacques Myard a déclaré : « Nos jeunes gaulois ont autant de difficultés (…) Ceux qui portent des noms français ont autant de difficultés que ceux qui n’en ont pas! ». Ce dérapage est parfaitement inadmissible et démontre (s’il fallait encore le prouver) que ce débat n’a fait que libérer une parole raciste et xénophobe dans ce pays. Jacques Myard résume très certainement une pensée très commune à l’UMP : la France qu’ils veulent, c’est la Gaule de Vercingétorix ! » » J’ai un peu de mal à saisir le « dérapage »…
    Cela dit, c’est grâce à des gens comme toi que j’ai pu apprendre récemment que l’expression « ce n’est pas très catholique » est désormais à proscrire – du fond du cœur, merci.

    Second extrait : le problème mon grand n’est pas que les Français à l’arbre généalogique aussi propre que le tien se sentent stigmatisés (je laisse cette paranoïa à d’autres) mais que, de manière plus globale, il est dans l’air du temps de parler – de manière exclusivement positive bien sûr – de métissage et de diversité, les deux nouveaux mots magiques et sacrés qu’il est absolument interdit de remettre en cause sous peine d’être traité de « facho », « bête immonde », etc. (je vous cite là, toi et tes copains).
    Car je veux bien que l’on accuse Taguieff d’avoir des pensées trop « extrêmes » (même si, au fond, ça ne veut rien dire) et manichéennes, mais que penser de cette attitude qui fait que toute personne tentant de critiquer les idolâtries actuelles se voit immédiatement taxée de crypto-hitlérisme (je propose d’ailleurs à notre cher public d’aller voir ce qu’est un Point de Godwin, ça ne lui fera pas de mal) ?
    Et je continue de penser que les plus obnubilés par le racisme restent les antiracistes et thuriféraires du métissage, de la même manière qu’il n’y a pas plus sexiste que les féministes – ces gens-là n’ont qu’une seule grille de lecture du monde, et c’est ce qui les rend dangereux.
    Mais, là encore, je m’écarte du débat – on pourra en reparler plus tard si tu veux.

    L’article sur Hexagone

    Nous y voilà enfin, puisque c’est de là que tout est parti.
    C’est là que j’ai très vite compris à qui j’avais à faire. Rattacher, dès le début et directement, le débat sur l’Identité Nationale au FN, c’est d’une puérilité et d’une couardise tout ce qu’il y a de plus moutonnières. Parce qu’entre nous, franchement, tu prends pas beaucoup de risques à cracher là-dessus, hein ? Tout le monde trouve ce débat stérile. Et franchement, tu ne te mouilles pas trop en dénonçant le FN ? Tout le monde déteste le FN. C’est quoi exactement ton apport ? Ca sert à quoi de tenir un blog si c’est pour aller exactement dans le même sens que tout le monde ?
    Tous les journaux et les politiques pensent comme toi (et même moi, c’est te dire) – en dehors de quelques « extrémistes » qui font des « dérapages » – et tu penses être un rebelle en écoutant Renaud ? Tu trouves réellement ça grandiose de fustiger la bagnole, la télé, l’tiercé ? Et la peine de mort, ça va, c’est pas trop dur à dénoncer, tu n’prends pas trop de risques ?
    Je suis fatigué de voir tant de Tartuffes enfoncer tant de portes ouvertes : soi-disant, vous pamphlétisez, soi-disant vous défiez ! Mais quelle connerie ! Vous ne faites qu’ergoter et prêcher ce que tout le monde veut entendre, tout en prenant soin d’avoir les accents de la rébellion – matamores ! Vous me faites de la peine, toi et tous ces bien-pensants qui se croient séditieux : vous vous imaginez hérauts d’une noble justice bafouée, vous hurlez au fascisme et agitez des banderolles « no passaran » à chaque occasion, alors que vous n’êtes que les serviles sous-fifres de la Doxa postmoderne. Désolé mec, mais tu fais parti de la masse, tu fais parti des moutons – et mieux que cela : tu t’en vantes. Disons, si ça peut te faire plaisir, que tu es l’un des nombreux porte-paroles des moutons.
    Plus amusant : je continue l’article et je tombe sur « je remercie mes parents (…) de m’avoir toujours élevé dans la conscience que j’étais un gros privilégié ». Tu as une espèce de fierté dans la culpabilité qui m’enchante, surtout si je relis ça à l’aulne du moment où, dans ton billet, tu te gargarises d’être dénué de tout complexe de supériorité/infériorité. Tu vas me dire que là c’est par rapport aux pauvres et non par rapport aux étrangers. Oui, mais comme tu as honte « du passé colonial de la France » et de la guerre d’Algérie (c’est tout à ton honneur et tu fais encore preuve d’un merveilleux courage – note au public, en bon libéral je suis fondamentalement opposé à toute forme d’oppression donc à la colonisation, colonisation qui, pour ceux qui connaissent un peu l’histoire, a été menée par les socialistes au XIXème), je te soupçonne d’avoir un sentiment équivalent avec les immigrés en provenance de nos anciennes colonies, mutatis mutandis.
    Et pourtant j’aime Renaud. Ça te dépasse hein ?

    Voilà. J’espère avoir correctement répondu aux différentes accusations, supputations et injures. Je tiens d’ailleurs à rappeler ici que si Diegosan reproche à Taguieff de ne pas avoir une pensée assez fine, que dire des commentaires adressés ici à mon endroit ?
    Ainsi Antoine me qualifie-t-il de « facho intello » sur la simple foi de trois posts sur Facebook. Il paraît même que je suis immonde. Bon. Antoine, je te laisse le soin d’interroger ma copine, iranienne (je suis un drôle de raciste quand même non ?), à ce sujet.
    Ça me fait d’ailleurs penser que je n’ai pas bien compris le sens de « Je suis pas une balance. Je suis décidément pas assez de droite. ». J’attends une explication Diegosan (et j’espère sincèrement que ce n’est pas « la deuxième guerre mondiale » ou truc dans le genre parce que je ne prendrais même pas la peine de participer à un débat 100 fois gagné d’avance).
    Guillaume, quant à toi, tu as la bonté de sous-entendre que je ne distingue pas un musulman d’un arabe ou d’un immigré. Toi aussi, demande à ma copine ce qu’elle en pense. Mais bon, je ne voudrais te complexer encore plus…
    Ripitoo : désolé, je n’ai absolument pas peur de l’autre. Et il me paraît bien plus évident que ceux qui prônent le métissage comme art de vivre sont ceux qui en ont le plus peur puisque, par définition, le métissage entraîne l’indifférenciation et donc, partant, l’annihilation de l’autre. Et je prends le RER tous les jours.
    Et, enfin, pour Surella : et t’as vu la mienne (« capacité d’argumentation » s’entend…) ?
    Belle petit bande de moutons ça… Bêêêê !

    Au fait, aparté à Diegosan : notre ami commun est sans-doute le mec qui recense le plus de sites poneyphiles de France (à tel point que je le soupçonne d’en avoir créé une bonne partie) – il a donc dû apprécier ton mot à ce sujet.

    J’espère que vous ne prendrez pas mal mes boutades – elles n’ont d’autre dessein que de vous titiller la curiosité et vous rendre le truc un peu plus agréable à lire. J’écris tout ceci sans animosité aucune, quand bien même ce n’est pas le cas de tout le monde ici (Gaorl, c’est ton instant de gloire). Sincèrement, je me moque que vous pensiez tout ça, dans votre coin, et que vous mouillez votre culotte en vous imaginant vivre dans un pays de flics dangeureusement libéral : moi, je n’avais rien demandé à personne.
    J’espère également ne pas avoir écrit dans le vent : je ne tente pas de convaincre pour convaincre, mais de faire avancer le schmilblick. Le problème, c’est que les débats n’ont souvent d’autre but (inavoué, certes, mais bien réel) que d’écraser l’adversaire, au mépris de toute recherche de vérité. Un bouquin génial traite de ce sujet avec infiniment plus de détails que celui de Schopenhauer cité plus haut : Dialogues de Sourds de Marc Angenot. Petits extraits : « (…) Non seulement les individus et les groupes humains échouent très généralement à modifier les convictions des autres, mais encore rien, apparemment, ne les décourage de continuer à essayer. Ils sont capables de soutenir ainsi en des controverses (philosophiques, religieuses, politiques, etc.) interminables des échecs persuasifs indéfiniment répétés – cela semble une règle anthropologique : tu argumenteras, en toutes circonstances, même dans les situations désespérées, même et surtout quand cela ne sert à rien, comme l’Agneau face au Loup ou la Jeune Souris face au Vieux Chat. (…) les disputeurs philosophiques n’avaient pas pour but ni pour espoir de faire changer d’avis leur opiniâtre adversaire – en dépit du fait que c’est à lui qu’ils s’adressaient, vieille fiction rhétorique !; ils avaient pour but de faire sentir à la cantonade (comme dit le vocabulaire du théâtre), au public arbitre, qu’ils avaient raison et que leur adversaire était dans la parfaite et profonde erreur. ». Tout était réuni ici par Diegosan : le public, les sophismes et l’envie un peu perverse de seulement me jeter l’opprobre.
    Je l’ai senti dès le début et c’est pourquoi je t’avais proposé de plutôt en discuter calmement autour d’une bonne bière. Et, franchement, ça j’espère que c’est bien le premier et dernier mail que j’ai a envoyer.

    Sur quoi je retourne à ma lecture de Philosophie du Dandy – le passage antithétique pour passer de du génie de l’esthétisme kierkegaardien au surhomme nietzscheen pour appréhender le romantisme noir de Baudelaire n’est pas évident et demande que je m’y consacre pleinement.

    • Plusieurs choses:

      – nous sortir le coup de ta copîne iranienne, c’est dommage, apres une si longue et finalement si plaisante argumentation. C’est reconnais le l’argument le plus grotesque, une sorte de Godwin … couché avec une black (ou une perse) n’a jamais empéché un facho de penser que les black (ou les perses) sont inferieurs …. MAIS j’ai bien compris que ce n’est pas du tout ton cas, rassure toi.

      – bastia, je comprendrais jamais. Je me le suis tapé dans tous les sens (y a une fac en france qui l’idolatre, et pas de bol pour moi j’y ai fait mes études), et que les liberaux me le sortent à toutes les sauces, cela me laisse pantois. Mais bon, y en a aussi que trouvent qu’Hayec est un génie.

      – etre contre la masse ne donne pas forcément raison, ne rend absolument pas la cause noble. Si c’est etre un mouton que d’etre contre la peine de mort, j’achete. Il n’y a rien d’heroique a etre un neo-nazi en allemagne (je déconne, mais j’ai bien compris que tu appréciais ce genre de remarque)

      – je suis bien d’accord avec toi: le débat a ses limites. Il y’a des gens, il faut juste les contenir, les maintenir dans leurs frontieres. Quand ils en sortent, ils causent des degats terribles. J’assume.

      – tu nous insultes un peu, merci bien, quand tu penses que l’on a pas conscience de la réalité du systéme français. Moi je ne dis pas qu’il est libéral, je dis que je ne veux pas qu’il le devienne, nuance de taille.

      – t’as tout faut sur tf1 : tf1 est à la botte de sarko, parceque son personnel est à la botte de martin, on est dans une boite privée, quand meme (et je sais de quoi je cause, toi t’as meuf est iranienne, moi j’en connais une qui bosse en direct avec paolini). Sur le service public, l’encadrement est de plus en plus infusé par le sarkozysme mais les rédacs font encore de la résistance.

      Moi aussi j’ai autre chose à faire (je vais garder ma confiture pour moi, sans l’étaler ici).

      a bientot facho :) kikoo lol ptdr

    • Cher Beau Brummel,
      Je ne vais pas repasser un temps infini à te répondre sur le fond, car tu l’as bien dit, ce serait peine perdue, nos points de vue sont inconciliables.
      Permets-moi toutefois de relever un certain nombre de points, qui font que je n’ai pas envie de prendre une bière avec toi, sur ta façon d’aborder le « débat ». D’abord, tu ne débats pas, tu assènes des vérités, tout en soulignant que tu as bien peu d’espoir que la plèbe moutonnière à laquelle tu t’adresses parvienne à entrevoir la lueur que tu déverses sur elle.
      Tu abordes tout cela avec un mépris et une condescendance totalement médusants, cher être supérieur, ce qui ne constitue pas un très bon point de départ pour qui ambitionne, comme tu le dis, de convaincre les autres de la justesse de son point de vue. Le fait de me jeter à la gueule l’article d’un autre plutôt que d’expliquer ta vision des choses en est une première manifestation. Le ton et les formules que tu emploies ici le confirment, notamment : « vous expliquer à tous pourquoi vous vous trompez ». Ta façon aussi de nous jeter au visage tes lectures supérieurement intellectuelles – qui ne fait rien d’autre que donner l’impression que tu nous imagines, pendant ce temps-là, nous régaler du dernier Marc Lévy.
      Tu me reproches d’avoir voulu débattre ? Excuse-moi, je n’ai pas pour habitude de me contenter d’un « passe ton chemin, mouton que je méprise et qui ne comprendra rien ». Tu attaques sèchement, accepte que l’on te demande des explications.
      Tu me reproches de lancer ce débat ici ? Puisque c’est cet espace que tu attaques, je considère au contraire que c’est parfaitement légitime d’y ouvrir le débat. Tu l’as dit toi-même, ça ne tient pas dans des posts Facebook, et le texte que tu m’as donné à lire m’a passé toute envie de boire des bières. Plus exactement, je pense que vu la largeur du précipice qui nous sépare, un face à face ne permettrait pas un débat serein et construit. Par ailleurs, ton anonymat est parfaitement préservé, et je ne te jette en pâture à personne. J’ai bien pensé en effet que mon petit lectorat serait de mon côté, mais je ne pense pas que ce soit de nature à t’impressionner – au pire, considère cela comme des nuisances, des interférences à notre dialogue. La petite blague sur les poneys est totalement innocente, liée à un running gag sur le sujet, fais-moi la grâce de m’accorder un peu plus de hauteur. Je ne juge pas les gens si vite, moi.
      Concernant Pierre-André Taguieff, je sais parfaitement qui c’est et la teneur de ses travaux – et si ça n’avait pas été le cas, tu penses bien que j’aurais pris la peine de me documenter un minimum. Oui, je sais chercher une bibliographie sur Google. A son endroit, tu déformes une première fois mes propos. Je ne le traite absolument pas de raciste ni de théoricien du complot, mais je constate que ce texte utilise absolument toutes les figures rhétoriques emblématiques de ces « courants de pensée », si l’on peut dire. Je n’y reviens pas dans le détail, mais oui, ce texte ressemble à un best of de la dialectique extrémiste.
      Tu me reproches de te confondre avec Taguieff ? Je ne le fais pas, mais tu admettras que, limitant tes explications sur ta pensée à l’envoi de ce lien, il était légitime d’en conclure que ce texte résumait parfaitement ta pensée.
      Tu m’assimiles d’ailleurs toi-même à bien des gens, deux lignes après m’avoir reproché d’en faire de même avec toi et Taguieff – toi qui aime tant relever les contradictions, je me permets de souligner celle-ci, qui me semble de taille.
      Je n’ai pas parlé de Jacques Myard et de son « dérapage » – personnellement, je n’y vois rien d’autre qu’une formule assez peu heureuse en ces temps où l’atmosphère est à la paranoïa générale sur ces sujets, à cause du fameux débat.
      Je n’ai pas non plus brûlé Georges Frêche pour sa pauvre vanne sur Fabius, encore un amalgame qui n’a pas lieu d’être. Et oui, je suis un mouton doué de discernement, figure-toi. Je peux même écrire ici que je suis outré par la sortie du maire PS d’Angoulême comparant les Jeunes Pop aux Jeunesses Hitlériennes, malgré mes totalement assumées sympathies socialistes (oui je sais c’est facile de dire Hitler c’est mal – mais en l’occurrence, c’est un vrai dérapage).
      Tu me parles de « ma » dénonciation forcené du libéralisme dont je me demande bien où tu l’as pêchée, car je n’ai rien écrit à ce sujet. Ce que je dénonce chez Sarkozy est beaucoup plus lié aux atteintes aux libertés publiques et aux techniques de communication qu’aux aspects économiques de sa politique – bien que ceux-ci, je le concède, soient bien loin de me ravir.
      Je te demanderai aussi de ne pas m’attribuer les propos des commentateurs – ce qui est d’ailleurs la pratique systématique de ceux qui viennent poster des commentaires en désaccord. Je n’ai pas écrit « facho », je n’ai pas écrit « bête immonde ». Ce que j’ai écrit, c’est qu’il y avait un entre-deux entre la vénération et le rejet pur et simple du métissage. Rien d’autre.
      Tu me prêtes, enfin, des intentions et autres prétentions qui ne sont pas les miennes. J’écris parce que j’aime ça, et naturellement parce que j’aime bien l’idée d’être lu par des inconnus. Parce que ça produit (aussi) des belles rencontres. Tu noteras que contrairement à beaucoup de blogueurs, je ne censure pas les commentaires qui me sont défavorables et j’y réponds toujours, avec abnégation et courtoisie (une fois encore, que mes lecteurs t’insultent, toi ou d’autres, ne m’engage pas, je ne suis pas leur mère, et je ne tiens pas leur plume).
      Je n’ai absolument pas la prétention de prendre des risques. Oui dire que le FN c’est mal, c’est consensuel, et alors ? Faut-il ne pas en parler ?
      Je ne me prends pas pour un héros ni un héraut, pourfendeur des forces maléfiques. Je ne me prends pas pour un philosophe qui va révolutionner la pensée moderne. Je ne prétends pas être un rebelle, avec ou sans Renaud (si l’on prend ce cas d’espèce, j’ai simplement rappelé l’existence de ce texte vieux de 35 ans qui reste très parlant, et souhaité éventuellement le faire découvrir à des gens qui n’ont pas mon âge et ne l’ont pas forcément entendu en boucle dans leur jeunesse). Je ne prétends pas pamphlétiser, je ne me touche pas dans la douche en pensant au prétendu courage que j’aurais d’affronter les puissants (j’ai bien compris que j’étais le cadet de leurs soucis, pas d’inquiétude, je n’imagine pas des réunions secrètes des hautes instances de l’UMP se demandant comment m’éliminer). Je ne prétends à aucune influence. Je dis ce que je pense sur des sujets qui me touchent, c’est tout. Tout le reste est le fruit de ton imagination.
      Tous les journaux ne pensent pas comme moi – tiens, la revoilà, la fameuse dénonciation de la pensée unique véhiculée par les médias. Excuse-moi, mais je n’ai pas l’impression de lire la même chose dans le Monde et dans le Figaro. Dans Valeurs Actuelles et dans l’Obs.
      Si l’on suit ton raisonnement jusqu’au bout, ne conservons qu’un journal et une chaine de télé, et interdisons aux individus d’écrire s’ils n’ont pas une pensée contraire à exprimer. Car c’est bien ça finalement que l’aboutissement : un certificat de pensée à contre-courant qui seul autoriserait à s’exprimer.
      Je me permets également de te retourner le compliment : la posture héroïque, je la vois justement chez ceux qui comme toi nous expliquent que nous sommes des ânes qui boivent la propagande des médias sans utiliser leur cerveau – tout en se gardant la plupart du temps de faire la démonstration de la pertinence de leur analyse (forcément, vu qu’elle est fondée sur des enquêtes secrètes qu’on ne pourrait publier qu’au péril de sa vie, hein).
      Sur moi et mes parents : là tu nages carrément en plein délire. Je salue le point que je retiens de leur éducation. Je n’en tire aucune fierté (ce sont eux et eux seuls, qui peuvent et doivent être fiers de ça). Et non, je n’ai aucun complexe d’infériorité ni de supériorité – et je ne vois pas le rapport.
      Quant à la question de la balance et de la droite : c’est, d’abord, de toute évidence, une petite vanne. Et non, ça ne fait pas référence à la Seconde Guerre Mondiale – comme je te l’ai dit hier, je ne suis pas un adepte de Godwin – mais à l’un des porte-paroles du parti majoritaire dans ce pays qui nous a informés il y a quelques mois que « la dénonciation [était] un devoir républicain ».
      Voilà, je crois que j’ai à peu près fait le tour. Une petite précision technique : ton post a mis un certain temps avant d’être publié, n’y vois pas une hésitation de ma part. WordPress place en modération tout commentaire contenant plusieurs liens, et vu que j’étais dans l’avion, je n’ai pas pu le valider aussi rapidement que je l’aurais voulu.

