Les règles du Je

Bonjour les gens. Suite à un léger incident survenu samedi soir lors d’une mise de disques (rien de grave, j’ai juste débranché mon ordi à minuit deux et déchiré le chèque porteur de mon indécent traitement avant de le balancer à la gueule d’une meuf qui venait de me dire qu’elle ferait mieux avec son iPod : je t’en prie, la place est libre, branche ton iPod darling), je voudrais ici rappeler quelques bases du fonctionnement de cet outil de haute technologie – donc complexe et sensible – connu sous le nom de Diego (tout ou partie étant applicable à d’autres metteurs de disques, chacun ayant son propre rapport à la chose et donc son propre mode d’emploi).

1. Ce n’est pas mon métier

Certes, je te prends de l’argent, mais c’est surtout parce que ça les vaut et parce que je ne te connais pas, donc je vois pas pourquoi ce serait gratos. Ceci étant dit, je fais ça beaucoup plus pour le plaisir que pour la thune, j’ai un métier par ailleurs et je fais partie genre des 5% de Français les mieux payés. Même si ça ne suffit pas tout à fait à subvenir à mes goûts de luxe de snob, je m’en sors bien sans. Je suis donc tout à fait libre de te planter là avec tes ronds si tu me fais chier la bite.

2. DJ, ça ne veut pas dire pute en anglais

Ca ne veut pas non plus dire suceur de bite, ni de chatte ni de cul. Le côté jockey te fait peut-être imaginer des trucs, mais non. Dans la continuité du point 1, je ne suis donc pas prêt à tout pour de l’argent. Ou alors c’est très, très, très cher. Mon j’avale pas à moi, c’est je passe pas Helmut Fritz. Parce que c’est de la merde, parce que c’est même pas drôle, parce qu’il y a tellement de millions de morceaux mieux, que je vois pas pourquoi on se ferait chier avec cette bouse – entre autres, hein, c’est un exemple. J’avale pas non plus Claude François, Michel Sardou, David Guetta, undsoweiter.

Ca me rappelle un mot de mon grand-père corse, qui était naturellement croupier, et avait dit à mon oncle, qui lui avait emboîté le pas dans cette noble profession : « Tu fais un métier de larbin, pas de putain ». Tellement juste.

3. Trouver les gens c’est pas facile, parfois, un peu de patience.

Oui, il y a des soirées où ça roule tout seul, et tu te connectes aux gens direct, et c’est de la balle. Et puis il y en a où tu rames, où tu essaies plusieurs trucs, où tu vas un peu partout, parce que ça n’est pas évident. Parce que, souvent, le public n’est pas homogène. Tu en chopes 5 avec un morceau, et mystérieusement tu les perds au profit de 5 autres avec le suivant, alors même qu’il te semble évidemment dans la même lignée. Alors ça prend un peu de temps. Parfois aussi, les gens n’ont tout simplement pas envie de danser tout de suite, et c’est aussi con que ça. L’important, c’est qu’à un moment ça marche. Et ça marche toujours, à un moment.

4. Attention ! Tu n’es pas « les gens » !

« Les gens dansent pas ». « Ca plaît pas trop aux gens ». « Faudrait un truc qui fasse bouger les gens ».

Alors excuse-moi, mais là au lieu de me regarder moi, tu regardes la piste. Et tu constates qu’il y a des gens à qui ça plait, qui dansent et que ça fait bouger. Pas toi, dommage.

5. Les requests c’est possible, hein. Surtout de bon goût.

Il y a des DJ qui refusent toute request. Ca n’est pas mon cas. Contrairement à l’impression que je peux donner aux fritzomaniaques, je suis tout à fait ouvert aux demandes et essaie de les satisfaire, dans la limite des stocks disponibles, qui se trouve être globalement la limite de mes goûts, voire de ce que je trouve acceptable (oui, j’ai en ma possession des morceaux de merde, mais soit parce qu’ils me font rire, soit parce que ce sont des tubes parfaits devant la perfection desquels je ne peux que m’incliner – cf. mes pearltrees Tubes Parfaits).

