Blogloc épisode 2 – Mes yeux pour pleurer

J’ai peur, j’ai très peur. Comment je vais faire? Par quel côté je vais attaquer ? C’est qu’il est fin le bonhomme… Je suis sûr que je vais écrire des conneries. Ça nous changera pas tellement de d’habitude en fait, mais là j’ai la pression. J’ai la pression, parce que Chulie, elle a plutôt cartonné son premier épisode. Comment je vais faire…

Je relis sa #blogloc chez moi, et je me dit (et je suis pas le seul), que ce type est un énorme escroc. Ouep. Tout le monde s’est dit que c’est moi qui a écrit son post, il a tout copité, dans toutes mes phrases, mes expressions, mes gimmicks. Je suis sur le cul. Je me suis auto-lu. C’est très bizarre. Alors j’ai décidé de me la jouer usurpateur et escroc, mais pas de la même façon.

Au début, je voulais coller plein de reprises de morceaux cultissimes et complètement inattendues, et puis ensuite, je me suis dit qu’il y aurait trop de morceaux et que ce serait pas pratique et qu’on n’en profiterait pas du tout. Alors j’ai essayé de faire autrement. Et présentement, au moment où j’écris, je sais toujours pas comment je vais faire.

En fait si.

On est un peu avant l’été et je croise pour la première fois Diego sur ce blog de connards. Au début, le bonhomme fait flipper parce qu’il commente beaucoup et bien. Ce qui est d’une rareté assez extrême quand on a l’habitude de vadrouiller sur ce genre de blog. Mais le truc le plus impressionnant, c’est que le bonhomme a un humour à l’acide qui manque rarement sa cible. Et ça, moi, ça me plaît bien parce que je me tape de gros fous rires devant mon ordi tel le geek notoire primaire. Mais ça me flippe aussi un peu, parce que je me dis que si je commente et que je débite une connerie, je vais me faire aligner à la vitesse de la lumière. Et puis en fait non. Mais ça, c’est parce que je dis des conneries, mais rarement.

Au fil des commentaires, on a commencé à bien se marrer (genre vraiment). Et puis on s’est retrouvé sur Touitteure, et puis on a lu nos blogs respectifs. Et puis on a continué à se marrer, et puis on a commencé à partager de la musique, des films et d’autres trucs comme ça. Et puis j’ai appris qu’il connaissait Idole-de-moi, mais pas juste comme ça, vraiment bien. Pour toi qui ne lis pas mon blog, Idole-de-moi, c’est Jean Fauque, aka un des paroliers les plus prolifiques de Bashung, aka le Monsieur qui fait des éboulements dans le dedans de moi-même quand je l’écoute. Donc là, bon bah, il a un peu fallu me réanimer.

Après, l’homme est fin mélomane. Mais y’a mélomane et mélomane tu vois. Y’a mélomane qui connaît plein de trucs qui te plaisent pas, et y’a Mélomane qui connaît plein de trucs et qui tape toujours dans le mille quand il te fait découvrir un morceau. J’en veux pour preuve l’exemple qui suit, qui m’a littéralement foutu par terre:

Je n’avais jamais entendu parler de Philippe Léotard, j’avais ouï dire de son frère à cause de la politique et tout ça, mais pas plus. Cette voix est incroyable. Elle est grave, rauque comme j’aime, elle sent bon le feu de cheminée. Elle est rassurante, chaleureuse, sécurisante. Elle est brisée mais elle est forte. C’est ce que j’aime chez ces gens-là, ils vont te chercher directement la poitrine et l’estomac.

Et puis quand j’étais dans la merde, Diego n’a pas hésité me filer un gros coup de main, partager ses contacts, alors que rien ni personne ne l’y obligeait. On s’était jamais vu, on se connaissait pas en fait. Bref, des gens comme ça, y’en a pas beaucoup. Au premier abord. Ensuite, je me suis retrouvé dans une merde noire, et il est venu comme ça, avec Ripit00 en Belgie (carrément) pour me sortir de là. Tu le croiras ou pas, mais ça remonte le moral. Genre fort. Et c’est très spécial comme sensation de rencontrer des gens dans la vraie vie, avec qui on s’éclate sur Internet, et de s’apercevoir qu’on est les mêmes et qu’on continue de triper. C’est très spécial aussi d’entendre des anecdotes en live sur Idole-de-moi, c’est génial de l’entendre parler musique parce qu’il est à peu près aussi fêlé que moi de ce côté là. C’est génial de l’entendre parler de Bowie comme je parle de Fauque. C’est génial aussi de se faire une musicothèque de plus en plus riche, qui sort de ce que j’ai déjà pu écouter auparavant. C’est génial de faire ce genre de rencontres, de cette manière là et de voir que sur Internet, les gens ne font pas que tricher et jouer avec l’image.

Bref, je suis arrivé au constat suivant : t’imites super bien le grand frère que j’ai pas eu. Mais bon, ça doit être l’habitude.