    • Mouais, mouais, mouais … toujours la même rengaine.
      Un long discours lénifiant qui ne fait qu’énoncer à quel point les autres ont tort de penser ceci ou cela. Le tout assez bien articulé afin de ne jamais révéler simplement ce que tu penses.
      Aurais tu honte de tes idées, Bô ?
      Tu sais, pour être compris par des imbéciles et des moutons (comme moi), il faut écrire les choses simplement … en lisant ton affaire là, je me disais « mais viens en au but Jeannot, arrête de tourner au tour du pot ».

      • J’ai pris le temps de lire ta réponse ce matin, car il faut bien avouer qu’entre Le Beau Brummel et toi, ben y’a du boulot, hein?

        J’aime bien le tour que prennent les choses dans le débat qui vous oppose car mauvaise foi ou pas, Brummel (tu permets que je t’appelle comme ça?) expose son argumentaire de façon longue mais précise.
        Dans tous les cas, il me semble que le problème vient de l’image que l’on se fait des blogueurs.
        Généralement, le ton est net, tranchant. Les articles prennent parti, de façon claire sur deux versants: les pro et les anti.
        Du coup, il est facile de faire l’amalgame entre tous les blogueurs et imaginer comme postula de lecture que tu assènes une vérité, que de toute façon, Sarko-est-un-con, et que quiconque ne pense pas comme toi sera pendu haut et court.

        Mais justement Diego, tu es, il me semble, un des rares, à essayer d’analyser les choses avec un minimum de recul et surtout sans parti pris. Ta réponse à Brummel nous le montre bien.

        Bien sûr, on sent bien que tu as une tendresse toute particulière pour le PS mais finalement, la n’est pas le propos.

        Et cette position est suffisamment rare pour ne pas être comprise.

        Continue comme ça Diego, c’est ce qui donne une saveur spéciale à ton blog, et continue comme ça Brummel car c’est parce qu’il doit répondre à des posts comme le tien qu’il me régale, le Diego!

    • Philippe De Thrace

      Il y a deux ou trois choses dans ta réponse qui ne me frappe pas par leur évidence…

      Premièrement,faire comme tout le monde ne suffit pas à faire un comportement moutonnier. Le mouton fait comme tout le monde par imitation. Le fait que toute le monde pense X est la cause pour laquelle le mouton pense X. Sauter cette étape s’approche d’une étrange valorisation de la rébéllion pour elle-même, qui deviendrait le seule baaromètre de vérité… Je doute.

      Sur la droite politique. Elle n’est pas consubsantielle au libéralisme. D’ailleurs, le libéralisme ne fut pas particulièrement droitier à l’origine, quant il était avant tout social. C’est le liberalisme économique qui est associé à la droite aujourd’hui. Je dis cela parcequ’une de tes parenthèse regroupe un peu rapidement manque de liberté d’expression et et interventionnisme économique de l’Etat. Sarkozy n’est de toute évidence pas libéral. Son idéologie se nourrit surtout selon moi de démagogie et de clientélisme. Il n’en est pas moins de droite par sa famille politique.

      Sur tf1, s’il y a un seul prestige que lui confèrent ses points d’audimat, c’est bien celui d’être populaire. Et sur le fossé entre les spectateurs de Pernaud et les partis de gauche, personne n’est assez naïf ici pour croire que ceux-ci sont encore les partis du prolétariat. C’est d’ailleurs bien leur drame depuis quinze ans.

      Quand tu dis « tout le monde déteste le FN », je ne comprends vraiment pas ou tu vis. Le discours dominant est certes contre, mais nombreux sont ceux qu’il séduit encore (dans l’isoloir notamment) et il n’est en rien inutile de continuer de tenter de percer à jour leurs nuisibles idées, souvent maquillées ailleurs que sous l’oeil de verre de Jean Marie Le Pen ou le brushing de sa fille.

      Et enfin, quand tu écris  » le métissage entraîne l’indifférenciation et donc, partant, l’annihilation de l’autre. « , je n’ose pas y croire. Ca ne serait vrai que si l’identité se réduisait à sa donnée ethnique ou nationale, ou pire, à une place sur un nuancier de mélanine qui finirait par mélange successif à s’unifier dans un teint café au lait (ce qui est d’ailleurs démenti par les société déjà génétiquement métissées comme le Brésil, ou les métis sont loin, très loin, de se ressembler tous. Comment occulter tout ce qu’il y a dans notre identité qui vient de l’environnement familial, social, des rencontres sur notre parcours, et des mystérieuses évolutions qui font qui nous sommes?

      Bien cordialement,

  10. 2 coquilles :

     » (…) les plus BELLES heures de la Stasi »
    et
    « Philosophie du DANDYSME » et non du Dandy (excellent ouvrage de D.S.Schiffer)

  11. En 2 mots : je te répondrai plus tard, je suis en Italie sur un iPhone ce qui ne me permets pas de prendre la mesure de ton long message dont j’apprécie que tu aies pris le temps de l’écrire. J’y ai déjà décelé nombre de malhonnêtetés sur lesquelles je serai ravi de revenir, n’aimant pas que l’on déforme mon propos. A très bientôt, je sais maintenant comment occuper ma soirée autrement qu’en me promenant dans Milan.

  12. Je ne déteste personne mon chéri, par contre ta charge contre le MRAP me laisse un arrière-goût dégueulasse, que leur classement soit débile je l’admets, mais que le seul élément factuel que tu cites (à part tes citations, mais j’ai arrêté de m’extasier sur l’accumulation de citations en licence) soit pour « dénoncer » la pauvreté syntaxique d’un rapport te classe, pour moi, dans la case « brune », comme ta justification sur le ton « je ne peut être raciste, je baise une perse »

  13. Putain comment j’ai mal aux yeux moi maintenant.

  14. Ah, ah, ah ! Mec, t’as 40 ans ?!
    Mais j’ai cru que t’en avais 20 moi, dans le métro avec ton i-pod, à pleurer sur les cours d’histoire et sur le FN !
    T’as deux fois mon âge et t’en es là ?!
    Mais t’es un putain de loser !

    Et pourquoi écris-tu ? « Je dis des trucs sur des sujets qui me touchent »…
    Je résume, pour que tout le monde aie bien conscience du pathétique de la situation : toi, diegosan, 40 ans, tu écris tout un article et tu t’enflammes sur ton blog pour un gamin qui t’es inconnu (moi), et qui a simplement répondu qu’il n’aimait pas, sur FB, à un lien qu’on lui soumettait. Voilà, cher public, les « sujets qui touchent » votre super-prédicateur.

    Je suis mort de rire devant mon PC. Et j’imagine que tes potes – dont tu te défausses avec une confondante lâcheté, alors que tu les encourages pourtant à chacun de leurs commentaires – ont eux aussi 30-40ans ? Même Antoine, celui qui fait plus de fautes par phrase qu’une adolescente sur son skyblog ?

    Les mecs, vous ne valez définitivement pas la peine que je m’intéresse à vous.
    Adieu, et sans rancunes.


    • mouaich…
      pas convaincue…

    • Le pathétique de la situation, c’est un mec comme toi qui écrit un commentaire de 120 pages en essayant de justifier des arguments bidons avec des références encore plus bidons et de finir par insulter ton interlocuteur.

      Je sais bien où il est moi, le loser.

    • D’abord, je n’ai pas 40 ans, et je ne vois pas en quoi mon âge serait une donnée pertinente dans cette discussion. Une fois de plus, tu n’es que mépris et insultes, quand j’essaie patiemment de te parler poliment. Ta malhonnêteté intellectuelle est décidément confondante.
      Tu n’as pas « réagi à un lien qui t’a déplu », tu as lancé un jugement péremptoire et définitif sur quelqu’un que tu ne connais pas plus que je ne te connais, et refusé dans un premier temps de le justifier, preuve de ta grande foi en le dialogue.
      Je pourrais réagir aussi bêtement que toi et mettre ton attitude sur le compte de ta jeunesse, de ton manque de maturité, mais je ne le ferai pas, car je connais heureusement bien des gens de ton âge qui ne se comportent pas comme toi, affichant des certitudes qu’ils ne savent justifier qu’à coups de citations. Car excuse-moi, mais la capacité d’argumentation dont tu te vantes ne m’a pas personnellement frappée, quand tu n’utilises que les mots des autres pour justifier tes anathèmes. Lire c’est bien, mais comprendre et réfléchir c’est autre chose qu’apprendre par cœur et réciter.
      Tes adieux me déchirent le cœur, j’espère que je parviendrai à m’en remettre. Je te laisse, il y a du gratin de choux-fleurs à la cantine de la maison de retraite aujourd’hui et je ne voudrais pas rater ça. Non pas que j’aime particulièrement ça, mais c’est un des seuls trucs que j’arrive encore à mâcher.

      • Et papy, tu prends des risques avec le choux fleur!
        Il s’agirait d’être un peu raisonnable et de te mettre au potage froid de 18h!
        Non mais!
        Ils sont fous ces vieux!

      • J’oubliais : si je prends la peine d’écrire pour un gamin (info que je n’avais pa d’ailleurs) c’est parce que contrairement à toi, je ne considère pas qu’il faut remplir certaines conditions pour avoir droit au dialogue ou justifier un intérêt. Pathétique, le respect ?

    • Mec, mecton, bichounet,
      Mon petit.

      Je suis en fait totalement d’accord avec toi sur un point: ces fautes sont insupportables, tant pour ceux qui me lisent que pour moi. Voila, c’est dit. Bouhhhh. Maintenant, j’adorerais être un adolescent (le féminin était il une forme d’insulte bizarre ou un sous-entendu misogyne ?), je t’assure, et un skyblog ce serait le bonheur (des vertes années).

      Pour le reste, effectivement nos écrits n’engagent évidemment pas diego, et j’espère que les tiens t’engagent finalement peu, vu leur densité.

      Quand à ton age, moi,
      *il me rassure:
      – c’est l’age limite pour avoir la moindre sérieuse considération pour bastiat. Un peu comme pour guevara, mais dans un autre registre;

      *il m’attriste:
      -si être rebeeeeeellllle et hors du troupeau aujourd’hui c’est s’enfermer dans des clichés réactionnaires, je regrette je le dis bien haut le flower power.

      Salut p’tit cul.

      ps: sérieusement, ces histoire d’age ou de couleur/nationalité de la fille qu’on perce, c’est affligeant.

  15. Guillaume Pascanet

    Toute personne utilisant les mots looser ou winner est disqualifiée pour tout débat pour moi.

    J’ai 38 ans et je t’emmerde, p’tit con !

    • Guillaume Pascanet

      Et si tu avais 60 ans, je te traiterais de vieux con.

      Car, c’est bien connu, le temps ne fait rien à l’affaire…

  16. Diegosan. J’espère que votre voyage en avion a été sans turbulences.

    « Sur le racisme : désolé, mais c’est bien la vraie définition du mot*. Et vous mélangez le concept d’ethnie et celui de race. Une ethnie, c’est un groupe humain possédant un héritage socioculturel commun, comme une langue, une religion ou des traditions communes. Et c’est ce qu’étudient les ethnologues. »

    Heum. Comment vous dire…

    je vais essayer d’adopter un langage plus simple afin que vous puissiez comprendre.

    1) Votre « vraie définition »: « le racisme ne désigne pas au départ la haine envers tel ou tel groupe, mais le fait même de classifier les humains en groupes « . vous suivez?

    2) Maintenant, relisez votre définition du mot « ethnie ».

    Vous-y êtes?

    Vous classifiez vous même les humains en groupes en parlant d’ethnie. N’importe quel ethnologue, à vrai dire, n’importe que être humain, à condition qu’il soit doué de pensée, le fait. Votre vraie définition du racisme est tellement vraie que vous tombez vous-même sous le coup de sa définition.

    En formulant plus simplement: toi et tout le monde y’en a être raciste according to your definition.

    Vous y êtes? La prochaine fois que vous tentez de paraitre docte en définissant des trucs, essayez de ne pas raconter TROP de conneries, question de crédibilité.

    @ Ripit00: Fion. Boules.

    @ Mon gars: Peut être n’avons nous pas la même définition du mot « facho ». C’est un mot qui, je crois, n’a plus grand sens de toute façon. Plus intéressant, vous semblez croire que le « refus » de la mondialisation passe par les « mobilisations de gauches ».
    Si par ce terme vous sous-entendez les manifs à deux balles du NPA, les troubadours de la fête de l’Huma, vous êtes drôles. Si vous faites références aux autrement-plus-intéressants activistes qui ont dernièrement détruits ces infâmes symboles de l’oppression capitaliste que sont le mobilier de jardin et les lampadaires, alors vous pouvez continuer d’y croire.
    Parce que ce qu’a fait la gauche jusqu’à aujourd’hui -et qu’elle continue de faire- c’est de fustiger tout sentiment nationaliste (forcément, c’est nazi), toute notion d’identité autre que celle de classe (forcément internationale) c’est à dire les seuls remparts à la globalisation ultra-libérale. Oui, c’est un discours qui n’est pas neuf mais la gauche, toute comme la « droite » actuellement au gouvernement, n’oppose aucune résistance à la mondialisation bien au contraire. Et militer pour la régularisation des travailleurs illégaux (pardon, « privés de papiers ») fait le jeu du capitalisme, bien content de bénéficier légalement ou illégalement de l’appel d’air de travailleurs moins payés et non-syndiqués. Alors vous pourrez m’opposer le couplet du « une autre mondialisation est possible » en feignant de croire qu’en y mettant tous du sien on pourra changer le monde, mais je n’y crois pas. Objectivement, les « mobilisations de gauche » ont et continuent de jouer en faveur de l’extension mondiale de l’hyper-système capitaliste. Tout d’abord En lui donnant des arguments moraux (ne pas être pleinement enthousiaste face à l’immigration massive c’est facho, tout ça) bien sûr. je vous encourage à regarder le rôle joué par Bouygues dans la loi sur le regroupement familial. Et, deuxièmement, en accaparant le rôle d’opposant au système. On le voit avec de pseudo-rebelles types Besancenot qui vont chez Drucker et permettent de canaliser les velléités contestataires des plus éduqués (bobos, etudiants à sciences-po, etc…).

    D’où le mot de la discorde: mouton. Mèèè.

    • Mon gars (on s’aime déjà), j’suis assez content, t’es pile poil à ta place, entre le tube cathodique et l’horloge à coucou de grand mere, là ou je t’avais vu quoi. Ton discours je le connais par coeur, je l’ai déjà écrit, il est effectivement vieux, mais ce n’est pas ça qui lui confére son caractère nauséabond (l’age n’a rien à voir, comme l’autre machin nous l’a encore prouvé. Non ce qui le rend puant, c’est qu’il a toujours été porté par des mecs qui quand ils ont eu le pouvoir ont commis les pires outrages à la race humaine (je laisse la porte ouverte pour les cocos, allez y c’est par là).
      Quand j’étais étudiant (il y a 98 ans, donc, cf le puceau), le gud (devenu bloc kkchose apres) nous sortait déjà des affiches contre l’oppression capitaliste dans les pays du tiers monde … tout en ratonnant le soir venu. On se marrait bien, à l’époque.

      Je ne suis pas au NPA, calmos, et besancenot est assez clownesque, c’est vrai (mais il me fait moins rire que Latrine Lepen et ses cockers, c’est sur). Je disais simplement que l’antimondialisme n’était pas la chasse gardée des adeptes de la révolution nationale, punto.

      Meric pour ton truc condescendant sur le regourpement familial, ect, genre en plus de faire des fautes de skyblogeuses j’ai aussi oublié d’apprendre l’histoire de mon pays, tiens.

      La ou on pourrait se rejoindre, c’est que je déplore moi aussi qu’une certaine gauche (lamy et ses petits amis, en perte de vitesse cependant) ait acheté le délire OMC. Mais cela ne donne pas pour autant le moindre crédit aux discours nationaliste, du repli sur soit (oh un gros mot de mouton), trip glauque et rance à souhait.

      L’europe devait etre ce nouvel espace de resistance (moi je suis pour un certain protectionisme européen, pas de probleme), elle a été confisquée, dévoyée … mais que je sache on a tous ici 99 ans (hein l’gamin ?), c’est à notre tour d’agir, et pas que sur le blog de diego, pour en faire autre chose.

      Tchuss

    • Mépris et condescendance toujours, enlèvent instantanément toute crédibilité à vos propos.
      J’ai été incomplet, mea culpa, le racisme c’est classifier les humains en groupes selon des caractéristiques physiques. Pour le reste, je maintiens parfaitement.

      Je vais donc être plus précis en citant le Larousse (qui nous ment sent doute et fait probablement partie du complot d’asservissement des masses moutonnières, mais bon, je n’ai pas accès aux dictionnaires des êtres supérieurs qui savent la vraie vérité).
      – Racisme : Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » ; comportement inspiré par cette idéologie.
      – Race : Catégorie de classement biologique et de hiérarchisation des divers groupes humains, scientifiquement aberrante, dont l’emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques.
      – Ethnie : Groupement humain qui possède une structure familiale, économique et sociale homogène, et dont l’unité repose sur une communauté de langue, de culture et de conscience de groupe.

      L’ethnologue n’est donc pas raciste, pas plus que moi, et contrairement à vous. J’avoue que ma politique consistant à ne pas déverser des tombereaux d’insultes sur certains individus est parfois très pesante. Soyez assuré que je vous couvre de termes orduriers à haute voix, en off.

    • Philippe De Thrace

      La nation comme seul rempart contre la mondialisation?
      Tu crois à ce que tu dis LT.?

      C’est vraiment très triste. J’ai même pas envie d’argumenter, je l’ai déjà fait sur c’est la gêne (cf blogroll)il y a quelque temps. Et la, j’ai la flemme. Du coup, si je me retiens pas, je me contenterai de te mépriser à mon tour.
      Mais ma curiosité prend le dessus : Comment, selon toi,l’idée nationale peut-elle nous preotéger de la mondialisation, et pourquoi serait-elle la seule? D’ou ça sort?

    • C’est un peu fatiguant ce genre de post.
      Et pourtant, j’ai pas 40ans…

  17. Guillaume Pascanet

    Cela me fait toujours drôle de croiser des personnes de ce courant de pensée.

    Ils me déstabilisent alors que je pense être assez armé intellectuellement et culturellement pour leur résister.

    Mais leur morgue et leur certitude me mettent terriblement mal à l’aise.