Alors oui, je satisfais plus facilement quelqu’un qui me demande les Clash, Bowie, les Daft, Kim Wilde ou Baccara (la preuve) que David Guetta ou Cloclo. Et de toute façon, il faut te faire une raison : j’aime pas, j’ai pas. Et ne pouvant pas t’interpréter « Ca m’énerve » au micro (quoique, la façon dont je te réponds si tu insistes trop de façon désagréable est une forme de cover très personnelle de « Ca m’énerve », cf. le paragraphe d’introduction du présent post), il va falloir qu’on en reste là.

6. Les requests c’est possible, hein. Mais faut qu’elles veuillent dire quelque chose.

« T’as pas un truc plus dansant ? »

« T’as pas un truc qui bouge ? »

Alors là tu vois, considérant que je suis en train de sauter en l’air à en arracher la prise de mon casque, tu es un peu vexant(e). Ta question ne veut rien dire, et elle ne traduit même pas ce que tu penses. Tu t’es cru diplomate, mais c’est raté, le vrai fond de ta question étant « t’as pas un truc que j’aime ? ». Alors comme indiqué au-dessus, je suis prêt à faire des efforts pour te satisfaire, mais une request, ça doit être un minimum précis. Un artiste, un titre, c’est pratique, on se comprend tout de suite. Un genre, éventuellement. Mais « un truc plus dansant » que ce sur quoi plein de gens dansent et pas toi (cf. « tu n’est pas les gens »), non, ça ne veut rien dire.

7. Les requests c’est possible, hein. Mais c’est pas forcément dans la seconde.

Tu demandes un truc. Je trouve que c’est une bonne idée, et je te dis oui. En revanche, c’est pas la peine de rester scotché devant moi et de me rappeler que j’avais dit que j’allais le mettre. Parce que c’est moi qui décide, en dernière instance. Et que ton morceau, je vais le mettre quand je le sens. Quand je pense que c’est le moment. Que ça va bien là maintenant. Surtout qu’en général, ta spécialité, c’est quand même de demander du rock bien gras quand je viens d’en jouer une demi-heure, et que je viens de me lancer dans une petite séquence électro à la demande d’un de tes camarades. Un peu de patience, copain.

8. Les requests c’est possible, hein. Mais pas à chaque morceau.

Je ne suis pas un jukebox. C’est pas tes disques à la demande. C’est pas toi le DJ en fait. Donc n’arrive pas avec une liste de courses,  genre « je voudrais ça, ça, ça, ça et ça », et ne reviens pas à la charge toutes les 3 minutes avec une nouvelle idée. Ca va m’énerver assez vite, en fait.

9. Ton jugement, tu te le gardes.

Libre à toi de penser que je suis la dernière des merdes parce que « hann mais tu te rends compte il a même pas Helmut Fritz ni David Guetta » – je considère au contraire que c’est ma principale qualité. Inutile de me le dire. Si tu savais ce que je pense de toi, moi… Parce que franchement, aimer Guetta quand on a plus de 17 ans, ben excuse-moi, mais ça m’horristerne. Je comprends même pas comment c’est possible. Surtout quand on a grandi à une époque où Blondie, Bowie et Michael étaient en tête des charts, et quand la collec de disques de ses parents était forcément grasse de Kinks, Stones, et de grosses balles soul par centaines. C’est d’autant plus pathétique que quand je t’ai cédé et mis le seul vieux Bob Sinclar qui traîne dans mon ordi par je ne sais même pas quel truchement (un hacker, sans doute), ça a fait le four de l’année.

10. Tu peux ouvrir tes oreilles, deux secondes ?

Je ne prétends pas détenir à moi seul la vérité sur la bonnitude vs. la pourritude de la musique. J’ai cependant la prétention d’avoir une discothèque extrêmement bien garnie d’extrêmement beaux morceaux pas forcément connus.

(merci La Hyène)

Et l’une des raisons principales pour lesquelles je pratique le didjimze amateur éclairé, c’est le plaisir immense qu’apporte le partage, le moment où tu fais découvrir à des gens une grosse balle de sa mère qu’ils ne connaissaient pas. Et la pire des situations, c’est quand tu as en face de toi des gens conditionnés, qui ne bougent leur cul que sur ce qu’ils connaissent par cœur, et ferment hermétiquement leurs oreilles aux premières notes d’un disque inconnu d’eux, fut-ce la plus grosse boîte à claques de la création. Je fais des efforts, fais-en aussi. J’en profite pour te rappeler qu’un morceau, ramené à une vie, c’est vraiment pas long. 3, 4 minutes à passer. Détends-toi, tu aimeras peut-être le prochain, si tu en es capable.

