De la fine-boucherie

La gauche française, ou plus particulièrement son toujours (n’en déplaise à certains) vaisseau amiral, le Parti Socialiste, souffre d’un mal paradoxal : elle a trop de talents – avec un S, oui – et pas assez de discipline, soit tout le contraire du camp adverse.

Je me fous bien de ce que vous pouvez en penser et de ce que chaque faction essaie de faire croire, mais oui, Martine Aubry, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, François Hollande (oui oui, François Hollande, dont la stratégie de travail sur le fond et de labourage intensif du terrain semble payer si l’on en croit sa percée dans les sondages de popularité), Bertrand Delanoë et quelques autres sont des présidentiables crédibles. Ils ont l’expérience, le sens de l’Etat et des responsabilités, la capacité de leadership, et d’autres qualités pour prétendre à la plus haute fonction de la République.

Le problème, c’est que talent rime avec ego, et qu’il est naturellement difficile à chacun d’accepter de s’effacer devant un ou une autre qui serait, à l’instant crucial, mieux placé pour l’emporter. Avec les conséquences délétères que l’on sait – cf. la primaire assassine de 2006 et l’incapacité chronique à serrer les rangs pour de bon derrière la candidate une fois celle-ci tranchée, certains ayant visiblement décidé de jouer le coup d’après (la patience des politiques pour atteindre leur but ultime à n’importe quel prix ne laissera jamais de me fasciner, moi qui suis incapable de supporter qu’un métro mette plus de 3 minutes à se présenter devant moi).

A l’heure où se joue le prologue de la prochaine primaire, et où l’esprit de responsabilité semble vouloir l’emporter – ce qui ne doit certainement pas interdire à quiconque de jouer ses meilleures cartes et tenter sa chance – au vu de l’unité affichée, il m’est de plus en plus INSUPPORTABLE d’entendre à longueur de conversations et de lire à longueur de tweets et de blogs des positions à l’emporte-pièce contre tel ou tel candidat, et en particulier l’un d’entre eux, présenté comme le mal absolu et un vulgaire Sarko Light, le camarade DSK.

Le TREY TREY MEYCHANT OGRE DE WASHINGTON

Loin de moi l’idée de vous reprocher, aux uns et aux autres, de déclarer vos préférences pour telle ou telle autre candidature, et d’expliquer pourquoi vous ne voulez pas de lui, c’est votre droit le plus strict. Loin de moi l’idée de prendre position pour lui.

Mais entendre et lire de la bouche ou de la plume d’authentiques sympathisants voire militants socialistes, ou de simples citoyens engagés ou simplement effarés par la présidence Sarkozy, que « jamais ils ne voterons pour DSK, plutôt crever toussa » (marche aussi avec d’autres, mais il est bien la cible principale de ces déclarations), ça me révulse, ça me dégopute, ça me diégopute.

J’entends vos reproches à l’encontre de DSK : oui, d’accord, il n’est pas franchement trotskiste. Est-ce que ça fait de lui le blanc bonnet de Sarkozy ? C’est un peu fort, non, de dire ça du père des 35 heures ? Vous croyez vraiment qu’un président Strauss-Kahn serait à la solde du CAC40 comme un vulgaire Sarkozy, sans aucune mesure pour contre-balancer le pouvoir économique ? Que sa politique économique et fiscale serait aussi injuste ? Qu’il poursuivrait le démantèlement des services publics et les coups de canif dans la couverture sociale du gouvernement actuel ? Et accessoirement, qu’il se trouverait une majorité PS et partenaires à l’Assemblée Nationale pour voter une telle politique ?

Une fois encore, je ne prends pas sa défense pour plaider pour ma paroisse, n’étant pas de ses fans hystériques (ni de ses haters, je l’admets), ni de ceux qui brandissent ses scores invraisemblables dans les sondages pour dire qu’il est l’homme providentiel. Si vous voulez mon avis à moi je que j’ai, et même si vous ne le voulez pas, le fait qu’on le donne à 59-41 face au Minarque n’a qu’une signification : c’est que contrairement à ce dont l’Elysée est persuadée, LA préoccupation des Français et le point sur lequel, toutes choses égales par ailleurs, se jouera l’élection 2012, n’est pas la sécurité ou l’immigration, « it’s the economy, stupid ». Et que sur l’économie, qu’on le veuille ou non, DSK jouit d’une image de compétence que personne n’égale dans ce pays, c’est un fait. Pas seulement parce qu’il dirige le FMI, mais aussi parce qu’on nous ressasse depuis 10 ans qu’il a été le meilleur Ministre de l’Economie des 20 ou 30 dernières années.