  18. Charles Baudelaire

    Putain les mecs, c’est violent ce qui s’passe ici. J’débarque via FB, contact que je suis du Beau Brummel. Et sur quoi je tombe ?! Un ramassis de fous furieux qui injurient mon pote avant même qu’il ait dit quoique ce soit (parce que, entre nous, les 3 postes FB qu’il a laissé, permettaient-ils vraiment de le traiter de « facho », de « bête immonde », etc.?).
    A ce propos : je doute qu’aucun de vous aie la moindre idée de ce que signifie « fasciste » vu la manière dont vous l’employez…
    Le Beau Brummel parle de « bande de moutons », moi je parlerai plutôt de « bande de hyènes » : Diego a ramené, sur son territoire, au milieu de ses potes, un inconnu qu’il a trouvé sur FB, pour le jeter en pâture.
    Et c’est là que l’argument de Brummel sur l’âge est on ne peut plus recevable, contrairement à ce que vous pensez tous :
    – être sur FB à 40 ans, c’est déjà bizarre
    – se pougner sur Hexagone à 40 ans, c’est légèrement puérile
    – s’en prendre, en bande, à 40 ans, à un gamin qui n’a rien demandé à personne et qui a juste dit, à la base, qu’il n’aimait pas un lien qu’on lui proposait, c’est carrément honteux.
    L’âge y est bel et bien pour quelque chose : je n’imagine pas une seconde mon père faire la même chose.

    Et puis je ne trouve pas que l’argument « ma copine est iranienne » soit si con que ça : je n’imagine pas Lepen épousant une maghrébine.

    Enfin, je trouve que Diegosan est un lâche : il n’arrête pas de dire qu’il n’est pas responsable des commentaires qui sont laissés, alors que c’est lui qui a lancé le débat sur son blog et qu’il répond positivement à quasiment tous ses amis. Diego, tu ne vas tout de même pas nous faire croire que tu ne voulais pas qu’il y ait des commentaires et que tu n’es pas d’accord avec eux…

    Donc, franchement, le Lieutenant Kilgore et le Beau Brummel ont vraiment raison de se foutre de votre gueule, parce que vous êtes pathétiques : vous vous acharnez sur un inconnu qui n’a rien demandé avec le plaisir pervers assez typique des ratés (hé oui, « loser », je trouve que c’était assez bien vu aussi).

    Et je vous dis tout cela sans pour autant être d’accord sur ce que raconte mon pote (je ne suis pas d’accord avec lui); ce n’est pas le fond qui me gène, mais la forme : aucun de vous n’arrive à prendre de recul par rapport à la situation et à comprendre que ce qu’a fait Diegosan est dégueulasse.

    • Toi, il va falloir que tu arrêtes sur le champ d’usurper un nom que tu ne mérites pas. En te lisant, je pense plutôt à un autre Charles, mais ce serait s’approcher du Godwin que de le citer (ma patience ayant des limites, j’y fais quand même une allusion, ça reste plus digne que d’ouvrir les vannes de ce que j’ai vraiment envie de te dire).

      C’est de bonne guerre de venir défendre ton pote, « lâchement » livré à une meute malfaisante et déchaînée.
      Mais tu es tout aussi mal-comprenant et malhonnête que lui (une dernière fois, même si c’est une cause perdue, la base du débat c’est d’écouter l’autre et de réagir à ses propos, pas à ce que tu as envie qu’il ait dit ou à ce que d’autres ont dit) :
      – montre-moi UNE insulte que j’ai proférée, moi ?
      – son attaque initiale à mon encontre a eu lieu sur un profil Facebook qui comprend 493 amis, ce qui est tout aussi public que ce blog, dont c’est à peu près la fréquentation moyenne.
      – les gens qui interviennent ici ne sont pas « mes potes », à quelques exceptions près. Ce peut être n’importe qui, librement. Le fait que des gens viennent ici et s’y expriment régulièrement n’en fait pas mes potes.
      – personne n’a dit que ton ami était Le Pen, ça commence à être pénible.

      Quant à tes jugements sur l’âge, petit, ils sont tout aussi ridicules de ceux de ton camarade. D’abord, je le répète, je n’ai pas 40 ans, et si j’en avais 14, 25 ou 62, je te dirais ma façon de penser de la même manière.
      Qui es-tu pour décider de l’âge limite d’utilisation de Facebook ? En quoi des quarantenaires seraient-ils infondés à utiliser un outil de communication extrêmement pratique ? Alors oui, certes, si tu vois Facebook comme un moyen de s’envoyer des photos de chatons marqués kikoolol bisou dessus, ça se tient. Mais ce n’est pas vraiment l’usage que j’en fais, désolé.

      Je ne me « pougne » pas sur Hexagone. Je constate que ce morceau, écrit il y a 35 ans, est toujours d’actualité dans bien des aspects. Ca n’a rien de puéril. Ce qui est puéril, c’est de dire ouah les vieux y sont trop relou.

      Quant à l’accusation de « s’en prendre en bande à un gamin », elle est tout simplement grotesque. D’abord parce que son âge n’est pas indiqué sur son post sur Facebook, et je n’avais aucune raison de croire qu’il était plus ou moins jeune. Ensuite parce que l’usage même de cette expression tendrait à faire croire que c’est une pauvre créature fragile et sans défense. Oh, réveille-toi, on n’est pas en train de coincer un enfant de 5 ans dans un terrain vague pour le rouer de coups.
      Par ailleurs, ce pauvre enfant n’a pas « juste dit qu’il n’aimait pas un lien ». Il a insulté violemment l’auteur de ces lignes, ce qui une fois encore témoigne d’une posture indigne.

      Je note d’ailleurs, puisque je m’étais abstenu jusqu’ici de le faire, que dans cette insulte originelle, il a utilisé le terme de « race ». J’ai depuis compris que ce n’était pas un hasard, et j’en mesure à présent toute la portée.

    • J’arrive pas à te répondre, pute borgne, mais je renonce. L’âge, entre adultes, je m’en fous, mais les enfants, c’est non.

  19. Il écrivait mieux dans le temps Baudelaire. Là on dirait du Musso avant correction des épreuves

  20. Bon, ben moi, j’vais sur Fdesouche.

  21. Trois poils au cul, ca se prend pour un ours.

  22. Diego, après cette passe d’armes de haute volée, saches que je suis vachement content de te connaître. Je précise par ailleurs que je ne partage pas tes orientations politiques mais que je trouve indispensable d’être ouvert aux autres. Longue vie à ton blog. Et merde aux pisses-vinaigres de tous âges et de tous bords.

  23. Diego, si ca peut te rassurer, moi je me touche sous la douche en pensant que t’es un heros.

    Sinon, je trouve que t’as trop de patience avec les petits cons.
    Je suis contre gaspiller du temps et de l’energie a essayer de leur montrer qu’ils ont tort: vu leur lecture et leur capacite redactionelle, sachant qu’ils sont tout jeunots, la societe et l’Education Nationale leurs ont consacre suffisamment d’efforts.

    Je leur demande juste d’attendre de voir la horde des gauchistes metisses polygames communistes anti-fachos bientot deferler sur Paris pour enburkiser Marianne, transformer la Marseillaise en un rap humaniste et Notre-Dame en MJC et anihiler le peu qui reste de l’arrogante et pretentieuse culture colonialiste de cette pute de France.
    Le tout en belant comme des moutons…
    Qu’ils egorgent dans leur baignoire (c’est culturel, ne jugeons pas)
    La ils comprendront.

  24. Je veux juste conclure en disant que moi aussi j’ai été un rebelle de 20 ans qui s’insurgeait contre l’immobilisme et l’aigreur des vieux croulants qui ne comprennent rien a la société environnante.
    Mais je trouve encore plus jouissif d’être un trentenaire qui explique la vie a des petits cons.

    Dans les 2 cas j’ai tort, mais dans les deux cas je suis le plus fort.

  25. Comme raoulvolfoni, je ne partage pas toujours tes points de vue, mais je viens quotidienemment ici, car j’aime le ton, le développement, sans oublier les arguments, de ta pensée.

    Et puis je suis aussi admirative de cette « hyperactivité », ainsi que de la réactivité dont tu fais preuve.

    Après, quand on se fait traiter de vieux cons par ce genre de personnes, faut prendre d’où ça vient, c’est à dire de pas bien haut.

  26. Je poursuis mon chemin en tant que vielle conne.

  27. vieille, hein…on m’a compris, les djeun’s?

  28. Nan,J’déconne, Ma date de péremption personnelle est dépassée aussi. J’ai 39!

    • Guillaume Pascanet

      raoul ; je suis fan de ton pseudo.

      je tenais à te le dire.

      • Merci, C’est, comme pour toi je pense, une référence cinématographique. Y connait pas Raoul? J’vais t’l’éparpiller aux quat’s coins d’Paris façon Puzzle!

      • Guillaume Pascanet

        Tu connais Lulu la nantaise ?

      • c’est devant chez elle que Lucien le Cheval s’est fait dessouder.Par Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu’à la dynamite.

      • Guillaume Pascanet

        Bon, d’accord, je dis pas que sur la fin, Jo le trembleur avait pas baissé. mais quand même, il avait foutu en l’air toute une division de panzers pendant la guerre !
        Il était dans les chars ?
        Non, dans la limonade ! Sois à ce q’uon te dit !
        Mais j’ai plus ma tête !

  29. mais nan, voyons, c’est mal me connaitre.

  30. Avec un peu de bol, diego va nous demander à tous les deux d’aller faire des bébés sur msn!

  31. Meuh non, ça lui fait des commentaires à Dieg.

    Et puis ça change de la Gène pour draguouiller!

  32. Bon, j’vous laisse, j’vais jouer à la console!

  33. @ mon pote.
    J’en viendrais presque à vous trouver sympathique. Que fais un individu aussi intelligent que vous dans un endroit aussi mal fréquenté? Sérieusement, je respecte votre vision des choses, même si je la trouve un peu niaise, je dois être un indécrottable misanthrope. Cessons de recourir aux odeurs pour se qualifier, ce que vous trouvez « puant » m’incommode moins que la moraline bien-pensante et l’injonction demi-totalitaire au vivre-ensemble injectée chaque jour par intraveineuse dans les medias. bien à vous.

    @ San Diego

    Ça vous écorcherais le cul de reconnaitre que vous avez tort? je me fous de votre Larousse tout comme de vos insultes en voix off. ca se fait coincer en rhétorique et ça pleurniche. Fallait pas tenir un blog mon vieux. Et, tant qu’à me traiter de raciste, dites moi donc sur quel propos vous vous fondez.

    Ou alors ne venez pas chougner comme une gamine quand on vous traite de « mouton » en jouant le vierge effarouchée, exigeant qu’on vous explique en quoi vous êtes, effectivement, un gros mouton à la con.

    Non, restons gentleman, restons courtois. c’etait bien Milan?

    @ Véro la Bisontine

    Une soirée beer-pong pour la saint valentin avec des potes, ça vous branche?

    @ Charles baudelaire

    J’aime beaucoup de que vous faites.

    @ Philippe de Macédoine

    ne pas avoir envie d’argumenter c’est une chose, se donner la peine pour avoir un minimu de crédibilité c’en est une autre. Je sais bien que vous n’en avez pas grand chose à foutre de me convaincre, mais bon sang, qu’est ce que vous êtes flemmard sur ce blog!

    Comment, selon moi,l’idée nationale peut-elle nous protéger de la mondialisation, et pourquoi serait-elle la seule? D’ou ça sort?

    Du simple fait que la mondialisation est justement la mise à bas -ou en berne- des identités locales, qu’elles soient irlandaises, cherokee ou papous. Et que l’internationalisme de gauche fait pour des raisons évidentes le lit de cette même mondialisation (mise à bas de la notion même de frontière, déicisation du multiculturalisme, etc.) Je ne comprends pas pourquoi l' »idée
    nationale » est, pour bcp d’entre vous, si « puante ». Respectez-vous que le dalaï lama défende le droit pour son peuple de conserver son identité ethnique et culturelle, en faisant ainsi montre d’une effroyable attitude xénophobe à l’égard des chinois? Pourtant vous condamnerez tous, j’imagine, le fait que nos voisins hélvètes décident, de façon on-ne-peu-plus démocratique, de décider de leur avenir refusant la présence ostensible d’une civilisation allogène sur le territoire duquel ils sont souverains? Pourquoi? Pourquoi n’y a t-il rien de pire à vos yeux que le scepticisme vis-à-vis de changements qui n’ont jamais été réclamé par le peuple et qui pour vous coulent de source et doivent être acceptés? peut on penser différemment, être sensible à la question de la continuité de son histoire et de sa culture, être douteux des vertus obligatoires du multiculturalisme et de l’obligation d’être d’accord sous peine d’hérésie, sans se faire traiter de facho? J’ai des doutes.

    De toute façon vos univers douillets de bobos à l’abri s’effondreront tôt où tard. Que vous le souhaitiez ou non.

    • Guillaume Pascanet

      « Je sais bien que vous n’en avez pas grand chose à foutre de me convaincre, mais bon sang, qu’est ce que vous êtes flemmard sur ce blog! »
      Moi, j’ai été assez flemmard en effet, mais on ne peut pas en dire aitant de Diegosan, que l’on soit d’accord ou pas avec lui.

      « Du simple fait que la mondialisation est justement la mise à bas -ou en berne- des identités locales, qu’elles soient irlandaises, cherokee ou papous. Et que l’internationalisme de gauche fait pour des raisons évidentes le lit de cette même mondialisation (mise à bas de la notion même de frontière, déicisation du multiculturalisme, etc.) »
      La mondialisation est un phénomène occidental et même américain principalement. On retrouve dans le monde entier maintenant, les même musiques, les même films, les mêmes restaurants, les mêmes magasins…. Ce n’est dons pas vraiment du multiculturalisme mais l’édification d’une culture mondiale. je suppose que tu soutiens dans ce cadre les religieux saoudiens qui font la chasse aux pêres noël et cartes de saint-valentin.

      « Je ne comprends pas pourquoi l’ »idée
      nationale » est, pour bcp d’entre vous, si « puante »
      Ce n’est pas l’idée nationale qui est puante, mais sa récupération et son utilisation à des fins électorales, en laissant au passage un grand espace aux peurs et à la xénophobie. Apparemment, les français ne sont pas laissés prendre et ont pris ce Grand Débat pour ce qu’il est : un leurre.

      « Respectez-vous que le dalaï lama défende le droit pour son peuple de conserver son identité ethnique et culturelle, en faisant ainsi montre d’une effroyable attitude xénophobe à l’égard des chinois »
      Tu compares vraiment l’occupation chinoise du Tibet et l’émigration en France ? Dans un premier, cas, une occupation militaire depuis ans avec interdiction de toutes les traditions culturelles et religieuses et mise en minorité de la population indigène. Dans le second cas, une émigration souhaitée et provoquée dans un premier temps, largement maitrisée dans un second temps. Tu ne vois vraiment aucune différence ?

      « ourtant vous condamnerez tous, j’imagine, le fait que nos voisins hélvètes décident, de façon on-ne-peu-plus démocratique, de décider de leur avenir refusant la présence ostensible d’une civilisation allogène sur le territoire duquel ils sont souverains? »
      Je reconnais sans problème que cette décison m’a attristé, mais elle a attristé aussi beaucoup de suisses eux-même. L’identité suisse doit être bien fragile pour être mis en danger par 4 minarets.

      « Pourquoi n’y a t-il rien de pire à vos yeux que le scepticisme vis-à-vis de changements qui n’ont jamais été réclamé par le peuple et qui pour vous coulent de source et doivent être acceptés? »
      J’aime quand l’extrème droite défend la démocratie et la libre expression. On n’a pas le droit de se désoler du résultat d’un vote ? Tu es le peuple ? Tu sais ce qu’il veut ? Par exemple, il veut le maintien de la retraite à 60 ans, tu es donc pour ? Il veut aussi le maintien de la poste dans le secteur public, tu es pour ?

      « De toute façon vos univers douillets de bobos à l’abri s’effondreront tôt où tard. Que vous le souhaitiez ou non. »
      Je vis et je travaille depuis 13 ans en seine-saint-denis et j’ai grandi dans une ville moyenne de province à population ouvrière. Je ne suis pas moi même de tradition ouvrière mais je ne pense pas correspondre à l’idée du bobo qui est censé vivre dans un loft du centre de Paris et être travailleur indépendant ou profession libérale.

      J’aime mon pays, je suis fier de lui, j’aime son histoire, toute son histoire, ses pages les plus glorieuses comme les plus honteuses. Mais je ne pense pas que nous parlons du même pays.

      • @ mon vieux rance:
        on s’est mal compris, on sera jamais d’accord ou copain, quand je te parle d’Europe, j’inclus potentiellement la Turquie, ta merde sur les allogènes tu peux te la manger tranquille tout seul. Je suis d’accord pour m’occuper des minarets lorsqu’on m’infligera moins de clochers, moins de visites papales et moins de chretienneries pour lesquelles je n’ai pas plus d’affection que les islameries. Je préférerai toujours un « allogène » qui aime comme moi qu’in français qui hait comme vous.
        Je note que plusieurs personnes ont pointé le point godwin (cf-facho n’est pas le mot ect) sauf que votre discours est tres proche de celui de la droite nationaliste de l’entre deux guerre, un peu partout en europe et on a tres bien vu que c’est la situation qui faisait le larron. Donc j’assume.

        Par ailleurs, toujours la meme histoire: comme tout le monde se ligue contre l’extreme droite, ma bonne dame, c’est qu’elle doit avoir raison, et qu’il y a un complot mondialiste (vous savez, ce fameux complot, hier c’etait les youpins aujourd’hui c’est plus compliqué mais c’est pareil). Mais en fait non, si on se coalitionne contre vous c’est parce qu’on a VU, on a saigné et assez saigné de vos saloperies à base de gènes et de traditions.
        Vous parlez du peuple, de ce qu’il veut, mais vous refusez de voir que le peuple s’obstine à coller des grosses bananes à l’extreme droite, qui reve autant de grands soirs que les maoïstes français, c’est dire.

        ps:un bobo du 18eme

        ps2; pseudo gerbatoire

      • Grosso modo, c’est ce que je pense aussi Guillaume. J’aimerai que mon fils de 9 ans puisse évoluer dans une société française ouverte mais sûre. Ce que moi j’ai connu à l’école de la République, il n’y a pas droit. Il est donc dans une école privée. Pourquoi une situation si tendue? Et bien je pense qu’entre ceux qui exploitent nos peurs, et ceux qui les nient, l’immense majorité n’a plus la parole, ni de quoi se forger une opinion.

      • Guillaume Pascanet

        Raoulvolfoni : oui, je comprends que certains se tournent vers l’enseignement privé quand on vit dans certains quartiers.
        je trouve cela triste, et la politique actuelle renforce cette tendance en asphyxiant un peu plus chaque jour l’éducation nationale.

        On a tellement bien diabolisé les enseignants que plus personne ne soutient l’idée d’une politique éducative ambitieuse.

        Résultat : plus de mixité sociale, plus de rencontres, plus d’échanges, juste la, peur et le mépris, voire la haine qui montent chaque jour un peu plus.

        J’ai assisté hier soir à une réunion de quartier dans un secteur défavorisé. La vie des habitants y est très difficile : insécurité, dégradations, difficultés à trouver un logement…

        Petit détail pour nos « amis » : ces personnes qui se plaignent des halls d’immeubles envahis par des jeunes qui leur crachent dessus ou qui les agressent quand ils osent protester contre les dégradations de leur cadre de vie, ce sont des noirs et des arabes pour résumer.

    • Cher Lt, je reconnais volontiers que j’ai tort quand j’ai tort. Mais quand j’ai raison, j’ai raison. Les races n’existent pas, les ethnies ne sont pas des races, et ceux qui disent le contraire sont racistes.
      Il n’y a qu’une seule science, la science prouve qu’il n’y a pas de races, et la science est plus forte que l’idéologie.
      Quant à la courtoisie, « écorcher le cul », ça se pose là hein.