Voilà qui est dit. Dorénavant, je ferai lire ça aux gens que je ne connais pas et qui me sollicitent pour musicalifier leurs fêtes. Ce sera plus clair.

Parce qu’en matière de musique, les deux trucs les pires, ce sont quand même les malentendus et les malentendants.

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71 réponses à “Les règles du Je

  1. J’ai jamais passé de disques. Mais de toute façon, vu ce que j’écoute, je pense que je pourrais mixer quand dans le service Narcolepsie ou Mauvaisehumeurologie de l’ hôpital d’à côté.

    C’est peut-être mieux pour l’humanité.

    Sinon Canard, Compagnie créole pour mon anniversaire. C’est o-bli-gé.

    • Laule. Pour les vrais amis, la négociation est toujours possible. A condition de signer un Non Disclosure Agreement extrêmement bien bordé juridiquement.

  2. La question c’est comment ces gens qui ont tapé »engager david guetta pour une soirée » sur gogole se retrouvent à imaginer que ca soit toi.
    Alors que bon le jour où tu porteras une casquette à strass n’est pas venu.
    Tu peux même te servir de ce post comme pub maintenant.
    #Conditions Générales d’Utilisation.

    • C’est bien mon intention. Au début je me suis dit, plus jamais pour des inconnus. Et maintenant je me dis que voici mes Conditions Générales de Vente, anéfé.

  3. tu es énormes Diegosan ! j’espère que les « gens » concernés liront ton post.
    tu pourrais me donner quelques noms de groupe/artiste du même style que la piste que tu nous fais partager dans ton post ? si la liste est trop longue tu peux me la mailer hein ;)

  4. Pas mieux, pas mieux. Moi remarque dans mes soirées de tapioles def que je faisait. les choses étaient plus claires, le droit de cuissage étant dans le contrat de base :-) Un jour une gentille folle m’a demandé du Madonna, j’avais des remix rares : Ah oui mais pas remixé. il revient après « t’en a d’autre ». Moi du tac au tac « faut sucer ». Il s’est exécuté :p

    Et là ça m’a l’air d’être un public + mainstream donc avec les risques du contexte. Comme la pauvresse qui vient de voir la NS à la Télé et veut la même chose.

    Tu as donc raison : impose tes conditions, sinon ils prennent MegaTubes.RAR et se demerdent.

  5. Tiens, ça me rappelle les principes pour les soirées groupe électrogène à la fac ou encore celle de mes amis où je passais des disques (oui, j’ai des amis qui aiment david guetta, ils ont d’autres qualités…)

    En mieux dit. Avec plus d’humour. Ou moins, c’est selon…

  6. Moi je votes pour un post où tu livrerais à nos oreilles ébahies (les oreilles ébahies c’est tout un concept) 10 ou 15 chansons « extrêmement biens mais pas forcément connues » d’après toi.

    (j’veux pas être chiante mais j’aimerais surtout de l’électro, de la funk, de la soul et du vieux rock.)
    J’plaisante ;)

  7. *vote
    (où avais-je les oreilles ?)

  8. (où sinon je veux bien juste le même mail que Sam_02)
    (et j’arrête le flood, je le jure)

  9. Ce morceau est juste parfait !
    Il m’a mit l’eau à la bouche : j’attendrais impatiemment le pearltree.
    Et pour patienter je m’en vais écouter d’autres chansons du groupe. Ca à l’air de promettre !

    • Ce sont des génies absolus, des fous, des « donnez-moi-l’adresse-de-votre-dealer ». Découverte récente, grosse claque. Et voilà pourquoi je veux que les gens ouvrent leurs oreilles, pour ne pas rater ça… Autre titre énorme = Moscow Nights.

  10. Pingback: A propos du didjimze éclairé (ou de l’amateur / partageur éclairé en général)… | Lemoluvi

  11. J’etais a la Miami Winter Music Conference y a deux semaines, beaucoup de DJ de renom.

    Beaucoup de grosses basses. Trop meme, pour mes petites oreilles fatiguees.