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Ce post est une usurpation, dans le cadre d’une opération d’échangisme de blog connue sous l’appellation de #blogloc, comme une coloc de blog.

La #blogloc épisode 2, c’est Diego-san qui écrit chez Chulie qui écrit chez Henri qui écrit chez Diego-san.

La #blogloc, c’est une façon de te dire que si tu aimes Henri , tu devrais aimer Chulie et Diego-san, et réciproquement.

La #blogloc, c’est aussi un complot mondial pour devenir des stars internationales du bloguisme, virer les fachos du Top de WordPress et gagner des milliards de dollars à la fin mais dans pas trop longtemps, mais ça c’est un secret, on peut pas t’en parler pour le moment.

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53 réponses à “Blogloc épisode 2 – Mes yeux pour pleurer

  1. Je précise que le titre est celui d’une très belle chanson de Nana Mouskouri. Si si. Bon, écrite par Gainsbourg hein, ceci expliquant cela…

  2. Guillaume Pascanet

    C’est donc l’histoire d’une rencontre et de la naissance d’une amitié et c’est beau.

    Cela fait du bien après l’invasion des dandys schyzophrènes.

  3. Je suis émotionnée.

  4. Moi aussi ça me touche en plein dans mon ptit coeur de gimauve.

  5. C’est marrant comme il nous fait tous flipper, Diego, quand on doit écrire chez lui hein… mais finalement on surmonte ça et on arrives à lui tirer des larmiches… C’est le pouvoir de la blogloc !

  6. Diego-San c’est une institution. Un jour Diego-San entrera dans le langage commun. On dira des trucs comme « la Diegotique » ou « Je l’ai diegosanisé d’une force! » et du diable si j’ai tort.

  7. Qui a dit qu’il était un escroc ?

    Bon les copains, je viens de me faire les 3 posts et c’est encore du lourd hein. Vous assurez du steak là.

    Pour ce qui est des premières impressions sur Diego, j’ai pas eu le même cheminement.
    Au début je me disais « Rolala comment il se la pète ce gars! ». Et puis après on est entré en contact, on s’est bien entendu et on a laulé, et depuis je me dis « Rolala, mais comment il se la pète ce gars !!! ». Mais j’aime bien en fait ;-)

  8. J’ai hâte de tous vous voir au Café Bonnie.

  9. #guimauve: c’est larmichant quand 2 hommes savent raconter leur amitié l’un pour l’autre :) j’aime bien.

  10. Comme tous, j’ai beaucoup aimé ce texte.

  11. C’est beau, vraiment beau. Et quand le paquet d’amazon est arrivé dans ma boîte aux lettres avec ce disque dedans, ben j’ai aussi passé un moment par terre, mais tu le racontes bien mieux. Et merci pour ça.

  12. Alala sacré diegosan ! S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Moi ce que j’aime bien c’est lui, c’est l’exotisme parisianiste qu’il représente. Philippe Leotard effectivement incontournable, d’ailleurs je me permets de lancer un appel, j’aimerais bien réécouter sa version de Saturne (de Brassens à l’origine) parce que je l’ai perdue… Et bien sûr, très beau post Henri.

  13. Belle histoire, belle amitié … on ne peut qu’être content pour vous.
    Mais une drôle impression de malaise en lisant ce billet (venant peut être d’une certaine incompréhension). Ce sale sentiment d’être un sale voyeur. J’étais pas prêt pour ça. Naïf ? Sans doute.

    • Je peux comprendre… Mais tout ça reste très bon enfant, quand même !

      • Oui, j’entends bien!
        J’ai « un peu » tendance à l’exagération par moment.
        C’est juste que ça faisait pas loin de 10 ans que je n’avais pas posé mes yeux sur un blog (ou autre entité web-ique du même style), et que je débarque un peu là, Je me sens comme Christophe Colomb. « Que disent ces indigènes ? Que veulent ils ? Ont ils une âme ? ». D’où parfois une certaine incompréhension des « codes » du milieu.
        Ceci dit, j’apprécie ton ton égo-maniaque ouvertement assumé quand tu abordes des sujets d’ordre plus général.

      • Ta tendance à l’exagération est bienvenue, car partagée !

  14. Va falloir un chausse pied pour rentrer tout ce monde chez Bonnie.
    Diego est un vrai connard, qui fréquente et agrège tout un tas de connards, et ensemble ils se préservent des gens biens, qui sont of course les plus dangereux.

  15. Bravo pour votre douce schizophrénie qui donne des lectures agréables.

    Je parcours la wordpressosphère et je suis choqué du nombre de site qui ne contiennent rien. Un ou deux articles, pas mis à jour depuis des lustres. Bref, du néant. J’ai contacté WordPress, mais rien à faire, ces éléments vides ne peuvent être supprimés que par leurs créateurs.

    Bref, merci pour votre blog que je suivrais attentivement :)

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