    • Philippe de Thrace

      Hier, j’avais la flemme. Mais aujourd’hui, comme tu t’es donné la peine de répondre à ma question, Lt., je ferai de même.
      Concernant la mondialisation (pour laquelle je n’ai ni sympathie ni antipathie particulière), je ne crois pas que ta définition soit la bonne. Les diverses que j’ai trouvées insistent sur l’augmentation des échanges et leur accélération, ainsi que sur l’intensification de l’interdépendance entre les différents points du globe. Tu peux percevoir la mise à mal des identités locales comme une conséquence de la mondialisation mais pas comme sa définition, il me semble. Que la mondialisation soit à l’origine d’évolutions dans les identités locales mettra tout le monde d’accord. Quoique, il y a deux siècles, on observe que certaines manifestations des cultures régionales « traditionnelles » se sont exacerbées proportionnellement à la construction du réseau de chemin de fer français. Tout particulièrement quant à la taille des coiffes bigouden ou alsaciennes.
      Mais ces processus culturels de la mondialisation, ils n’ont pas commencé hier. Ils sont à l’oeuvre depuis plusieurs siècles. Et sans eux, pas de pommes de terres dans la bouillabaisse. Car ces apports visibles de « civilisations allogènes », ce sont aussi, à l’origine, les chats domestiques, les abricotiers, le monachisme, les opéras (bâtiments et répertoire) ou le rock. Peu d’entre eux ont été « réclamés par le peuple » immédiatement. Et je ne parle pas du lexique français, qui est le meilleur exemple qu’admettre, même massivement des apports étrangers ne nuit que rarement à la langue elle-même et à sa richesse.
      Ce qui me gêne, c’est que la conception de la nation que tu semble avoir, ne prend pas en compte tout ça. Comment nier, qu’au bout du compte, toutes le civilisations sont allogènes? Quand l’une essaie violemment de priver une autre d’espace ou des moyens de continuer à exister, comme au Tibet, ça me choque. Mais l’intégration progressive d’éléments différents est une preuve et une condition d’enrichissement. Une preuve parce que dans la manière dont chaque chose est intégrée, et dans la culture qui se crée autour de cette nouvelle incorporation se manifestent les valeurs d’une nation bien mieux que dans le recensement des éléments soi-disant autochtones.
      Car contrairement à ce que pensent les nationalistes, une nation n’a rien d’éternel, et sa définition n’est pas fixement distinguée des autres par une frontière nette et étanche. Je pense que beaucoup de gens du Roussillon se sentent à bien des aspects beaucoup plus proche d’un catalan que d’un normand. Et être irlandais, papou ou cherokee, ne veut pas dire la même chose suivant le moment ou on se pose la question. Il y a encore 250 ans, être français c’était être royaliste, catholique, convaincu que le sang était seule cause de condition sociale, déjà un peu colonialiste, etc… Et de tous les changements qui ont renversé cela, je ne vois pas duquel on pourrait prouver qu’il n’a aucune cause qui vienne d’ailleurs.

      Et quand bien même. Tu peux penser que je suis un traître, mais si la France cessait d’exister, ça m’émeuvrait peu. Ce à quoi je tiens c’est à ses réalisations (la cathédrale d’Amiens, Rameau, les AOC…) et à (certaines de) ses valeurs (laïcité, république, son mode de vie, le cinéma ou la danse d’auteur, le droit à la santé ou à une éducation égale, etc…) Encore qu’elle ne soit pas la seule à les porter parfois. Mais je ne tiens pas à la France en tant qu’elle-même et que dans tout cela (réalisations et valeurs), peu de chose ont été faite en son nom.

      Un petit détail encore : La veautation n’est pas « on ne peut plus démocratique ». Tout d’abord elle ne prend pas en compte l’abstention. Ensuite je ne pense pas que des décision directes soient les meilleures; le travail certes obscur des parlements ou des divers représentants du peuple sur les lois protège -pas toujours assez – de l’émotivité et des mauvaises décisions des foules. Enfin, la démocratie n’est pas le pouvoir de la majorité mais de tous. Sinon 60% de gens pourraient décider de spolier/assassiner/humilier les 40 autres % et ce n’est pas l’idée de la démocratie que je me fais.

      Je conclurai par une boutade: Pour quelqu’un qui semble si attaché aux identités locales, m’appeler Philippe de Macédoine et pas Philippe de Thrace est une erreur extremement
      ment vexante.

  34. Un bon résumé de ce que j’en pense

    • (pour les jeunes qui découvrent ce discours, la question n’est pas la personne de FM, mais ce qu’il dit. Je précise, au cas ou, pour nous éviter les longues digressions sur l’homme.)

      « Le nationalisme, c’est la guerre »

      Depuis toujours, partout, tout le temps.

      • C’est en effet un bon résumé.

      • Guillaume Pascanet

        C’est bien ce que j’avais retenu mais je ne peux plus être qualifié de jeunot depuis quelques temps déja.

        Il est symptomatique que la construction européenne ait été portée très largement par des dirigeants ayant fait l’expérience de la guerre, et que celle-ci marque le pas ou se résume à un marché économique depuis que ce sont plutôt des dirigeants nés pendant la guerre froide.

        On pense toujours que les 70 ans de paix en Europe occidentale sont évidents. Et pourtant, l’histoire nous montre que c’est plutôt l’exception que la règle. On avait un conflit majeur tous les 20 ou 30 ans en moyenne.

  35. Merci Antoine pour ce souvenir, malheureusement trop lointain.

    • Guillaume Pascanet

      Quelle classe !

      Je ne suis pas un fan absolu de Mitterrand, mais je le respecte infiniment.

      Un type haï par l’extrème droite comme par l’extrême gauche, c’est forcément quelqu’un d’intéressant.

  36. « Diego, libre dans sa tête »

    Et toujours vivant [leaull] ;-)

    Désolée pour cette référence Diego.

    Je découvre ce débat…Bravo pour ta persévérance.

    ET que tous ces jeunes lisent « Race & Histoire » de Levi-Strauss…ahh mais non, il est juif ?!

  37. cher DiegoSan,

    Je suis loin d’être toujours d’accord avec toi, j’ai une petite tendance à l’extremisme de gauche, mais je tiens tout de même à te féliciter pour l’effort dialoguaire.

    Très honnêtement, j’ai lu des raccourcis un peu facile des deux côtés (sauf Philippe, de Philippe je suis fan inconditionnelle), mais le beau brummel a atteins un degré de bêtise alarmant quand il s’est mis à parler d’âge. Par contre, sur ce fameux texte originel, j’y trouve tout de même une question intéressante, je me la pose souvent et je n’y trouve réponse, celle en fait qui sert de base à cet article, la contradiction entre l’idée de diversité et de métissage. Sauf qu’effectivement le terme de métisage est mal choisi

    En tout cas, tout ça fût assez intéressant, merci à vous, jeunes et vieux débateurs.

    • Merci Roro. Ce texte n’est pas inintéressant, loin s’en faut. Mais il oppose des points de vue extrêmes en faisant comme si un entre-deux n’était pas possible, c’est l’un des principaux reproches que je lui fais…

  38. oups ce commentaire est parti sans moi.

    (…) est mal choisi. Je n’aime pas l’idée d’une uniformisation mondiale. Quand je voyage, j’aime être confronté à des cultures différentes. Mais d’un autre côté l’idée du mélange international me plait quand même un peu, surtout l’idée qu’il puisse abolir les haines infondées et les injustices notoires… Pleine de contradictions cette fille.

  39. Philippe de Thrace

    Roro, l’étendue de mon embarras n’a d’égal que celle du prix d’inscription à mon fan club.

    Ton commentaire me fait penser à un très beau chapitre de Lévi-Strauss (je ne me lasse pas de le citer, c’est un des trois livres que j’ai lu), dans Tristes tropiques, où il se désole de ce paradoxe, par lequel on ne peux comprendre les cultures différentes qu’au moment ou elles sont devenues inoffensives pour la nôtre, c’est à dire déjà trop appauvries.

  40. Moi aussi, j’ai lancé un compliment et je n’ai même pas un droit à un merci…
    Sympa.

  41. Merci pour ce post (j’ai appris plein de choses, entre autre qu’un bon poney est un poney mort) et je suis toujours époustouflée de ta capacité à prendre le temps de répondre à tes détracteurs, c’est précieux (parce que j’apprends plein de choses aussi dans les réponses). Je passe toujours mon temps à reprendre les gens sur ce terme de race, qui anglicisme oblige est utilisé bien trop souvent dans le milieu médical, et ça me fait sortir de mes gonds à chaque fois.

  42. On pourrait te répondre que les scientifiques sont souvent pas très d’accord, et que de nombreuses théories scientifiques se sont avérées erronées.

  43. Je parlais pas de cette question en particulier. Je disais juste que l’argument scientifique n’est pas valable à 100% parce que même la science se trompe parfois.

    Je vais avoir l’air de dire ce que je dis pas, parce que moi sur cette question, je trouve que rien ne sert de polémiquer quand on est d’accord sur le plus important : l’égalité de tous les peuples, mais Guillaume, race et espèce c’est précisément pas la même chose.

    Après il est trop moche ce mot de toute façon, et j’aime pas les mots moches.

    Ca me fait penser que j’ai un vieux Que-sais-je nommé « les races humaines » qui traîne dans un vieux tiroir (trouvé shais plus où et récupéré pour voir). Je l’ai juste feuilleté, ça décrit principalement les différents types physiques. Mais, un jour je le lirais en détail,parce que j’ai l’intime conviction que j’y trouverais des commentaires limites.

    • Guillaume Pascanet

      Toute classification est stupide et tendancieuse.

      je me rappelle avoir lu une fois qu’il s’était organisé une exposition de différnds types physiques en partant de la Scandinavie jusqu’à l’Afrique équatoriale.

      On demandait aux gens de fixer la limite entre noirs et blancs. Chacun avait la sienne propre.

      • Guillaume Pascanet

        Roro : une classification des races me semble avoir toujours des relents de hiérarchisation, même inconscients.

        Et puis, il y a un tel passif historique dans ce domaine. Je pense en particulier à l’époque où l’on pensait tout savoir des gens en étudiant la forme de leur crane, ou bien si une personne était juive ou pas en fonction de la mesure de l’épaisseur du nez àl’aide d’instruments spécifiques.

  44. Nous sommes certainements d’accord sur le fond. Mais, je trouve ta première phrase trop radicale. Une classification n’est pas forcemment tendancieuse parce qu’elle n’est pas nécessairement hierarchisée. D’un point de vue biologique, il me semble qu’elle peut avoir un intérêt.

    Après, pour la plupart d’entre nous, ce concept est complètement inutile je te l’accorde complètement.

  45. Philippe de Thrace,

    Ton bel effort a produit un bien beau résultat. Auquel j’adhère sans réserves.

    • C’est toujours comme ça avec lui.

    • Philippe de Thrace

      Merci, merci…
      (c’est pas grave si tu ne l’a pas lu, Antoine)
      On redoutera quand même qu’une réponse soit en train d’être préparée, peut-être même d’une longueur exponentielle.

      Sinon, mon clavier m’a proposé trapitre pendant que je rédigeais. Ca pourrait te plaire, Diego.

  46. Après quelques jours de dédains bien mérités, je reviens. Quelques réflexion donc, en vrac :

    @ Guillaume : « Ce n’est pas l’idée nationale qui est puante, mais sa récupération et son utilisation à des fins électorales » ; là encore, j’ai bien ri. Dans un système démocratique, les hommes (« et femmes » devrais-je m’empresser d’ajouter pour être à la page) politiques ont plus ou moins pour rôle de se faire l’échos des préocupations de leurs concitoyens – je pense que vous m’accorderez ce point. Il est amusant de constater que si ces hommes (ou femmes ! – je n’suis pas machiste, vraiment) politiques se penchent sur des problèmes qui concordent avec votre idéologie alors « ils se font l’échos des voix du peuple » mais que si lesdits problèmes ne vous agréent pas « ils les récupèrent et les utilisent à des fins électorales ». C’est amusant, parce que, dans un cas comme dans, l’autre, de par le fait que nous soyons dans un système démocratique (avec toute les perversions de ce système que sous-entendent 50 ans d’existence), il est tout à fait normal que les politiques « récupèrent et utilisent » les problèmes et les craintes des « gens » pour se faire réélire, l’élection étant la seule sanction de leur action (ça peu praraître dommage, certes, mais ce n’est pas le débat et c’est normal : c’est comme des étudiants qui veillent plus à leurs notes qu’à ce qu’ils apprennent réellement). Quand les Verts surfent sur les peurs des citoyens, vous trouvez cela comment (il y a une énorme polémique en train de naître sur le fait que le réchauffement climatique n’est, au final, peut être pas dû à l’homme, ce qui, là encore, ne laisse pas de m’amuser) ? Et je vais vous faire plaisir, je vais citer Jean-Marie Lepen (rassurez-vous, ça n’m’arrive pas tous les jours : c’est juste pour vous faire plaisir à tous) dont j’ai aimé une phrase (une seule à vrai dire) : « la politique est un combat qui doit être loyal et les inconvénients de la censure sont plus graves que ceux de la liberté. »

    @ Antoine : rebondir sur le fait que j’ai dit « adolescente » au lieu d’ « adolescent », franchement, c’est d’un niveau…Dénoncer du sexisme là-dessus…

    @ Diegosan, mon grand pote : premièrement, tu pourrais me remercier : près de 120 commentaires pour ton petit billet, c’est pas mal du tout – j’dirais même que c’est un succès inespéré et que je ne suis pas peu fier d’en être la vedette.
    Deuxièmement, tu m’as déçu. Tu vois, je n’avais pas du tout aimé ton article sur Hexagone, mais je trouvais que tu te défendais pas trop mal quant à notre « affaire » (mes hommages à Charles pour ce qu’il a écrit sur ton dernier billet). Alors pourquoi tout gâcher en soulignant le mot « race » que j’avais utilisé dans mon tout premier poste ? Ne comprends-tu pas que tu tombes exactement dans ce que je dénonce depuis le début ? Ne vois-tu pas que cette allégation est ridicule et ne fait pas honneur à une pensée qui se veut « fine » et « modérée » ? Ne te rends-tu pas compte que tu es obligé de grossir les traits jusqu’à la caricature pour pouvoir trouver un angle d’attaque, pour trouver une prise qui te permette de m’attaquer et, encore et toujours, de me trainer dans la boue. Alors que jusque-là tu avais sû te retenir de la très tentante insulte « raciste » à mon endroit (d’autant plus tentante que d’autres ne s’en privaient pas), voilà-t’y-pas que, alors que je ne suis même plus là, tu t’y abandonnes en tout dernier ressort, alors même que le débat semble clos. Pas de bol pour toi, après une semaine d’absence, je reviens jeter un petit coup d’œil à tout ce qui s’est passé.
    « Je note d’ailleurs, puisque je m’étais abstenu jusqu’ici de le faire, que dans cette insulte originelle, il a utilisé le terme de « race ». J’ai depuis compris que ce n’était pas un hasard, et j’en mesure à présent toute la portée. » Toutes ces laborieuses réponses pour en arriver là… Tu avais si bien résisté… mais ça te démengeait tant. Et après, c’est toi et tes potes qui venez me parler de « finesse de pensée » , de ne pas penser « qu’entre des extrêmes », de ne pas « haïr « : mais regarde-toi ! Tu ne peux pas appréhender mon message et tu te livres donc, enfin, à ce que tu avais préalablement dénoncé (je te cite « cite-moi un seul moment où j’ai dit que t’étais raciste ») : me traiter de raciste. Je pense, pour ta défense, que tu t’es un peu emmelé les pinceaux, puisque ce débat sur les races etc. tu l’as avec le Lt. Kilgore, pas avec moi (mais bon, tu m’diras, on est tous dans le même camp, pas vrai ? le camp du Mal).

    @ Antoine, mon préféré : as-tu besoin que l’on te fasse un dessin pour t’expliquer en quoi il est normal qu’il y ait plus d’églises que de mosquées en France, que ce soit tant d’un point de vue historique que démographique ?

    @ Antoine, parce que t’es vraiment le meilleur : « si on se coalitionne contre vous c’est parce qu’on a VU, on a saigné et assez saigné ». Dans tout bon film américain il y a un vétéran du Vietnam qui vient nous rappeler la vision des charniers et l’odeur des tripes à l’air. Y aurait-il désormais, dans tout bon blog, un vétéran à la fois de la 1ère et de la 2ème guerre mondiale, de l’Indochine et de l’Algérie, voire même des croisades pour les plus téméraires ?…

    @ Philippe : je suis entièrement d’accord avec le fait que nos civilisations se soient construites par apports exogènes, et je suis persuadé que le Lt. Kilgore l’est aussi – et pour cause ! c’est indéniable (vous réutilisez-là un sophisme que j’avais dénoncé dans mon premier commentaire). Je pense qu’il sera encore d’accord avec moi sur le fait que cette réalité ne doit pas en occulter une autre : s’il y a encore tant de civilisations différentes, c’est parce qu’elles se sont défendues au cours des siècles (pour paraphraser ce bon Antoine dont le niveau de réflexion m’étonnera toujours, dans une certaine mesure « la nation, c’est la guerre »). Si les Anglais ne s’étaient pas bougés le cul depuis Hastings, alors on aurait pu attendre longtemps avant que n’arrive leur bel humour. Et, pareillement (pour reprendre votre argument, l’humour anglais n’aurait probablement pas vu le jour si les Normands et les traits d’esprit de Chamfort ou La Rochefoucault n’avaient préalablement traversé la Manche. Le fait qu’une société se défende n’implique pas qu’elle vive fatalement en autharcie – de la même manière (mais inversemement) que le disait je ne sais plus qui plus haut (peut-être était-ce diegosan), le fait de ne pas être « identitaire » n’implique pas nécessairement que l’on soit pour l’anéantissement des frontières ou la burka. Alors gloire à Frédéric II et Al Kamil, mais gloire aussi à Guillaume le Conquérant et Sitting Bull.
    Je vous rejoins également sur un fait qui me semble très important : quand bien même la France cesserait d’exister (telle qu’on la connue), Voltaire n’en cesserait pas pour autant d’avoir écrit. En somme, toute proportions gardées, Athènes, quoiqu’ayant périclitée en tant que Cité, n’en cesse pas moins de rayonner sur le monde et ses œuvres sont connues de tous. On peut imaginer que la France, après avoir écrit pas mal de belles lignes dans l’histoire, va ranger son ouvrage dans la grande bibliothèque de l’Humanité (oui, je sais, parfois j’aime me faire de belles phrases à la TF1). Il est cependant un petit peu frustrant, si tel est le cas, d’être contemporain de la décadence de son pays (si j’avais voulu être politiquement correct, j’aurais dit « transformation »).
    En bon libéral-nietzschéen que je suis (c’est un plénoasme), je considère les frontières comme des accidents de l’Histoire. Mais je n’en ai pas moins de la considération pour les réalisations de tels ou tels peuples ; et j’ai bien peur que la France qui a construit la Cathédrale d’Amiens ou qui a écrit les Fleurs du Mal n’existe plus – au profit de la France de Marc Lévy et Grand Corps Malade…
    (Puisque j’évoque les Fleurs du Mal, petite aparté à diego : c’est amusant que tu n’aies pas compris pourquoi Charles Baudelaire a choisi ce pseudo là).