    C’est la ou je me suis rendu compte que les gouts en terme de musique qui fait HUMKS HUMKS sont differents outre Atlantique. Sont bien bourrins ici.
    Les Dafts me manquaient un peu je dois dire.
    Au lieu de ca, on a eu droit a pas mal de concert de marteau-piqueur et autres ponceuses a tympan en tout genre…
    Ou peut –etre que « je suis trop vieux pour ces conneries » comme dirait Danny Glover dans l’Arme Fatale 2.
    Si, j’ai decouvert A-trak, pas mal dansant, avec ca

  12. ..Et c’est qui Helmut Fritz?

    • Tu touches là l’avantage principal de ton expatriation, avoir échappé à cette ignoble tube intitulé « ça m’énerve », que je t’invite à youteuber par souci d’expérimentation (je ne peux décemment pas te le poster ici). Ca peut vaguement te faire sourire la première fois, mais c’est monstruyyyyeux. Et c’était nommé comme chanson de l’année aux Victoires de la Musique, quand même.

      • Je m’interroge..:

        -Victoire de la Musique ou Victoire sur la Musique?
        -Quelqu’un peut-il me sortir un exemple de Victoirise merite?

        • « Victoire sur la musique ». Enorme ! Oui, ben y a Bashung qui détient le record, ça compense pas mal de merdes…

  13. J’aime pas Bashung.

    CQFD.

  14. C’est moi ou P2L vient de dire qu’il aimait pas Bashung et CQFD dans la même phrase?

    J’ai tout qui brûle dans moi-même.

  15. On se calme les groupies, je plaisantais.

    Bashung, c’est pas mal.
    Tiens d’ailleurs je me ferai bien un de ses concerts quand je serai rentre, il joue bientot sur Paris?

  16. Mmmmh. Pourtant un bon pot pourri de Helmut Fritz (je dois bien avouer que j’ai dû googliser là) avec des morceaux de cloclo et BEP et hop, le tour était joué.
    T’es un peu psychorigide en fait, hein :)

  17. « Blondie, Bowie et Michael étaient en tête des charts » On parle bien de Frank Michael là ?

  18. J’aime énormément l’idée de déchirer un chèque et le jeter à al gueule de qqn, je te félicite, c’est très grand !

    • Légère impulsivité de ma part, mais assez jouissif, même si j’ai tremblé de rage pendant une demi heure après !

      • ‘fin … dépendamment du nombre de zéros, ça peut aussi faire très mal au cul!

        • Marian, dans la mesure où je ne suis pas David Guetta, ce qui aurait résolu le problème, le nombre de zéros est très raisonnable. Mais je suis sérieux quand je dis que je préfère pas de thune que jouer du Guetta. Ou alors, faut rajouter des zéros. En effet.

        • Tout homme (et/ou femme) a un prix!
          Aussi intègre et vertueux soit-il, ça finit toujours par « combien? ».

          Rien à voir, ou presque.
          Si j’ai bien suivi ton affaire, tu fais tout en numérique. Tu ne manipules pas vraiment des tables tournantes. Est-ce que ton logiciel met en scène un DJ numérisé (à ton effigie bien sûr) qui passe des vinyles ?

        • Je connais quelqu’un, je balancerai pas, qui a passé les Lacs du Connemara pour 1200 euros. Pas juste pour ce titre, hein, pour la soirée. Et ben moi je dis, mon prix pour ça ce serait beaucoup plus.

        • Bien entendu. Tu crois quoi ?

        • Pas grand chose, en fait!

  19. Je ne suis pas DJ (ouhlàlà, non), mais n’empêche…C’est tellement vrai, ce que tu écris…

  20. C’est vraiment pas mal The Feelies merci…
    Mais je vois qu’ils sont étiquetés new wave (sur wikipedia entre autres) ce qui me paraît franchement à côté de la plaque. La façon de poser la voix, ok, l’instru derrière par contre…hum.

    • Si wikipédia avait toujours raison, ça se saurait… Ceci dit, je suis, une nouvelle fois, assez nul en genres. Pour moi c’est du rock et pis c’est tout.