Mais passons, savoir si c’est vrai ou pas, je m’en branle, en fait. Ce qui m’intéresse, mesdames et messieurs les fines bouches puristes de la pureté de la gauchitude pure et parfaite, c’est ça : imaginons que c’est bel et bien le trey trey meychant DSK qui soit sorti vainqueur de la primaire. Et ça y est, arrive le moment que nous attendons tous depuis si longtemps. On est en mai 2012, c’est le second tour de la présidentielle. Tu as le choix entre un bulletin Sarkozy et un bulletin DSK (ça, c’est sous réserve que tu aies finalement été assez raisonnable pour ne pas prendre le risque d’un 21 avril épisode 2 – souviens-toi, « ouais Jospin il est pas mal mais il est un peu ci, il est un peu là, ouais quand même oui mais quand même quoi »).

Tu fais quoi, hein ?
Tu continues à faire la fine bouche ?
Ou tu choisis de laisser se poursuivre la boucherie ?

Moi je, j’ai choisi. Et j’aimerais que toi tu, tu sois capable de dire que DSK (ou Royal, ou Aubry, ou Hollande, ou quiconque) n’est pas ton candidat à la primaire. Mais sera ton candidat si les urnes en décident, au terme d’un débat digne. Et sera, je l’espère au plus profond de mes intestins, ton président.

Parce que BORDEL DE MERDE, on est quand même tous d’accord sur l’objectif, non ?

[EDIT] Je lis à l’instant dans l’Obs la chronique de Jacques Julliard, intitulée « L’hypothèse Hollande », sur les chances non nulles de ce bon François. Elle se finit par ces mots : « Ce sera bientôt l’heure de la gauche. Il serait paradoxal que son abondance de biens nous laisse dans le dénuement ». Comment vous dire que je like ?

49 réponses à “De la fine-boucherie

  1. De toute façon avec le fractionnement des voix (4 candidats Ps et 6 candidats UMP) on aura un 2e tour Joly-Le Pen, alors bon…

  2. Bon alors j’aurais dit tout presque comme toi, mais certainement en moins bien. Presque tout, hein.
    A mon sens la pensée économique de DSK n’est pas ce qui le démarque le plus de Sarko. Ce n’est pas ce qui fera pencher la balance de son côté, il y a bien d’autres sujets sur lesquels il peut se démarquer. Enfin je ne suis pas persuadé que son mandat actuel le place dans les meilleures dispositions pour aborder la course aux primaires (a priori ouverte aux sympathisants d’ailleurs).
    Mais sinon je suis intimement persuadé qu’il serait le meilleur candidat de 2nd tour, enfin celui qui serait le plus à même de l’emporter.

  3. Philippe de Thrace

    MERCI.

    Pour répondre au premier paragraphe, je reprendrai une idée que j’ai lu chépuhou, et qui a l’avantage d’amener de l’eau à mon moulin (mon moulin à vent) : C’est quand même trop con de s’interdire une candidature d’équipe. Personne ne conteste qu’il est impossible d’être compétent en tout, et c’est bien la mort de s’apercevoir qu’il n’y a pas assez de talents pour gouverner, mais trop pour remporter une élection.
    Pourtant j’ai l’impression tenace qu’on attend toujours un candidat messie, un surhomme/une surfemme, au point sur tous les niveaux (ce que nous vend notre minarque, au passage) à la fois capable d’être rassembleur et d’être en accord point par pont à chacune de nos convictions. Cette attitude que je ne me lasse pas de constater tant chez les militants que chez les abstentionnistes prouve une courte vue et/ou une grande prétention. Deux maladies chroniques de notre démocratie.