    @ Antoine, mon amour : si je jouais, comme pas mal d’entre vous, les « vigilants », je relèverais que tu cites un revenant de la 4ème République et que tu es donc, fatalement, un affreux pétainiste…

    Je concluerai en reprenant Raoul Volfoni (dont le nom seul me le rend déjà sympathique) : « je pense qu’entre ceux qui exploitent nos peurs, et ceux qui les nient, l’immense majorité n’a plus la parole, ni de quoi se forger une opinion. » C’est exactement ce que je clame depuis le début : l’impossibilité de débattre est la plaie de notre société ; d’où, très précisément, ma critique initiale envers diegosan dont les idées ne me paraisse pas franchement orginales : nous avons besoin de gens qui apportent des points de vues différents et nous avons besoin qu’ils puissent le faire sans risquer d’être accablés d’injures – et il est dommage de voir le nombre de personnes injuriées au nom de la tolérance, ici ou ailleurs (ça me rappelle les missionnaires qui répendaient La Bonne Parole à coup de machette – oui Antoine, moi aussi j’ai vécu des conflits terribles).

    Finalement, je suis flatté que, sur ce « wall » (je n’sais pas comment on dit) soit enfin relevé et apprécié l’indépassable paradoxe entre diversité et métissage (indépassable si on tente d’appliquer politiquement les deux – tant qu’on laisse faire les gens, no souci). J’ai l’impression que, à la toute fin, le schmilblick a un peu progressé – et, diego, désolé, mais j’y suis plus pour quelque chose que toi et ton « Hexagone »…

    • Cette auto-satisfaction t’honore.
      Au sujet de la question de la race : je ne l’ai en effet pas relevée au début, car je trouvais hors de propos de souligner ce qui pouvait passer pour un simple abus de langage. Et oui, c’est bien le déroulement du débat qui m’a conduit à le faire. Contrairement à toi, je sais très bien qui a dit quoi et ne mélange pas tout.
      Je te signale à propos que ce n’est pas toi que je me suis défendu d’avoir traité de raciste, mais notre ami Taguieff.
      Une fois de plus, tu déformes les propos de tes contradicteurs. C’est plus pratique en effet pour arriver à la conclusion qu’on a fait avancer le débat.

      • Philippe de Thrace

        J’ajouterai même que parfois survie d’une culture et d’un Etat s’opposent. Des mutations dans l’armement nécessaire à la défense territoriale modifiant en profondeur les traditions. Je pense aux chevaux chez les indiens d’Amérique du nord, mais pas seulement.

      • Philippe de Thrace

        Merde pas à la bonne place. Le commentaire ci dessus complète la réponse ci-dessous.

    • Philippe de Thrace

      En somme, ravi d’avoir enfoncé des portes ouvertes. Enfin pas si ouvertes que cela, ou pas pour tout le monde du moins. Ravi aussi que ce commentaire dépasse le niveau de celui sur l’âge.
      Ceci dit, il reste un point chiffonnant : « s’il y a encore tant de civilisations différentes, c’est parce qu’elles se sont défendues au cours des siècles « . Le problème c’est le mélange entre civilisation, nation et culture. Ce sont les nations (ou plutôt les États, même si les deux se confondent progressivement) qui ont la possibilité de se battre par des guerres ou des lois pour rejeter tel ou tel « autre ». Parler de civilisation britannique, c’est étrange, par exemple. Mais bon, d’après ce que je lis tu ne crois pas que l’identité suisse soit menacée par une dizaine de minarets, c’est déjà ça.
      Pour info, je ne suis pas béat devant les réalités du « métissage », valeur à la mode qui se nourrit de stéréotypes et qui reprennent à un autre niveau pas mal de satisfactions exotiques qui étaient déjà à l’oeuvre il y a 150 ans. C’est assez appauvrissant quand c’est fait de manière superficielle, et pas exempt de dangers.
      J’aurais beaucoup aimé cependant que tu répondes sur le libéralisme et surtout sur la moutonnerie.

  47. Guillaume Pascanet

    Le beau Brummel.

    je ne répondrais que sur ton apostrophe à mon sujet. Où as-tu vu que l’identité nationale était un sujet qui passionne les foules ? Il a juste été utilisé pour faire peur en brandissant la menace d’une invasion islamiste et/ou arabe et/ou noire.
    ce n’est pas un sujet qui me fait peur et on peut en parler bien sûr. Qui sommes nous ? D’où venons-nous ? Qu’est qui nous constitue suffisamment pour que nous nous retrouvions sur des valeurs communes qui fondent un vivre ensemble ?
    Autrefois, on récitait « nos ancêtres les gaulois », on admirait l’image de Saint-Louis sous son chêne, la bataille de Bouvines, Jeanne d’Arc et tant d’autres images d’Epinal, certes naïves et pas forcément justes historiquement, mais qui ont permis de donner un destin commun à des Bretons, des Occitans et des Savoyards, ce qui n’était pas si évident à l’origine.
    Aujourd’hui, notre identité nationale repose sur plusieurs piliers : un hymne et un drapeau bien sûr, une langue, une devise que l’on ne devrait jamais négliger (c’est pas par hasard que Vichy l’avait supprimée), la démocratie, la tolérance religieuse, la laïcité, l’état-providence, l’humanisme, la philosophie des lumières. cette liste n’est bien sûr pas exaustive mais elle est déja conséquente.
    J’ai l’impression que c’est bien pare que certains de ces piliers sont contestés par certains que ce débat a été lancé comme un nuage de fumée. Pendant que l’on parle burkas et ramadan, on évite de parler de la remise en cause de la laïcité (le discours de Sarko au Vatican a été scandaleux mais révélateur d’un schéma de pensée), de l’état-providence (à contre-courant de ce qui se construite aux USA et en GB de manière amusante). On peut aussi prendre les réflexions sur la Princesse de Clèves comme une remise en cause des bases culturelles de notre pays.

    Tu dérives sur la terreur qu’inspirent les écolos aux personnes pour les influer, une sorte de fascisme vert en quelque sorte. C’est amusant, j’ai essayé de dialoguer sur un autre forum avec une personne proche de tes idées. Lui aussi s’inquiète d’une invasion musulmane (bon, à l’entendre, c’est carrément un complot islamique musulman en cours pour imposer un style de vie en France), crttique le modèle social français (il s’est d’ailleurs exilé en Suisse pour échapper à l’enfer fiscal) mais passe son temps à collecter toutes informations remettant en cause le principe du réchauffement climatique.
    Il semble bien que le GIEC ait des lacunes. Mais je serai quand même très surpris qu’il ait pu abuser tous les gouvernements mondiaux qui disposent eux-aussi de quelques experts. Or, à la notable et explicable exception de l’Arabie Saoudite, aucun gouvernement ne remet sérieursement en cause cette théorie.
    L’accusation de censure est franchement risible, quand on voit que le pricipal opposant français à cette théorie, Claude Allègre, a table ouverte dans toutes les rédactios des journeaux, radios et TV de France et de Navarre.

    • Philippe de Thrace

      Tu oublies Laurent Cabrol, qui n’en finit pas d’être agaçant…

      • Guillaume Pascanet

        Comment ais-je pu !!!!

        Tous ces « experts » qui viennent hurler à la censure dans tous les débats !

        Mais sur internet, les sceptiques du réchauffement te sorte toujours un lien vers l’analyse d’un spécialiste hongrois en anglais avec une annonce du type « la vérité éclate !!! »

        C’est déja très compliqué en français, je ne vais pas me taper un article scientifique en anglais.

      • Philippe de Thrace

        Le plus gavant, chez Cabrol notamment, c’est que tu sens bien à quel point leur opinion est motivée par le désir de ne rien changer à leur (notre) mode de vie. Et que finalement dans le doute, continuons à aller à la boulangerie en voiture, je peux acheter mon pain en pantoufles.

      • Guillaume Pascanet

        Chez allègre, je verrais plutôt une défense du scientisme, c’est à dire en la foi d’une amélioration continue du cadre de vie par le progrès scientifique et technologique.

        L’écologie sous-entend qu’au contraire, le progrès scientifique a aussi amené des dégradations du cadre de vie.

      • Philippe de Thrace

        Je suis d’accord.

      • Le problème vient surtout du fait que la climatologie est une science assez jeune et par conséquent assez « faible ». Je veux dire par là que ses assertions ne sont pas aussi indiscutables qu’un théorème mathématique ou que la loi de la gravitation. Pour ne rien arranger, ses premières conclusions se heurtent aux plus gros intérêts économiques de ce monde.
        Tout ça pour dire que, quand tu cherches à convaincre le « roi du pétrole », tu dois arriver avec des arguments en béton. D’où peut-être l’exagération et le pessimisme de certains résultats scientifiques, qui deviennent du coup plus facilement attaquables sur le plan de la rigueur scientifique.

        ps: désolé,ceci n’a rien à voir avec le sujet de départ.

  48. Tu bats des records en commentaires, Canard.

  49. @ Philippe : C’est-à-dire sur le libéralisme et la moutonnerie ? Chacun séparément ou celui-là comme étant la cause de celui-ci ?

  50. @ Guillaume : qu’est-ce qui justifie que tu me gratifies d’un « lui aussi s’inquiète d’une invasion musulmane » ? N’y a-t-il donc personne d’honnête sur ce foutu site ? A quel moment, bon Dieu, ai-je pu mériter qu’on me soupçonne de craindre une invasion musulmane ? Quelqu’un a-t-il le moindre indice pour venir étayer cette thèse odieuse ?
    Et je ne parle même pas de Diegosan qui se vante carrément de m’avoir soupçonné de racisme dès le tout début (ne vois-tu pas, diego, que ça ne change rien à la critique que j’ai fait par la suite – voire pire, que ça la renforce ?); sur la foi de quoi ? On se l’demande…

    • Quand le déformeur s’insurge de la déformation. Un point pour toi, je ne vois pas de psychose de l’invasion musulmane dans tes propos.
      Un non-point pour toi : je viens justement d’écrire que j’ai pensé que l’usage du mot race au départ était un abus de langage, et ne t’ai donc pas accusé de racisme d’emblée. Une fois que tu t’es référé à un texte qui admet l’existence des races, mon point de vue a évolué.

  51. Diego (je n’allais tout de même pas m’adresser à tout le monde et te laisser seul dans ton coin), peux-tu m’éclairer sur un point. Je ne comprends pas bien en quoi « l’utilisation du mot race » aurait pû être un « abus de langage »…

    Est-ce à dire que, quand Démosthène, au hasard, dit « libre est la race des poètes » il faut le dénoncer au Mrap ?
    Ou encore que la Halde doit faire interdire l’oeuvre de Flaubert à l’Ecole quand il déclare, entre autres : « la race des gladiateurs n’est pas morte, tout artiste en est un » ou « je crois avoir compris une chose, une grande chose, c’est que le bonheur pour les gens de notre race est dans l’idée et pas ailleurs ».

    Où as-tu vu, exactement, que le mot race était un gros mot ?

    C’est amusant : à force d’être vigilants, à force d’avoir des lumières rouges et des sirènes qui se mettent en marche dès que vous pensez voir le début du commencement du bout du nez d’un raciste, vous en venez, toi et tes amis, à appauvrir la langue française… C’est dommage.

    Je t’ai gardé ma meilleure citation pour la fin, parce que c’est un homme que j’aime et parce que tu pourras difficilement le taxer de racisme (encore que vu les cavillations dont tu es capable, je m’attends à tout) : « Les hommes de ma race viennent sur des bateaux sans ailes et sans yeux. » André Malraux.

    • Tout cela est une nouvelle fois parfaitement malhonnête. Compare-toi à Démosthène, Malraux et Flaubert si ça te fait plaisir. Je ne vois personnellement pas tout à fait la même dimension métaphorique dans leur œuvre que dans ta logorrhée fondatrice.

      • Hé bien va t’acheter des lunettes, un cerveau et du café puis relis tout ce que j’ai pu écrire jusqu’à présent – tu vas finir par être l’un des seuls à ne pas comprendre, au final (il aura fallu une semaine pour arriver à ce merveilleux résultat), que je ne sens pas l’once d’un début de commencement de racisme poindre en moi.
        Mais comme t’as l’air sérieusement borné et que j’imagine bien que c’est pas maintenant, après tant de commentaires, que tu vas remettre en cause ton jugement (j’ai bien compris que le courage et l’honnêteté n’étaient pas vraiment ton apanage), j’aimerais que tu apportes les preuves de ton infâme accusation – après tout, à toi la charge de la preuve.
        Et si tu es incapable de trouver dans mes textes la moindre de ces preuves (ce dont je ne doute pas), alors je vais faire comme toi : je vais te traiter de raciste sans raisons et de manière intempestive, en espérant, comme toi, que les autres n’iront pas vérifier et qu’ils me fassent confiance, comme ils t’ont malheureusement fait confiance.
        Tiens, allez, je commence : raciste!

      • Pour ce qui est du cerveau, essaie pour voir de faire une phrase que tu n’aies pas recopiée dans un livre, et on en reparle, mon grand.
        Je n’accepterai pas de leçon de compréhension de la part de quelqu’un qui a déformé mes propos ou m’a attribué ceux des autres dans CHACUNE de ses interventions.
        Au risque de ne pas te décevoir, ce qui m’ennuie vraiment, je n’ai aucune envie de me recogner l’équivalent des deux tomes des Frères Karamazov en beaucoup moins bien que tu as postés jusqu’ici. Les lire une fois m’a déjà été suffisamment pénible.
        Par ailleurs, je ne t’ai toujours pas traité de raciste, mon grand. J’ai dit que tu avais fait un usage du mot race qui me semble AU FINAL, à la lumière de tout ce qui s’en est suivi, révélateur d’une pensée qui n’est peut-être pas foncièrement, consciemment, ostensiblement raciste. Mais il me semble que le ver est indubitablement dans le fruit.

        Merci pour ces nouvelles insultes gratuites, grand signe de courage et d’honnêteté s’il en est.

    • Pan dans les dents, j’ai envie de dire, mais j’imagine que c’est déplacé? Ok je sors.

  52. Guillaume Pascanet

    Beau Brummel : désolé d’avoir pratiqué un amalgame trop rapide. J’ai été trompé par ton style très proche de celui de mon contradicteur habituel. Ce dernier est vraiment proche du FN et propage réellement des thèses sur une supposée invasion musulmane de l’occident en général et de la France en particulier.
    Tu ne penses donc pas que l’immigration musulmane sur une terre marquée par le christiannisme pose particulièrement problème. Je m’en réjouis.

    Je tiens à te reprendre sur le thème du colonialisme appuyé largement par les socialistes au XIX ème siècle. Double non-sens de mon point de vue.

    D’abord, le colonialisme est un phénomène bien plus ancien, qui avait pris corps sous l’ancien régime. Ce n’est pas parce que Louis XV les avait presque toutes perdues que l’idée coloniale avait disparu à cette époque. Il a bien sûr été bien plus intensif et systématique sous la IIIème république, mais les bases étaient là précédemment.

    Enfin, les socialistes en tant que parti politique constitué et surtout influent sont apparus trop tardivement pour en être tenu pour responsables. Tu aurais parlé de la gauche que ce serait plus juste, même si l’exemple de Clémenceau montre que ce n’est pas si évident que cela. Il ne me semble pas non plus que Jaurès ait été un fervent colonialiste mais je me peux me tromper sur ce dernier point.

  53. Guillaume, je suis très précisément en train de lire, également, le recueil des Correspondances de Clemenceau, l’un de mes hommes politiques préférés. Il n’est pas socialiste, mais radical gauche, ce qui est l’équivalent français de la gauche libérale anglaise. Ce fut l’un des adversaires les plus tenaces du colonialisme en vogue à l’époque, colonialisme bien soutenu par Jaurès et Ferry, socialistes eux. Il est bien entendu que ce ne sont pas les socialistes qui ont inventé les colonies, mais ce sont eux qui, les premiers (si l’on exclue les missionnaires religieux) ont justifié politiquement le colonialisme, ont démontré son bien fondé.
    Tout d’abord, ça permettait au pauvre paysan bourguignon et à l’humble ouvrier stéphanois de pouvoir s’acheter de temps à autres des oranges ou du chocolat, ce qui était une amélioration de leur niveau de vie à peu de frais pour eux.
    Ensuite – et surtout -, il était tout à fait naturel et « compassionnel » de vouloir étendre notre modèle civilisationnel puisque l’on partait du principe que nous étions à la « pointe » de l’Humanité : la France, qui « portait le lourd fardeau de la civilisation », avait pour devoir d’aller inculquer les bonnes manières à tous ces êtres alors considérés comme inférieurs et sauvages. Dans un tel contexte, il aurait été « égoïste » de ne pas le faire.
    Voilà donc ce que les libéraux dénonçaient à l’époque : une ignominieuse et fallacieuse jusitification de ce qui, jusqu’alors, n’était rien d’autre – et ne prétendait pas être autre chose – qu’une exploitation commerciale que permettait une temporaire supériorité militaire.

    Et, je suis bien content qu’il y en ait enfin l’un d’entre vous qui aie compris que, définitivement et à jamais, je ne suis pas membre du FN et que le racisme m’est aussi étranger que tout autre fanatisme paranoïaque.

    • Guillaume Pascanet

      Ferry n’était pas socialiste. Il faisait parti avec Gambetta des opportunistes.

      Moi aussi j’aime beaucoup Clémenceau qui bien qu’opposé aux socialistes était un fervent partisan de mesures sociales « révolutionnaires » pour l’époque. Il avait déja une visions de ce que devrait être une sécurité sociale, tout anachronisme mis à part.

      cependant, je reconnais qu’un certaine gauche était colonialiste alors que la droite était plutôt hostile. ces positions se sont ensuite inversées, le PCF étant par exemple anticolonialiste dès les années 20. Guy Mollet a relancé la guerre d’Algérie alors qu’il avait été élu pour l’éteindre, mais cela l’a discrédité lui et son parti de manière définitive.

      • Entèrement d’accord.

      • Philippe de Thrace

        Finalement, l’identité d’un parti politique, ne serait-elle pas comme l’identité nationale? Quelque chose qui s’interprète différemment selon les époques et le « bain » idéologique?

      • Guillaume Pascanet

        Tu as l’exemple des républicains et des démocrates qui ont quasi échangé leurs rôles aux USA dans les années 60.

    • « Et mes fesses … tu les aimes mes fesses? ». (BB).

      • Hey Diego, t’as raison « le ver est dans le fruit », c’est pas une insulte…
        T’es pathétique mec.
        Ta seule ligne de défense c’est « non mais j’ai raison et j’ai pas à me justifier, t’es qu’un sale menteur de toute façon ».
        Tu m’diras, toi j’m’en moques – j’espère juste que les autres, eux, n’ont pas perdu le fil et constatent bien que ce que tu dis est infondé, que rien, absolument rien, ne justifie que tu me dises de telles choses.
        Il y a un truc d’ailleurs qui est symptomatique et qui prouve que tu t’es bien rendu compte de l’impasse dans laquelle tu t’es fourré : c’est la première fois que tu fuis le dialogue, que tu refuses d’argumenter.
        T’as perdu et tu le sais – t’as mal joué : soit au moins bon perdant.

      • Le but d’un débat n’est pas d’arriver à un gagnant et un perdant. Si ça te fait triquer de penser que tu as gagné (tu le penses d’ailleurs depuis le début, cf. « faire la leçon »), grand bien te fasse.
        « Le ver est dans le fruit », non, ce n’est pas une insulte. « Raciste », « mouton », « t’es pathétique »… en sont.
        Je ne fuis pas le dialogue, j’ai exposé longuement mon point de vue, et répondu à chacun de tes posts dans le détail. La réponse ne te satisfait pas, tu veux que je la refasse ? Désolé, mais non – et ce d’autant plus que la lecture que tu en fais est systématiquement déformante.