  21. Les « requests », si je comprends bien, c’est quand quelqu’un demande de passer une chanson ? Fallait-il vraiment inventer un terme pour ça ? (anglais, ça va de soi)
    Sinon, sans être fermé à la nouveauté, je ne suis pas sûr que les soirées soient vraiment, pour la plupart des gens, le lieu pour apprécier les musiques qu’on ne connaît pas. On « n’écoute » pas vraiment en soirée (l’écoute demande un minimum de concentration, voire même de solitude). La musique demande en général plusieurs écoutes pour être appréciée. Ca me semble assez naturel de « réagir » à ce qu’on connaît, même si c’est un peu « bête » c’est vrai.
    http://unoeil.wordpress.com

    • Qu’on réagisse à ce qu’on connaît, qu’on ait envie d’entendre des trucs qu’on adore, tout cela est bien naturel. Mais je ne suis pas d’accord sur le fait qu’on ne puisse pas apprécier un truc inconnu en soirée. Personnellement, c’est mon plus grand plaisir, que d’être subitement renversé sur un dancefloor par un titre jamais entendu auparavant. J’ai quelques souvenirs inoubliables dans le genre…

  22. Je trouve un peu fort cette position de se dire « je me fais avant tout plaisir à moi et si ça va aussi aux autres, tant mieux ». Certes ce n’est pas ton métier et tu fais ça pour le plaisir, mais dès lors que tu fais payer il est légitime « d’exiger » quelque chose de toi. Si je me « paye » Miles Davies pour une soirée, je le laisserai se taper un trip d’impro comme il l’entend, parce que c’est Miles Davies quand même, merde ! Mais si je paye un DJ, c’est avant tout pour que la musique tourne et qu’il fasse passer une bonne soirée aux gens qui sont là (même quand ces gens kiffent Michel Sardou), pas forcément pour écouter son grand style de DJ.
    En fait, n’ayant jamais touché de platine, j’avoue de toute façon que le métier de DJ est très mystérieux pour moi. J’ai du mal à comprendre pourquoi il y a des DJs « star ». Ont-ils un véritable apport de « musicien », de créateur, sinon leur talent à enchaîner les musiques dans un certain ordre et donner du rythme à la soirée (ce qui est un talent, je veux bien le concevoir, mais bon…) ? Y a-t-il un autre savoir faire que celui d’assurer le « raccord » entre 2 chansons ?

    • Attention, il faut bien comprendre que je donne mes conditions avant. Je ne fais pas croire que j’ai du Guetta plein ma musette. ET il se trouve que je n’ai jamais pas trouvé les gens.

    • D’ailleurs ce n’est pas « je me fais d’abord plaisir à moi ». C’est « je cherche d’abord à faire plaisir aux autres mais en n’utilisant que ce qui me fait plaisir ».

    • Salut Xix,

      J’ai bien aimé ton post, qui va assez bien avec Paris sous la pluie ce matin. Une vision assez pompidolienne du djisme, teintée d’une modernité toute sarkozyste, je salue là cette synthèse historique.
      La musique qui fait boum boum n’est pas de la musique, les dj ne sont pas des musiciens, et si t’es payé, c’est pas pour la ramener.
      J’adore.

      ps: c’est comment, en ce moment, les aprem à la Main Jaune ?

      ps: quand tu payes un dj, ailleurs que dans un mariage pourri, un bal de cambrousse (d’ou je viens), ou l’anniv de ton petit dernier, c’est pour qu’il réalise une prestation, qu’on appele un « set », en général un enchainement plus ou mois cohérent qui est censé attraper les gens comme le démon, parfois contre leur grés. Et pas pour faire ipod vivant.
      Quand tu vas à un concert, est ce que tu te léves bordel avec le doigt en l’air en demandant une chanson en particulier (au hasard: « LE LAC DU CONE steuplé michel) ?

      • Quand je vais à un concert, je vais voir un artiste et son univers. Je suis venu spécialement pour lui. Quand je vais en soirée (je n’y vais pas), je vais danser ou discuter ou m’éclater, dans un endroit où il y a de la musique, non pas pour découvrir les goûts musicaux du DJ.
        Ensuite, je n’ai jamais dit que le « boom-boom » n’était pas de la musique, ni qu’un DJ n’était pas musicien : je pose la question, en toute bonne foi : que fait un DJ ? Pour quelqu’un qui ne connait pas comme moi, je regarde un DJ et je le vois s’agiter, régler plein de choses, toucher à des boutons, caler des disques… et je ne sais pas à quoi ça sert. Est-ce que « mixer », c’est simplement enchaîner proprement 2 chansons (qu’elles aillent bien ensemble et qu’il n’y ait pas de rupture sonore) ou bien est-ce que le DJ fait d’autres choses, pendant les chansons par exemple ? Peut-il altérer les sons à l’intérieur de la chanson (supprimer telle piste sonore, augmenter telle autre, accélérer le beat sans toucher au reste intsrumental, ajouter une couche sonore, un bruit chelou, qui n’existe pas initialement dans le disque…) ? Est-ce qu’il créé quoi… Ou bien est-ce une sorte de « chef d’orchestre » ?

        • Ah ok ok, tu ne vas pas en soirée.

          Il faut bien comprendre que la notion de DJ a beaucoup évolué.
          Pour faire tres simple, les DJ font généralement 2 choses:
          – enchaines des disques, comme tu dis, soit de morceaux existants, soit de morceaux qu’ils ont eux meme fait (ou retouché) sur leur ordi à la maison. Cependant, meme s’il ne s’agit que d’enchainement, le tout doit avoir une cohérence, un crescendo … un peu comme lorqu’on va voir un acteur faire une lecture publique : on ne lui demande pas tel ou tel texte

          – ils fond de la musique « live », a l’aide d’ordi et de pleins d’appareils bizarres, bref ils créent de la musique pour tes oreilles

          – moi en général quand je vais en boite c’est pour écouter tel ou tel dj, et pas « pour aller en boite », endroit qui en général me fait CLB (© diegosan). En soirée chez des gens, c’est un peu différent, mais ça ne me viendrait jamais à l’idée (sauf si c’est mon pote diego qui mixe) de demander un morceau.

        • Oui il peut faire à peu près tout ça. Et il peut aussi enchainer du Brel sur du Ac/dc si ça lui fai plaise (c’est même hautement recommandé)

        • Xiv, je viens de vois ton blog (enfin le truc qui fait office de), donc j’avais raison, t’es un jeune giscardien, on va pas se comprendre.

  23. moi j’aime bien les lacs du Connemara *attend le lynchage* *et oui j’ai fait une école de commerce, cqfd?*

  24. Guillaume Pascanet

    J’aime pas Michel sardou mais j’adore chanter « les lacs du Connemara » à tue-tète avec mes frangins ou massacrer la chorégraphie d' »Alexandrie » de clo-clo dans les fètes familiales que d’aucun qualifieraient de ringardes.

    Je ne connais pas Helmut Fritz par contre, il ne passe pas sur France Inter ?

    J’apprécie ta probité totalement. Je déteste les personnes qui fqreient toujours mieux que le professionnel ou l’amateur éclairé qui officie

    • Guillaume & Surella : je suis dans l’obligation de vous dénoncer à la police. Je vous rappelle qu’aimer la moindre mesure de l’oeuvre de Michel Sardou est passible de 236 ans de goulag. Désolé. C’est absolument non négociable.

      • Guillaume Pascanet

        Je suis déja à l’abri à l’étranger et je vais faire appel devant la cour de justice européenne pour persécution musicale.

        Autre représaille : je ne te prends plus comme DJ pour mon mariage.

        • Ah ? Vu que j’étais pas au courant, je surmonterai !

        • Guillaume Pascanet

          C’était une surprise.

          On m’avait dit que tu faisais des quizz super sur les séries TV. Cela aurait été parfait après la jarretelle.

  25. Moi je dis qu’une soirée garantie 100% davidguettafree, helmutfritzfree et lacduconemarafree, ça laisse tout de même rêveur. Le 23 avril, donc, c’est bien ça ? (si je te glisse un bifton, tu passes « Tirelipimpom » ?)

  26. De la part d’un vieux maître hollandais : « Merci de ne pas avoir dit de mal d’un chanteur à succès plein de variétés et de tulipes ».
    Bien à vous, maître danseur, bien à vous.

  27. Bonsoir Diego, c’ est quoi cette chanson stp?
    Sinon, jaime bien ce que tu fais.

    • Ca s’appelle Punkin’Machine / I need you tonight, j’ai effectivement oublié de l’écrire. Pour info, si tu cliques sur « soundcloud », ça te conduit sur le morceau sur le site en question, où le titre est indiqué. Et tu peux même le télécharger. Ouala. Et puis merci, aussi !

  28. OUI, OUI et OUI.

  29. c’était où d’ailleurs « lameufquifaitmieuxavecsonipod » ?

  30. Pingback: The end has no end…(05/10) « vasistas?

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