  54. @ guillaume: « J’ai été trompé par ton style très proche de celui de mon contradicteur habituel. Ce dernier est vraiment proche du FN et propage réellement des thèses sur une supposée invasion musulmane de l’occident en général et de la France en particulier. »
    Vous ne parlez pas de moi j’espère?

    @ Diegosan: « Au 21e siècle, sur cette question, non, il n’y a qu’une vérité. » Gnagnagnagnagnagna. Oui, ô grand prophète.

    Bon, j’arrête de vous titiller, ça va vous faire jouir.

    @ guillaume encore: « La génétique a tranché en effet.
    Depuis la disparition de l’homme de néanderthal, il n’y a plus qu’une seule espèce humaine sur terre. »

    Super. différence entre « espèce » et « race »? Vous invoquez la science mais je doute que vous n’y connaissiez grand chose. Pour info, Au sens génétique une race est une population qui diffère dans l’incidence de certains gènes des autres populations, conséquence d’une isolation, le plus souvent géographique, ce qui n’a rien avoir avec une espèce. Lisez, je ne sais pas, Cavalli-Sforza par exemple, avant de lancer, comme à votre habitude, des assertions que vous pensez, par cuistrerie peut être, faire passer pour des vérités générales. A un niveau plus abstrait, le terme de race remonte d’ailleurs aux grecs qui n’y voyait pas affaire de couleur de peau. Bref, tout est question de sens et d’interprétation. Mais je suppose que ces considérations vous importent peu.

    @ le beau-brummel: vous croyez sincèrement que quelqu’un n’a pas perdu le fil à part le tenancier des lieu et le fieffé pongiste que vous êtes? Vous êtes optimiste.

    @ Philippe: Paradoxal. Si la France cessait d’exister, cela vous émeuvrait peu. Certes. Et ses « réalisations » auxquelles vous tenez, qui donc les ferait exister? Quand la civilisation qui les a produite s’effondre,vous croyez que ça reste combien de temps, Un tableau, une cathédrale ou une oeuvre littéraire, mis à part dans les limbes où viennent se perdre les cris de désespoir et les autels élevés à la gloire du monde?

    Sinon je trouve qu’on a un mois de Février un peu frais.

    • Guillaume Pascanet

      Il y a donc pour toi une race européenne opposée par exemple à une race nègre ou chinoise ?

      Instruis moi un peu.

      L’égypte pharaonique a disparu depuis plus de 2000 ans, et le monde entier se précipite encore dans ce pays pour en admirer les monuments.

      Février est frais, normal en hiver non ?

    • Kilgore, je ne suis pas persuadé que les Grecs Anciens, aussi intelligents qu’ils aient été, aient eu les mêmes moyens scientifiques que nous pour établir d’éventuelles différences entre différentes races.
      Niez la science tant que vous voulez. Vous ne risquez pas de me faire jouir avec vos mots, soyez tranquille.

    • Philippe de Thrace

      De même que les afghans on si bien protégé les bouddhas géants millénaires dont leur nation était dépositaire.
      Ah, on me dit que non, il y aurait eu un genre de glissement de terrain assez incommodant.

  55. Et c’est une bonne réponse de Philippe.

    Mon Lieutenant : alors je pense être le dernier à savoir de quoi il retourne, parce que le petit diego m’a l’air tout paumé.

    Diego, d’ailleurs : oui, il y a toujours un vainqueur dans un débat, cf. le premier de mes commentaires sur ton blog qui, finalement, me devient familier et sur lequel je compte bien rester quelques temps. Ce n’est pas juste le plaisir un peu malsain de venir te titiller quotidiennement, c’est que j’y ai découvert des gens intéressants somme toute et que, le flot d’injures passé, on peut discuter. Néanmoins, pour que l’on puisse discuter vraiment tranquillement, il faudrait que tu nous laisses tranquilles – tu pourrais partir stp ?

    • Beau Brummel,

      Vous vous croyez encore au Moyen Age ?

      Le plaisir que vous prenez à attaquer Diego et son verbe n’est-il pas le signe d’une nostalgie des combats médiévaux ?

      Il n’y aura de vainqueur que si vous acceptez un vrai combat. Mais ce n’est ps ce que vous souhaitez. Vous avez réussi à faire remarquer, vous êtes un champion dans ce domaine.

      • Guillaume Pascanet

        En passant d’un blog à l’autre, tu gardes un peu de verve poétique !

      • Je ne suis malheureusmt guère poète

      • Guillaume Pascanet

        La poésie, ce n’est pas forcément faire des rimes comme le démontre de manière éclatante Mme Polanski.

      • Tout à fait, un vrai poète n’est pas un simple rimailleur.

        C’est un voyant, un alchimiste du verbe, et un penseur spirituel.

        D’ailleurs, Baudelaire tourne mal par ici. N’aurait-il pas trop d’accointances avec un certain Ezra Pound ?

      • Guillaume Pascanet

        je ne saurais te dire, mes études en poésie se sont arrêtées en classe de première.

      • Spirituel Guillaume la Poèsie, comme tu le sais n’est pas affaire d’étude scolaire.

        Oui je sais je fais de la réthorique à 1 euro, sic

      • Guillaume Pascanet

        J’apprécie le qualificatif de spirituel. J’en rougis !
        Il aurait fallu que je développe mes lectures de poésie qui n’en sont de ce fait que scolaires.

  56. Charles Baudelaire

    Tiens, excellente idée cher Brummel !

    C’est vrai que, depuis quelques posts, les apports de Diego se font de plus en plus pénibles et apportent assez peu (paradoxal pour un mec qui dit aimer le débat…).

  57. Charles Baudelaire

    Mais, @ Philippe et @ Brummel : vous n’avez pas l’impression de vous contredire un peu tous les deux avec l’exemple des Boudhas afghans ? (ou bien est-ce une simple exception ?)

  58. Philippe de Thrace

    Personnellement, c’était pour démontrer que la nation n’est pas toujours la mieux plaçée pour « défendre sa culture ». C’est aussi le cas de la France qui néglige son patrimoine gothique jusqu’en 1850.

  59. Pareil que Philippe ; c’est, entre autres, ce qui fait que je ne tiens pas plus que ça l’Etat (sous n’importe laquelle de ses formes actuelles) dans mon estime.

    • Guillaume Pascanet

      Et tu vois quoi à la place de l’Etat ?

      Car depuis 1850, il protège plutôt efficacement le patrimoine gothique justement, alors qu’auparavant, il s’en servait comme carrière de pierres.

      Quand tu dis que tu ne tiens pas à l’Etat, et en précisant sous aucune des formes actuelles, c’est pour sous-entendre que des formes passées étaient préférables ?

    • Philippe de Thrace

      Alors je ne comprend pas ce que tu défends. qu’entends tu pas « Quand la civilisation qui les a produite s’effondre,vous croyez que ça reste combien de temps, Un tableau, une cathédrale ou une oeuvre littéraire, »
      quel est ton point de vue, le réponse à ta propre question?
      (je me permets le tutoiment, fais donc de même c’est le web 2.0 apres tout)
      parceque la civilisation qui a produit l’art gothique, elle n’existe déjà plus. ou si elle existe encore, elle est capable de survivre à la disparition des Etats qui l’incarnent aujourd’hui.
      Alhambra?

  60. Mes petits chéris, il va sans dire que je ne vous ferai pas ce plaisir. Il se trouve qu’en tant que personne âgée, mais pas encore tant que ça, j’ai de temps à autre l’obligationde m’adonner au travail, et je ne peux pas vous consacrer 100% de mon temps. J’attends donc que vous disiez quelque chose de nouveau pour apporter quelque chose de nouveau. Vous faites tourner les choses en rond en ce qui concerne ma position. Je n’interviens pas dans vos échanges avec Philippe qui fait ça très bien.
    Quant à vouloir à tout prix désigner un vainqueur, je vais devoir te donner raison sur un point mon Beau : âge matters, semble-t-il. C’est parfaitement puéril. C’est une conception lefebvrienne du débat. Au mieux, on peut trouver quelqu’un plus convaincant qu’un autre, mais sache que ce n’est ni à toi ni à moi d’en juger. S’auto-proclamer vainqueur ne sert à rien, à part à gentiment se caresser l’égo.

  61. Diego, ont t’as dit de partir. Laisse-nous. Tant que tu considèreras que je suis raciste (et viens pas me bassiner avec le fait que tu n’as pas expressément écrit ce mot : le fait que tu me soupçonnes d’avoir opportunément utilisé le concept de race et que je suis un fruit pourri suffisent) tout en étant absolument incapable de le justifier, je maintiendrai que tu t’es fourré dans une impasse dont tu ne pourras ressortir qu’en acceptant que tu t’es trompé à mon sujet. Et comme j’ai bien senti que tu étais incapable de faire ce pas là, hé bien je considère très sincérement et sans « triquer » que mon débat avec toi est clos et que tu t’es foutu tout seul dans la merde : t’as voulu jouer au malin, t’es tombé dans l’ravin.

    Et tu as fichtrement raison de laisser la parole à Philippe. Si j’étais toi, je lui filerais direct les clefs de la maison pour qu’il devienne le nouveau tenancier de ce blog – et je dis ça sans ironie aucune : il est, de loin, meilleur et plus juste que toi.

    @ Guillaume : je ne voulais pas dire que je regrettais tel ou tel modèle passé. Je voulais juste dire que, au fil de mes réflexions, j’en suis arrivé à me dire que l’Etat – à quelque moment de l’histoire que ce soit et où que ce soit – était nocif à l’individu dès lors qu’il se mêlait d’autre chose que d’assurer la sécurité et la liberté de ses citoyens.
    Je n’en suis pas arrivé là sous l’impulsion d’un instinct de rebellion qui pourrait carctériser mon âge ou pour faire l’original. C’est juste que je me suis progressivement rendu compte que l’un des pires maux de notre époque (c’est en tout cas mon point de vue) est l’infantilisation toujours croissante de nos sociétés. Partant de là, je me suis demandé comment redonner le sens des responsabilités aux gens. J’en ai conclu (et c’est là que je suis ouvert à vos apports si vous avez une meilleure solution) qu’il fallait leur redonner un maximum de liberté, le meilleur moyen selon moi de les responsabiliser à nouveau (une « éducation à la vie en société », genre cours d’instructions civiques pour la France ne remplacera jamais le soin que l’on apporte à ses propres choix et ce qui nous appartient en propre – je sais, c’est une vision pessimiste de l’homme ; j’ai retrouvé une phrase d’Aristote à ce sujet, en anglais, dsl : « Goods owned in common by a large number of people will receive little attention, since people will mainly consult their own self-interest and will neglect all duty they can fob off on to others. »)

    Pour résumer, je pense que la responsabilité est morte au profit de l’irresponsabilité collective et que, le seul moyen de s’en sortir, c’est de laisser aux gens la liberté de faire les choix qu’ils entendent et de s’engager là où ils veulent.
    Cela amènerait sans doute à communautarisme ou à une réorganisation par région et culture (je reste dans le débat), mais ça ne me paraît pas si mauvais que ça : le mal, pour moi, vient de ce qu’on n’est pas capable de se sentir impliqué dès lors que la communauté dont on dépend devient trop grande. Pour se sentir responsable il faut pouvoir constater les résultats concrets de ce qu’on apporte. C’est naturel. Mais c’est devenu impossible.

    Voilà pourquoi j’en suis arrivé à me dire que le minarchisme (un Etat qui ne s’occupe de rien d’autre que de protéger la liberté des individus et leur propriété), malgré les inconvénient qu’il implique, était plus souhaitable que toute forme d’Etat plus interventionniste.

    Tout cela est très résumé – je pourrais vous en parler des heures – et j’espère ne pas avoir ôté trop d’étapes du raisonnement.

    Si je vous soumets ça, c’est pour examen critique de votre part. Philippe, Guillaume ou le Lieutenant Kilgore, si vous avez une meilleure solution pour rendre les gens plus responsables et capables de se prendre en main, je suis preneur.

    • Tu rêves.
      Je ne t’ai pas traité de raciste, si tu n’es pas capable de comprendre les nuances de la langue française, essaies-en une autre, une moins compliquée peut-être.
      Tout ton discours depuis le début repose (et je fatigue un peu de le répéter) sur une distorsion des propos des autres. Dans ces conditions, le débat n’est pas possible. Tu m’en vois désolé. Si impasse il y a, c’est toi qui l’a créée par tes amalgames et interprétations erronées.
      Maintenant, libre à toi de continuer à te répandre sur ces pages, d’y « décider » qui doit rester ou partir, de qualifier ou disqualifier les uns et les autres, de te repaître de ta victoire imaginaire (autant de traits de comportements qui j’en suis sûr, te donnent une excellente image auprès du plus grand nombre).
      Quand tu auras fini, essaie juste d’éjaculer ailleurs.

    • Guillaume Pascanet

      Alors je ne suis pas du tout d’accord avec cette vision de la société pas si rebelle que cela puisqu’elle reprend les thèmes à la mode de l’assistanat et de la déresponsabilisation.

      Je suis d’accord sur le fait que l’on fait des choix dans la vie, et qu’il faut en supporter les conséquences, bonnes ou mauvaises.

      Cependant, la mise en accusation d’un Etat parasite me semble très déplacée, surtout quand on voit les résultats de cette politique aux USA sous l’influence des Chicago boys de Nicolas Hayek.

      Pour pouvoir faire des choix, il faut avoir les moyens intellectuels, sociaux et matériels de pouvoir les conceptualiser et de les réaliser.

      Dans un monde libéral comme tu le souhaite, ce privilège est réservé à un petit nombre de happy few, plus quelques uns ayant des qualités personnelles vraiment exceptionnelles.

      Les autres n’auront aucun espoir de promotion sociale, même si on leur laissera entendre le contraire.

      Tu sous-entend que l’Etat est trop présent en France, que nous sommes peu libres voire censurés, et que surtout nous sommes bridés. Implicitement, tu sous-entend aussi un déclin de notre pays, refrain bien connu depuis au moins la révolution française.

      Il se trouve que nous sommes la 5ème ou 6ème puissance mondiale avec juste 65 millions d’habitants. Un peu curieux pour un pays en pleine chute depuis 30-50-100-200 (rayez les mentions inutiles) ans.

      L’Etat, quand il remplit son objectif de protection sociale et de redistribution, permet normalement à tous les talents de s’exprimer ce qui est une vraie force.

      Par exemple, je trouve stupide que l’on ait quasi supprimé les droits de sucession. On va rapidement se retrouver à la situation des années 30, avec une concentration du capital entre quelques mains. Non seulement cette concentration n’a pas permis une amélioration générale de l’économie, mais elle a anihilé dans toute la société la volonté d’entreprendre et a amené à une sclérose et même à une hostilité entre classes sociales telle que l’on avait jamais vu. Avec le résultat final que l’on connait.

      Faire des choix, d’accord, mais comment ? Tu veux abandonner les plus pauvres à leur sort en pensant que cela les fera bouger, qu’ils accepteront de bosser 18 heures par jour ? Mais ils bossent déja dans des conditions épouvantables, entassés dans des ghettos, soumis à des horaires débiles pour des salaires misérables. Tu penses qu’ils n’ont pas envie de s’en sortir ? Qu’ils ne veulent pas une meilleure vie pour leurs enfants ? Que si on leur supprime les HLM et les allocs, ils se bougeront le cul plus qu’ils ne le font ?

  62. Guillaume, il est évident que je ne me réjouis pas du sort des plus pauvres, il faudrait être sacrément sadique pour cela. Je n’ignore pas non plus que leur situation – momentanément au moins – pourrait empirer et j’y suis également sensible. Et, puisque tu me parles d’Hayeck, je ne pense pas que les économistes du Mises Institute trouvent ça fendart de voir des clochards crever dans la rue (ça m’étonnerait franchement).
    Ca ne fait plaisir à personne qu’il y ait des malheureux (tous les êtres humains, voire même les animaux, sont doués d’empathie par la grâce des neurones miroirs – même moi).
    Mais, que je sache, on ne mène pas une politique « selon son bon plaisir » non ?

    Enfin, je ne vais pa m’étendre sur le sujet puisque, apparemment, tu ne considères pas que l’on soit de plus en plus déresponsabilisés : comme c’est le prémisse de ma « thèse », si tu n’es pas d’accord avec ça (ce que je ne remets pas en cause), alors on ne va pas pouvoir aller très loin. Note que ce n’est pas très grave et que je trouverais bien, un de ces jours, un mec où un bouquin pour creuser cette idée.

    Et puis tu termines en me demandant « comment (…) ? » : mais, justement, je cherche et c’est pourquoi je sollicitais votre aide ; puisque vous avez des points de vue différents des miens vous auriez pu me fournir quelque élément nouveau.

    P.S. : je me moque bien du « déclin économique » de la France ; je ne me targue pas d’un libéralisme « économique », mais d’un esprit « libéral » philosophique – pour résumer, je place, au-dessus de tout, la liberté. Et, je trouve que les libertés individuelles ne s’accomodent pas très bien du socialisme (les quelques exemples de Républiques Socialistes que nous offre le XXème siècle m’incitent à le penser encore plus) – mais là encore je serai ravi d’être convaincu de l’inverse (j’ai, à ce propos, découvert hier l’existence d’un texte d’Oscar Wilde intitulé : « L’Ame Humaine Dans Le Socialisme » où l’auteur explique, apparemment, que seul le socialisme permettrait le plein épanouissement de l’individualisme – je le lirai un de ces jours, parce que ça m’intrigue).

    • Si nous avons des solutions serions nous là à « débattre » stérilement sur un blog ?

      Ne soyons pas naïfs, cela arrange certaines personnes la pauvreté des autres, on n’est pas dans le monde de Oui Oui (pour changer des bisounours et autres polly pockets à poneys)

      Et oui, la politique, normalement c’est pour mieux vivre ensemble, donc elle devrait trouver des moyens d’améliorer la vie dans la « polis »

  63. Et diego, tu es d’une vulgarité…
    Je sens que je t’ai un peu énervé. Je vais donc essayer d’être pédagogue :

    Admettons que tu ne m’aies pas traité de fruit véreux non plus que tu aies sous-entendu que je suis raciste (de toute manière, il appartient à chacun de remonter dans tes commentaires pour aller vérifier, je n’me mouille donc pas trop), que me reproches-tu donc en fin de compte ?

    ***

    Sinon, j’ai l’autre méthode, la tienne :

    DIEGOSAN UTILISE DES TERMES IDENTIQUES A CEUX DE L’EXTREME DROITE. JE SAIS PAS POUR VOUS LES AMIS, MAIS MOI JE TROUVE QUE LE VER EST DANS LE FRUIT…

    Et à partir de maintenant je vais nier t’avoir traité de raciste ou de fruit « pourri ».
    On en a pour un moment, crois-moi…

  64. Guillaume Pascanet

    Reste à prouver que nous vivons dans un état socialiste.

    Ou à penser que les démocraties populaires (qui selon un mot fameux mais dont je ne me rappelle plus l’auteur n’étaient ni des démocraties, ni populaires)étaient socialistes.

    Mais dans les pays occidentaux, on débat pour savoir où doit se situer le curseur entre liberté individuelle et égalité.

    En France, l’accent est mis sur l’égalité, aux USA sur la liberté.

    Chaque système a ses avantages et ses inconvénients mais il est adapté au pays qui l’a engendré. Il est stupide donc de vouloir s’inspirer d’un modèle américain comme il serait idiot pour les américains de vouloir copier ce qui existe chez nous.

    On roule des yeux devant leurs armes en vente libre, sur leur système de santé inique, ils ne comprennent pas que nous laissions le président se réserver des soirées TV à sa convenance ou que le financement de notre de santé soit majoritairement public.

    mais cependant, ces deux systèmes ont leur logique et leur efficacité. Surtout, ils sont validés par la population.

    Au USA, il n’y a pas que des milliardiares et des SDF. En france, l’opinion est suffisamment libre pour manifester très régulièrement, le chef de l’état est transformé en marionnette à la TV, et le choix de son médecin est libre (ce qui n’est pas le cas chez tous nos voisins)

  65. Donc, finalement, notre liberté individuelle (en tant que ressortissant d’un pays riche s’entend, puisque un Congolais ou un Nord-Coréen aura un peu plus de mal, cela va s’en dire) n’est autre que la liberté de profiter de la diversité des systèmes dans le monde et que, si ce modèle ne me convient pas je peux toujours aller voir ailleurs.
    Pourquoi pas. Ca me va.
    Seul petit hic : je continuerais bien à manger le saucisson du haut-plateau ardéchois – et il est difficilement trouvable dans le Nevada…

    • Guillaume Pascanet

      C’est cette liberté qu’ont pris les jeunes traders français en allant bosser à Londres pour gagner plus et payer moins (d’impôts) et qu’ils ont suivi ensuite pour retourner en france soit quand ils avaient des enfants (crêche et éducation moins chères, allocations familiales) ou plus récemment quand le crash financier les a mis au chomage.

      De manière moins tordu, c’est aussi ce qui se passe sur les zônes frontalières, les Français vont bosser en Suisse ou en Allemagne, les Suisses et les Allemands viennent habiter en France.

  66. Hé Guillaume, dépose les armes un peu : je ne suis pas trader et mon libéralisme, encore une fois, n’est pas économique – que ça se traduise économiquement est seulement une conséquence qui me semble inéluctable si je veux rester cohérent, nuance.

    Mais l’exemple du trader peut nous fournir un bon exemple finalement : comment faire qu’un trader se sente impliqué dans la vie de la communauté française, comment l’empêcher de s’exiler fiscalement, bref, un mot, comment le rendre « responsable » ?

  67. Et tu ne règles pas mon problème de saucisson…

    • @ Beau Brummel:
      Je ne comprends pas vraiment ça :Mais, que je sache, on ne mène pas une politique « selon son bon plaisir » non ? En tout cas, pas à la suite de ton paragraphe. Tu m’éclaires?

      Ensuite par rapport à ton idée d’empathie, j’ai beau être plutôt humaniste , j’ai du mal à croire que tout le monde est doué d’empathie (en tout cas clairement pas à niveau égal). Ou disons que même si tout le monde l’est (en dehors des psychopathes, que je soupçonne plus nombreux qu’il n’y parait), chacun à, disons, un grille de partage différente. Quand certains (je?) se sentent en empathie avec absolument tous les humains qu’ils croisent, d’autres, par divers procédés de différenciations, ne le seront qu’avec une petite partie des humains. Bref, non, je ne crois pas que les divers économistes ou hommes politiques s’intéressent réellement du sort de tous.

      Dernier point sur le saucisson: un joli proverbe bien d’ici réponds très bien à ton problème: On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre (et, bien sûr, le cul de la crémière.)

      • Hé bien roro, il me semble que les débats laissent une place beaucoup trop grande aux sentiments et non pas à la raison.
        Je ne sais plus qui, Guillaume peut-être, a rappelé plus haut que le rôle des institutions politiques telles que le Sénat ou l’Assemblée étaient de préserver les citoyens de leurs réactions « à chaud ».
        Hé bien dans la lignée de Guillaume (j’espère que c’était bien lui) j’estime que les débats doivent être menés « intelligemmnent » et « à froid », c’est-à-dire que toute décision politique devrait être exempte de « plaisir » (pour reprendre l’expression royale reprise plus haut, à dessein justement de montrer le cocasse de la situation).

        Rien ne m’afflige tant, par exemple (et je suis désolé de prendre celui d’une élue PS, mais c’est le seul célèbre qui me vienne à l’esprit tout de suite maintenant) que de voir Martine Aubry verser des larmes quand le camp d’en face ne comprend pas ses arguments.
        C’est écoeurant de constater à quel point les débatteurs actuels usent de plus en plus d’arguments qui sont tous saufs des arguments : ils en appellent au cœur, ils prennent les accents de saintes qu’on immole, ils pleurent… C’est indigne pour des hommes « politiques » au sens large (ie. merleau-pontien) : la place autrefois accordée aux seuls idées cède sans cesse du terrain à la sensiblerie. Ce sera bientôt à celui qui pleure le mieux à la télé, au plus « émouvant ».
        J’espère que ce n’est que passager parce que sinon, peu à peu, l’Assemblée risque de perdre l’un de ses piliers fondamentaux rappelés ci-dessus : permettre de « dépassionner » les débats.

        Je fais une aparté sur Mittérand puisqu’il a été évoqué il y a quelques jours sur ce wall.
        On a crié au génie quand VGE répondît à Miterrand « vous n’avez pas le monopole du cœur ». Mais pour moi c’est une bêtise. Il aurait dû, plutôt que de dire « moi aussi j’ai un cœur ma bonne dame », en profiter pour s’extirper de ce jeu auquel voulait jouer Miterrand, en profiter pour expliquer que la politique n’a que faire du « cœur », que c’est affaire d’intelligence et de raison.
        Depuis cette célèbre affaire, il me semble que c’est perdu pour un petit bout de temps, puisqu’il paraît que cette phrase fut décisive : tout le monde parle « avec son cœur » désormais – ça semble une évidence en politique (la « peoplisation » des politiques, pous moi, s’inscrit dans cette logique).
        C’est très dommage.

        Voilà.
        J’espère avoir été clair sur ce sujet – je fais ce que je peux là, je suis un peu naze aujourd’hui.

        Quant à l’empathie, je ne puis qu’agréer au fait qu’elle est inégalement répartie dans la nature. Mais j’ai aussi envie de rajouter « comme tout le reste ». Rien d’étonnant quoi.
        Après, que cette empathie soit diversement « distribuée », qu’on la réserve à certains plus qu’à d’autres, cela me paraît naturel (il me paraît assez légitime d’avoir plus d’empathie pour sa mère, son père, puis ses amis, puis ses voisins, etc. : cette hiérarchie me semble normale et n’exclue pas que le dernier échelon, ie. le quidam, n’aie pas le droit à une part « d’attention »), mais également social : les Spartiates exigeaient que leurs fils tuent un ou deux ilotes afin qu’ils puissent ensuite être capables de se protéger et de protéger Spartes ; ça n’était pas très « charitable » pour les esclaves, mais ça l’était pour les jeunes Spartiates.
        Cet exemple est un peu sanglant… Je vais en trouver un autre…
        Tiens : le libéralisme économique (je reviens dans le sujet) est plus implanté dans les pays protestants. C’est parce que la valeur travail y est prépondérante et que l’accent y est mis sur la parole de Jésus « il vaut mieux apprendre à un homme à pécher que lui donner du poisson » : si l’on développe un peu, il est tout à fait charitable pour un protestant de prôner le libéralisme économique, ce que ne comprennent pas des pays latins comme la France – il y a deux conceptions « culturelles » de l’empathie qui jouent ici.

        Bon, je crois que je vais arrêter pour aujourd’hui.
        En espérant avoir répondu correctement roro – sinon, à demain pour de nouvelles aventures !

      • Tu sais que tu peux être agréable à lire, quand tu veux bien être courtois ?
        Sur la phrase de VGE, elle a été saluée comme un coup de maître sur le plan du marketing politique. C’est certes dommage, mais les campagnes sont, au moins dans leur habillage sinon sur le fond, avant tout du marketing. Dire qu’il faut gouverner sans passion, c’est bien, mais c’est impossible ou presque d’être élu sans user de ficelles de séduction. Les hommes ne sont pas que raison, et il est plus facile de les séduire par le cœur que par le cerveau.
        C’est bien pour ça que je m’en prends régulièrement à la comm sarkozyenne, qui fait monter le taux de marketing à un niveau jamais atteint, au détriment du taux d’idées. Et qui vise peu le cœur et beaucoup les intestins, ce qui est encore pire.

  68. Guillaume Pascanet

    C’était juste un exemple qui m’avait passablement agacé, surtout après avoir subi dans moults reportages la glorification de ces cerveaux en fuite chassés par le prédateur fiscal et social que serait devenu notre pays, ces jeunes gens oubliant comment a été financé leur formation et pourquoi ils sont de fait attrayants sur le marché du travail britannique.

    Il y avait eu aussi la menace d’exil londonien via ce nouveau mayflower que derait l’eurostar. Pitoyable quand on sait à la fois qui paye la formation des médecins, et quel système leur assure une très large clientèle.

    Je n’ai pas de solutions toutes prêtes. Si elles existaient, je pense qu’elles seraient à l’oeuvre depuis longtemps, vu que j’ai la faiblesse de croire que la majorité du personnel politique n’est pas constituée d’ambitieux incapables.

    Je pense que le monde en général, et l’occident en particulier, fonctionne selon de grands cycles économiques et philosophiques mettant en avant de manière successive égoïsme individuel-libéralisme économique et solidarité collective-étatisme.

    Comme la crise de 1973 et surtout celle de 1979 avait mis fin au cycle enclenché en 1945, je pense que la crise des subprimes est la fin du cycle initié en GB par Thatcher.

    • Beau Brummel,

      Ce que tu me dis là, je l’avais bien compris. C’est le lien avec les phrases précédentes qui m’intrigue. Tu dis en gros : bon c’est sûr la misère est là, ça ne fait plaisir à personne, mais bon on ne mène pas une politique à son bon plaisir.

      Il me semble à moi que s’inquiéter de la pauvreté d’une partie de la société, et mener sa politique en prenant en compte et en essayer de changer ce fait est, plutôt qu’une empathie inappropriée, l’une des principales « missions » d’un gouvernement. Celui, en général d’aider les plus faibles en fait.

      Après, le problème est toujours le même, disons « la corruption des esprits » et le problème reste le même avec ou sans Etat, finalement. L’idéal étant d’éduquer différemment la population (et là je te dirais, d’éveiller l’empathie le plus possible) de manière à ce que chacun pense aussi au bien collectif, si on arrive à cet idéal, les gouvernants appliqueraient la même logique dans la gestion de l’Etat. Après, ils deviendraient peut-être obsolètes, une population parfaitement éduquée devrait sans doute pouvoir se gouverner elle-même…

  69. Charles Baudelaire

    Attends Brummel, tu veux dire que les traders, malgré leurs cours d’instruction civiques, ne sont pas « responsables » ?

  70. L’anneau de Gygès mon bon Charles…
    Les études et le blé, aujourd’hui, c’est le pouvoir.
    Or toute personne ayant du pouvoir est ammenée à en abuser.
    Donc les traders se cassent et reviennent à leur guise, comme le berger de Platon…

  71. Beau Brummel: Tu veux bien développer sur l’infantilisation des gens? Parce que là, comme ça, je ne vois pas à quoi tu fais référence. (et du coup, dur de répondre)

  72. Philippe de Thrace

    On part gentiment travailler dans l’Essonne, et voilà… maintenant, je prends des notes en lisant.

    Un point agaçant, Beau Brummel : Peut-être même plus qu’à Diego ton injonction me crispe. On me refile les clés de rien. Je suis ravi d’être un des invités de ce blog, j’ai plaisir à prendre part aux discussions quand le sujet m’interesse (j’ai deux ou trois préférences), et je me complais à en rester là. mais ton jugement est teinté, malgré ton âge, d’un paternalisme gênant.

    Ceci dit, en utilisant « minarchie » ingénument, tu m’a fait marrer, puisque c’est un mot familier aux lecteurs de ce blog, dans une autre acception. « Minarque » a été inventé par Diego pour désigner notre président. Laule.

    L’infantilisation que tu dénonce, elle existe sans doute, je suis loin d’en faire un problème majeur, et encore moins fondamental. Dans certains cas, l’infantilisation est clairement souhaitée par quelqu’un qui souhaite contrôler quelqu’un d’autre, et faire un usage dévoyé de sa liberté. Je pense à la publicité, ou au management d’entreprises. Là où il y a infantilisation, il y a souvent prise de pouvoir.
    Ensuite, l’idée de restreindre les communautés de référence pour responsabiliser, ne me semble pas très solide. Parce qu’une des rares constantes ou quasi de l’histoire est la progression de la spécialisation. Chacun a une tâche, un savoir faire, de plus en plus spécifique et distinct, et de moins en moins de prise sur la tâche des autres. Du coup, je suis conduit, obligé, de faire confiance, à des personnes parfois très lointaines, parce que je ne peux pas contrôler, n’ayant pas le savoir nécéssaire, leurs tâches. (c’est aussi un peu l’histoire de la mondialisation, cela). et du coup je leur laisse la responsabilité de gérer un domaine auquel je ne comprend rien.

    Et puis je saisis encore moins pourquoi insister sur la liberté guérirait cette inclinaison à la déresponsabilisation. Veux tu dire qu’en laissant les gens libres de faire leurs erreurs ils apprendront par eux même? Comme quand ma mère a arrété de ranger ma chambre pour que j’en prenne la décision quand j’aurai expérimenté le chaos des jouets et des vêtements? Si c’est ça, d’une part, ma chambre n’a jamais été bien rangée depuis, mais j’ai développé plein de stratégies pour contourner peu efficacement le problème, et d’autre part, la capacité de nuisance de l’humanité est telle que j’ai vraiment pas envie d’attendre le désastre.

    Pour l’économie, et l’État, pas besoin d’en dire plus que Pascanet. Je vais en rajouter une couche sur l’empathie par contre. Elle n’a rien d’universel. Ton exemple des Spartiates et des Ilotes est démonstratif. On voit aussi comment, plus souvent que tu n’as l’air de le penser, la différenciation entre plusieurs groupes, les nous et les eux, peut oblitérer l’empathie envers les pauvres. Voire bien pire. Et qu’un gouvernement cherche à aider les pauvres n’est pas uniquement un acte de charité émotive. C’est aussi un acte de raison, car agir pour les pauvres/marginaux/exclus, c’est aussi faire du bien (pas seulement moral, mais en terme d’efficacité aussi, et de facilitations des rapports sociaux) à la société entière. D’ailleurs je ne crois pas qu’il soit sensé d’opposer (ce qu’on entend souvent dans l’éducation par exemple) aider les moins avancés et motiver les plus prometteurs.

    Je ne sais pas si c’est en lien avec le protestantisme, mais un des mantras des américains est « la libérté te rend tout possible si tu t’en donnes la peine » c’est à dire que pour eux la réussite dans ses objectifs est avant tout une question de volonté et de valeur personelle et te responsabilise dans ta situation (si je suis un gros loser, c’est de ma faute, pas celle de la société, à moi seul de me démerder). Mais en même temps elle ne se place pas du tout sur le terrain des conséquences des actions faites pour atteindre cet objectif. Oui tu peux faire venir ton sifflard ardèchois par avion si tu veux, mais tu ne te demande pas combien de kérosène a été gaspillé dans l’opération. pas la meilleure responsabilité non plus.
    Finalement, être responsable pour soi et responsable pour le groupe sont deux choses très différentes.

  73. Guillaume Pascanet

    J’étais crevé hier soir, mon texte est quasi illisible par moment. Pour l’exil londonien, je parlais bien sûr des médecins libéraux.

  74. Et hop ! Je viens compléter le gang des dandys.
    Le Petit Brummel s’excuse, il a une migraine depuis hier soir, migraine que le match Lyon-Real, dignement fêté, n’a pas amélioré…

    Je vais donc tenter de répondre vite fait à sa place sur deux points :

    @ Philippe : le ton paternaliste et condescendant du Beau Brummel, que je connais plutôt bien, n’a d’autre objectif, que je sache, que de se marrer un peu et il serait temps que vous le compreniez. Le simple fait qu’il aie choisi pour pseudo « Le Beau Brummel » aurait dû vous alerter depuis longtemps et n’avait d’autre but que de vous faire enrager un peu plus. Il est très nécessaire d’avoir du panache dans ce genre de situation. J’estime d’ailleurs que c’est grâce à cela qu’il a réussi à pousser Diegosan à la faute (j’ai beau chercher Diegosan, je ne vois pas, dans ce qu’il a écrit, de quoi le qualifier de la sorte…).

    @ tous ceux qui débattent en ce moment : je vais vous ressortir une phrase qu’il m’a dite un jour, par provocation, mais qui, pour cynique qu’elle soit, n’en est pas moins assez juste et me semble opportune ici : « Une société n’a pas besoin que tout le monde puisse être médecin, elle a besoin de médecins. » (ne m’en veut pas Brummel).

    (Et ne m’en veut pas Charles si j’ai repris ton adresse mail…)

  75. Oh oui…

  76. Charles Baudelaire

    Mais plus on est de fous plus on rit non ?

    • Tout dépend de l’acception de fou. Sérieux, 1 seule adresse IP et 2 adresses mail pour 3 ? C’est vraiment la crise chez les jeunes actifs. Ou chez les jeunes schizo ?

  77. Oh oui…

  78. Diego, il serait bienvenu de faire un autre billet, sur un autre sujet, nan?

  79. Guillaume Pascanet

    Diego : Tu ne l’avais pas remarqué plus tôt ?

    Il(s) s’en vante(nt) presque.

    J’avoue que j’avais eu un doute, les styles étant très proches.

    • Je ne vois pas le mal partout. Le modèle Allain Jules / Parallax m’est étranger…

      • Guillaume Pascanet

        Moi non plus, mais là on avait soit affaire à quelqu’un qui appelle ses copains à la rescousse afin de mettre en boite un contradicteur, soit à un troll schyzophrène.

        Cela dit, la discussion a pris un tour relativement intéressant, c’est autrement plus subtil que Julles/Parallax.

      • Je te l’accorde. Tu noteras d’ailleurs que je l’ai admis moi-même, hier, quelque part. Pas toujours ceci dit, dans la mesure où moi, je n’ai toujours pas eu droit à une lecture objective de mes propos…

      • Guillaume Pascanet

        cela fait partie de la mise en boite.

        Tu remarqueras également qu’il(s) ne répond jamais à la totalité de nos posts mais sélectionne(nt) soigneusement les angles d’attaque.

  80. Et la paranoïa repart de plus belle…

  81. Je suis désormais le troll-schyzo-fruit-verreux : c’est reparti comme en 40 !

    • Guillaume Pascanet

      On dit « c’est parti comme en 14 », pas « comme en 40 ».

    • Tu fais beaucoup pour la promotion de la paranoïa, faut-il bien dire. Je note avec intérêt qu’une personne ne disposant pas des infos dont je dispose soupçonnait sur la seule lecture des interventions un nombre moins important d’intervenants qu’affiché.

  82. D’ailleurs Diego :
    – rien n’empêche, à ce que je sache, que plusieurs personnes utilisent un seul et même PC
    – il me semble que tu ne sais pas compter : il y a bien 3 adresses IP différentes, voire 4 si tu inclues le Lieutenant
    – la valse des adresses, j’aurais vraiment aimé que tu la relève avant (je dois dire que tu m’as un peu déçu sur ce coup-là…)

    • Rien ne l’empêche, non. Mais c’est assez peu crédible, surtout s’agissant d’une adresse IP de grande entreprise.
      Je n’inclue pas le Lt dans mes comptes, je pense qu’il s’agit bien (malheureusement) d’une vraie personne à part entière.
      Il y a bien 3 pseudos qui ont utilisé une même adresse IP. Et aujourd’hui 2 qui en utilisent une identique, différente de celle-ci.
      Quant à ma réactivité : comme je le disais à Guillaume, ce genre de soupçon m’est a priori étranger car mon cerveau de mouton n’est pas configuré pour ce genre de procédé. Ca m’a sauté aux yeux tardivement, lorsque j’étais sur la page dédiée aux commentaires et non sur ma page d’accueil où seuls les derniers apparaissent, sans mention de l’IP.

  83. Tu étais plus gentil que ça hier Guillaume, je suis un peu déçu…

    • Ah, en dehors de t’auto-congratuler, tu es également doté du pouvoir de distribuer les bons et mauvais points ? Mais quel personnage complet et plein de ressources, décidemment !

    • Guillaume Pascanet

      Le beau brummel : dommage que tu utilises le même qualificatif que Oscar Wilde à 2 minutes de différence.

      Je ne suis pas gentil alors que je souligne la qualité de l’échange avec toi ? Tu n’as pas souvent subi de vraies méchancetés dans le vie toi.

  84. Ton raisonnement ne serait valable qu’à une seule condition mon lapin : que Charles/Oscar ne puissent pas être dans la même « grande entreprise » que moi. Ce qui me paraît un tout petit peu arbitraire comme prémisse…
    Il supposerait aussi que je sois trop con pour ne pas y avoir pensé – ce qui serait malvenu compte-tenu du Double Diplôme en S.I. que je prépare actuellement…

    Mais bon, comme je vois que ça repart au vinaigre, je sens que, cette fois pour de bon, de guerre lasse, je vais arrêter de tenter de dialoguer avec vous. On ne pourra pas me reprocher de ne pas avoir essayé en tout cas.
    J’avais franchement essayé, mais là ça me gonfle d’avance de devoir tout recommencer…

    J’en profite pour te donner un petit conseil diego, avant de partir : Oscar a raison de mettre l’accent sur le « panache ». Il faut de l’humour et de l’ironie quand on débat (tu ne vois d’ailleurs toujours pas que « l’erreur » que tu as cru voir ci-dessus est justement faite exprès ?) – avec ça passent même les erreurs de jugement et la mauvaise foi. Bref : un peu d’humour que diable ! Ton blog y gagnerait beaucoup…

    • Je crois que tes leçons d’humour à mon endroit en feront en effet rire plus d’un, jeune comique.
      Je n’ai jamais dit que c’était « impossible », j’ai dit que c’était louche. 3 pseudos, 1 seule adresse IP, 2 adresses mail, décidément le compte n’est pas bon.
      Le petit « désolé d’avoir emprunté ton adresse mail » était à ce sujet particulièrement grotesque.
      Un double diplôme en quoi que ce soit n’a par ailleurs jamais été une preuve d’intelligence, Cher Catalogue de Libraire.
      Tu es toujours aussi gonflé de parler de « tenter de dialoguer ». Tous ceux qui ont participé en y donnant beaucoup de leur temps apprécieront.

    • Beau Brummel, Dandy de l’humour ?

      L’humour n’a pas besoin d’être souligné ou explicité

      Il est perceptible dixit Oscar. W
      devenu humaniste après un p’tit tour dans une certaine geôle

  85. Guillaume Pascanet

    « J’en profite pour te donner un petit conseil diego, avant de partir »

    Cette phrase me fait penser irrésistiblement à une réplique d’un sketch des inconnu : « Je m’en vais comme un prince ! »

  86. Le Lt. est bien effectivement un homme à part entière. Et vous?

  87. Guillaume Pascanet

    Je suis un homme entièrement à part.

  88. Tant que j’y suis, pour guillaume,

    « Il y a donc pour toi une race européenne opposée par exemple à une race nègre ou chinoise ?
    Instruis moi un peu. »

    Si vous demandez gentiment…
    Visiblement, c’est le terme « race » qui vous choque. Vous admettrez que tous les hommes ne se ressemblent pas alors que l’humanité peu être subdivisée en groupe plus ou moins proche les uns des autres. Celà ne vous choquera pas si je dit qu’il y a plus de proximité génétique entre un Papou et un aborigène qu’il y en a entre moi et eux, et qu’à l’inverse un berbère est beaucoup plus proche de moi génétiquement que des deux zigitos cités plus haut. Il n’est nullement question d' »opposer » des races européennes et « nègre » comme vous le dites avec élégance. je ne vois pas beaucoup de scientifiques sérieux avoir opposé quoique ce soit -du moins depuis les années 30-
    par exemple dans « the history and geography of human genes » L.L. Cavalli Sforza identifie huit sub-divisions à Homo Sapiens. Subdivisions fondées sur les polymorphismes génétiques qui recoupent assez bien les phénotypes que n’importe quel individu doué de sens arrivent à différencier. Et si vous n’êtes pas foutu de distinguer un chinois d’un bantou, ne vos inquiétez pas, les médecins légistes, eux le peuvent. Alors, oui, vous pouvez nous parler de « groupe humain », de « phénotype », voir de « peuple », d' »ethnie », même si il y a la dedans une considération culturelle. Les scientifiques anglo-saxons, eux, disent « race ». C’est uniquement une question de lexique. la science n’a rien à voir là dedans. Le politiquement correct, oui. Le poids de l’histoire sur les mots, oui. -je vous concède que le mot « race » n’est pas des plus propre depuis quelques décennies- Mais ce ne sont pas les réalités recouvertes par le sens d’un mot qui sont à blâmer. C’est:
    -soit la réalité elle même (dans ce cas vouloir « éliminer » les races prends tout son sens, i.e. le jour où il n’y aura plus qu’une race, il n’y aura plus de racisme, cf. projet hitlérien, cf. apologie du métissage)
    -soit l’usage politique des mots. Mais vouloir interdire un mot est également une forme de totalitarisme politique.

    A ce titre, vous pourrez toujours blâmer des gens qui parlent de « race », mais vous ne pourrez jamais:

    1) supprimer la réalité tangible qui est derrière, à savoir la diversité humaine.

    2) Eliminer la perception qu’on les individus lambda de cette réalité tangible (xénophobie, communautarisme, émeutes raciales, etc.)

    Sauf, bien sûr, à moins de supprimer l’humanité elle même, ce qui, quand on écoute certains homo festivus de gauche, ne semble pas si ubuesque que ça… (si vous n’avez pas compris cette dernière phrase, c’est que vous êtes de gauche, don’t worry).

    Enfin pour le petit rigolo – je ne sais plus lequel, peut être Diego?- qui nous affirmait péremptoirement que, depuis la disparition de Neanderthal, il l’existerait plus qu’une race humaine, j’ai oublié de préciser que cette assertion ne serait vraie que si l’hypothèse de l’interfécondité de l’Homo sapiens avec Néandertal était avérée. Cette hypothèse étant encore minoritaire dans la communauté scientifique, le « la science elle dit que » d’entre vous qui m’a pondu ça ira s’intéresser à la poésie, au tricot, ou aux chanson de Lara fabian mais laissera l’anthropologie a des gens qui s’y intéressent. Merci.

    « L’égypte pharaonique a disparu depuis plus de 2000 ans, et le monde entier se précipite encore dans ce pays pour en admirer les monuments. »

    Parce que les egyptiens ont -de façon très élitiste, anti-égalitaire au possible, sans respect des droits de l’homme, bref, une infâmie non-républicaine à condamner- les egyptiens ont, disais-je avant de m’interrompre tout seul, pour seul but d’accéder à l’immortalité via des chef-d’oeuvres pharaoniques (ha ha) qui résistent aux millénaires.

    Mais dois-je vous préciser que le revêtement des pyramides a disparu car chourré par les paysans du coin, tout comme de nombreuses pierres, et que si le nez du Sphinx n’existe plus, c’est parce que les artilleurs ottomans s’entrainait au tir dessus? Bref, tout comme les bouddhas de bamiyan, les nouveaux habitants de la zone (c’est à dire les « envahisseurs », excusez pour ce vilain mot, venus de la péninsule arabique)n’en avaient que foutre de l’entretien de ces tas de pierres immémoriaux.

    Dois-je vous apprendre que seule la civilisation occidentale a inventé l’archéologie ou l’anthropologie, dans la soudaine exploration du monde qu’elle entreprend il y a quatre siècle? Avec les dérives qu’on imagine, pensez aux mesures anthropométriques des médecins de XIX ème. Mais cette curiosité de ma civilsation occidentale -la seule à avoir dominé et « unifié » le monde- est un épiphénomène dans l’histoire de l’humanité. les jivaros ou les hittites ne s’occupaient que moyennement de la préservation des coutumes de leurs ennemis. car l’instinct de préservation d’un peuple (ne vous inquiétez pas ça n’existe plus en France, d’ailleurs il n’y a plus de peuple, seulement une foule informe de consommateurs-citoyens avec ou sans papiers) c’est avant tout la préservation de SES particularités. Même si il peut éprouver une forme de CURIOSITE a l’égard de l’autre, il ne deviendra pas lui. Tout comme (attention, vous allez vomir)l’attribution par un préfet d’un permis de séjour ou d’une carte d’identité à n’importe quel bantouphone ne fera pas de ce dernier un européen, -en tout ca spas à mes yeux, j’imagine bien qu’aux votres, foules indifférenciées, si.

    Enfin je préciserais que la bonne connaissance des textes grecs ou latins vient du fait que notre civilisation descend quand pas mal directement de ces peuples. Cette filiation assumée et revendiquée depuis l’antiquité, puis à travers le moyen-âge et la renaissance. C’est ce qu’on pourrait qualifier de continuité civilisationnelle: Aristote ou Hérodote, et avec eux l’Egypte ancienne, n’ont pas cessés d’être aux racines de la civilisation européenne, leur oeuvre faisant partie de l’héritage culturel des clercs et des élites de façon ininterrompue depuis leur existence. (Au moyen âge Aristote ou Platon étaient étudiés dans les universités, contrairement à ce que certains vont m’avancer. Mais penchez vous donc sur de véritables « civilisations disparues » (ou la continuité à été brisée), comme les olmèques ou les hittites, et vous verrez que j’avais raison. Personne aujourd’hui n’est capable de connaitre ou comprendre quoi que ce soit à l’humour toltèque ou à la poésie maya. Et c’est aussi ça les chefs-d’oeuvres d’une civilisation. Alors repensez à votre exemple egyptien et maintenant, pensez à Notre Dame de Paris, abandonnée, recouverte de lierre montant sur ses pierres effrités, ce qui est à peu près le cas des pyramides (sauf pour le lierre, question de climat peut-être)et vous verrez que nous parlons de la même chose: d’une civilisation morte. ceci étant je crois, pour répondre à je ne sais plus qui qui disait, en gros « La france peut crever rien à foutre » suivi de « par contre j’aime ses chef d’oeuvre et sa littérature ».

    Voilà voilà, « pan dans les dents », vous pouvez aller vous coucher les morveux.
    Bisous.

    • Mais il y a moins de race de sapiens que de chiens, non ?

      Est-ce que la superiorité du nombre de race induit la superiorité de l’espèce ?

      Car dans ces cas là, l’espèce canine est sûrement supérieure à celle de l’espèce humaine.

      Imaginons ce genre de débat entre un rocweiler et un caniche.
      Euh les canidés n’ont pas de blog…En tout acs impossible de le prouver scientifiquement

    • « (Au moyen âge Aristote ou Platon étaient étudiés dans les universités, contrairement à ce que certains vont m’avancer. Mais penchez vous donc sur de véritables « civilisations disparues » (ou la continuité à été brisée), comme les olmèques ou les hittites, et vous verrez que j’avais raison. Personne aujourd’hui n’est capable de connaitre ou comprendre quoi que ce soit à l’humour toltèque ou à la poésie maya. »

      Oui, même que Sean Connery, James Bond, quoi,les a étudiés aussi (Aristote et Platon)et qu’il recherche un des livres très rare d’Aristote sur la Comédie et le Rire…et c’est comme cela qu’il apprend que le rire et l’humour (propre à l’homme et libérateurs ?)sont les ennemis de l’obscurantisme religieux médiéval Héhéhé
      Et tout cela est hautement connu ! Eyué

      Quant aux civilisations disparues, et à l’humour des Mayas, nous apprendrons un peu plus dans les prochains wikipedias, lieu de toutes les inspirations intellectuelles de certains bloggers.

    • Merci Kilgore, j’ai le nez bien dégagé maintenant, grâce à ton joli cours d’histoire.
      J’aime la façon de te justifier par 7000 ans d’histoire. La prochaine que je torgnolerai ma femme, je lui ferai valoir que 7000 ans d’histoire légitiment mes baffes …

      ps: « 7000 ans » peut paraître arbitraire, mais je me suis arrêté à l’apparition de l’écriture (en gros).

  89. Philippe de Thrace

    Les morveux indifférenciés t’emmerdent du cul. J’aurais pas mal d’arguments à t’opposer, mais à parler comme ça vraiment, tu m’en passe l’envie. D’ailleurs, visiblement, nos réponses ne t’intéressent pas. ça tombe bien, tu auras l’impression d’avoir gagné, et tant mieux, peut être nous épargneras-tu ta bile de roquet.

    • Pas mieux. Personnellement, tant que je peux me reproduire avec une Papoue ou une autre « zigoto » (respect dans ce mot, vraiment, c’est d’ailleurs le respect qui te manque pour faire de toi « un homme à part entière »), je considèrerai qu’elle n’a pas plus de différence avec moi qu’une Berbère, une Chinoise, ou tout autre être humain, si ce n’est son sexe.

  90. @ Philippe de Thrace: Bel échappatoire.
    @ Diegosan: Le « tant que je peux » en dis long sur votre état de misère sexuelle. 40 disiez vous?

    • Philippe de Thrace

      crois ce que tu veux.

    • Ahahah. Mais quelle finesse dans cette « attaque » de cour de récré, mon bon Lt. On aurait presque envie de répondre « ouais ben toi-même, d’abord ».
      Quant à Philippe, je ne crois pas qu’on puisse l’accuser de s’échapper, il a fait la preuve de sa capacité à discuter. Mais il a bien raison de fermer le ban face aux insultes.

  91. Guillaume Pascanet

    « Enfin pour le petit rigolo – je ne sais plus lequel, peut être Diego?- qui nous affirmait péremptoirement que, depuis la disparition de Neanderthal, il l’existerait plus qu’une race humaine, j’ai oublié de préciser que cette assertion ne serait vraie que si l’hypothèse de l’interfécondité de l’Homo sapiens avec Néandertal était avérée. »

    Ah non, c’est moi le petit rigolo. Comme j’ai grandi en lisant toute la série des enfants de la terre, j’ai longtemps cru que cette interfécondité était une réalité. Il semblerait que non selon les dernières études, les races étant trop éloignées.
    Et même si c’était le cas, on aurait juste vu l’émergence d’une troisième race qui serait la nôtre.

    « Parce que les egyptiens ont -de façon très élitiste, anti-égalitaire au possible, sans respect des droits de l’homme, bref, une infâmie non-républicaine à condamner- les egyptiens ont, disais-je avant de m’interrompre tout seul, pour seul but d’accéder à l’immortalité via des chef-d’oeuvres pharaoniques (ha ha) qui résistent aux millénaires. »

    la tour eiffel, le grand palais, l’arche de la défense, la pyramide des louvres… Je continue la liste des réalisations pharaoniques républicaines ?

    « Mais dois-je vous préciser que le revêtement des pyramides a disparu car chourré par les paysans du coin, tout comme de nombreuses pierres, et que si le nez du Sphinx n’existe plus, c’est parce que les artilleurs ottomans s’entrainait au tir dessus? »

    Richelieu, ce représentant de l’anti-france a aussi transformé en carrière de pierre la plupart des réalisations architecturales du moyen-âge. Le nez du sphynx avait déja disparu quand Alexandre le grand l’a admiré, tu confonds avec le Parthénon qui avait été transformé en dépôt de munitions par les Ottomans qui ont par ailleurs respecté les munments byzantins de Constantinople comme la Basilique Sainte-Sophie.

    « Mais cette curiosité de ma civilsation occidentale -la seule à avoir dominé et « unifié » le monde- est un épiphénomène dans l’histoire de l’humanité. les jivaros ou les hittites ne s’occupaient que moyennement de la préservation des coutumes de leurs ennemis. car l’instinct de préservation d’un peuple (ne vous inquiétez pas ça n’existe plus en France, d’ailleurs il n’y a plus de peuple, seulement une foule informe de consommateurs-citoyens avec ou sans papiers) c’est avant tout la préservation de SES particularités. Même si il peut éprouver une forme de CURIOSITE a l’égard de l’autre, il ne deviendra pas lui. Tout comme (attention, vous allez vomir)l’attribution par un préfet d’un permis de séjour ou d’une carte d’identité à n’importe quel bantouphone ne fera pas de ce dernier un européen, -en tout ca spas à mes yeux, j’imagine bien qu’aux votres, foules indifférenciées, si. »
    Ah bon, la civilisation occidentale est la seule à s’être intéressé à l’autre ? Il me semblait bien pourtant que les musulmans des débuts conservaient précieusement et traduisaient les classiques philosopiques et littéraires grecs et latins, à une époque où l’église réduisait à néans l’héritage de l’empire romain. On a bien compris que pour toi, il y a une supériorité de l’occident sur les autres civilisations. On remarquera aussi le profond mépris que tu as pour ce que devient notre pays.
    Tu crois vraiment que les civilisations sont immuables ? Si on fait remonter notre histoire à Clovis (soyons modeste, oublions Vercingétorix) on a 1.500 ans d’histoire. Tu crois possible qu’une civilisation puisse vivre en autarcie sans changer pendant une période aussi longue ?
    Bien sûr que nous avons changé durant toutes ces périodes, avant même les temps (pour toi noirs) de la République.
    J’ai probablement autant en commun avec un bantou (tu aimes beaucoup ce mot) d’aujourd’hui qu’avec un paysan du Berry au 11ème siècle.

    « C’est ce qu’on pourrait qualifier de continuité civilisationnelle: Aristote ou Hérodote, et avec eux l’Egypte ancienne, n’ont pas cessés d’être aux racines de la civilisation européenne, leur oeuvre faisant partie de l’héritage culturel des clercs et des élites de façon ininterrompue depuis leur existence. (Au moyen âge Aristote ou Platon étaient étudiés dans les universités, contrairement à ce que certains vont m’avancer. »

    C’est sûrement pour cela que la redécouverte de l’héritage antique au XVIème siècle a été qualifié de Renaissance.

    « Personne aujourd’hui n’est capable de connaitre ou comprendre quoi que ce soit à l’humour toltèque ou à la poésie maya »
    Ah mais cela, c’est parce qu’ils ne connaissaient pas les DVD. Dans le futur, les archéologues étudieront ceux de Bigard afin d’étudier l’humour français de l’an 2000. Tu es au courant sinon que les mayas existent toujours et ont encore de solides traditions ?

    Je me donne de la peine pour te répondre sans utiliser de qualificatifs désobligeants. Comment s’appelle ce topic déja ? Ah oui, le mépris.

    • Guillaume, ton abnégation m’impressionne. J’arrive personnellement au bout de mes réserves !

    • Guillaume Pascanet

      J’ai commencé plus doucement que toi. J’ai donc encore un tout petit peu de patience.

      Et puis, je suis plus à l’aise sur ce type de polémiques qu’en matière musicales ;)

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