  4. et si l’objectif, aujourd’hui, était d’unir les gens de gauche, toutes tendances confondues autour de valeurs .
    et si l’objectif, c’était de penser aux idées au programme, à ceux qui poussent derrière, à leur formation, à leur promotion, plutot qu’aux tetes, aux gens, aux égaux, aux places à prendre ?

    • Je suis assez d’accord avec ça, mais ce n’est pas mon propos. Mon propos, c’est de dire qu’il faudra bien accepter le candidat désigné quel qu’il soit, et le soutenir sans faille, si l’on veut atteindre l’Objectif, la nécessité absolue de faire cesser le massacre.
      Il est illusoire de penser qu’on peut ne parler qu’idées quand on parle d’une élection reposant sur un scrutin uninominal. Tant qu’on élira une personne, cette question sera centrale.

      • oui, suis à 100% d’accord avec toi mais ton nom, ton bonhomme ou ta madame, devrait sortir apres,
        apres une union,
        apres des discussions, apres un programme,
        pour etre celui ou celle qui le porte le mieux
        tant qu’on continuera à penser aux gens et aux postes avant de penser aux idées, on ira dans le mur. Apres, oui, on aura un second tour…

      • Guillaume Pascanet

        Le coup du programme devant précéder le candidat, c’est pas le sketch de 2007 ?

      • Problème de calendrier électoral avant tout. Si les législatives primaient sur la présidentielle, on n’aurait pas ce souci …

        • Guillaume Pascanet

          C’est pas Jospin qui a inversé le calendrier électoral en 2002 ?

        • Possible … ce ne serait pas sa première connerie.

        • Oui. C’était d’ailleurs une idée portée par Hollande.
          Cela avait fait l’objet de vifs débats au PS. Je crois d’ailleurs que c’est à cette époque, en 2000 que des décisions très importantes ont été prises au PS qui ont pesé lourdement sur les 10 années suivantes ou il ne s’est plus passé grand chose. Le congrès de Grenoble c’était un peu le dernier avant le grand bordel, ou il a été question de politique: inversion du calendrier électoral, adhésion au social-libéralisme … des textes à relire post 2008 …

  5. Guillaume Pascanet

    Je réponds d’abord à Philippe au sujet de l’homme providentiel. Je pense que plus que la résultante d’une psychose collective, pas forcément absente néammoins quand on songe un instant à l’histoire de France (Napoléon, De Gaulle voire Pétain…), c’est surtout la résultante de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. C’est un cas unique d’élection du chef de l’Etat parmi les démocraties occidentales.

    Concernant DSK, qui semble avoir tes faveurs apparemment, je suis d’accord jusqu’à un certain point, il est diabolisé par les puristes de la gauche comme étant un bourgeois arrogant proche des pouvoirs financiers. Ce n’est pas qu’une caricature, mais elle est renforcée par sa position au FMI, organisme vécu par beaucoup comme celui imposant des purges ultra-libérales au tiers-monde dans un passé récent, et aux pays occidentaux touchés par la crise financière actuellement.

    A mon avis, Sarko l’a vraiment mis de côté en le faisant nommer au FMI, en le marquant de ce sceau infamant pour beaucoup, surtout à gauche, et en faisant son débiteur. Dans les enquètes d’opinion, il est le meilleur candidat de gauche pour les sympathisants de droite, ce qui est problématique pour passer le premier tour. Il en semble conscient, hésite à se présenter, pense à la présidence européenne, et Moscovici qui est le chef de file de son courant en son absence parle de plus en plus de se présenter aux primaires si DSK ne le fait pas.

    J’aime bien François Hollande, et j’ai souffert moults sarcasmes en le défendant mordicus. J’avais beau rappeler qu’il avait conquis la chiraquie, l’image de Flamby revenait toujours. Mais, il est quand même le responsable du PS qui a échoué en 2007. Je lui reproche sa mollesse après le referendum sur l’Europe, il aurait du sévir et virer Fabius qui méprisait son propre parti en prenant une posture anti-européenne qui ne corespondait même pas à son opinion propre.

    Finalement, je suis arrivé à la conclusion que la meilleure candidate est Martine Aubry. C’est un cheminement de ma part, car j’avoue que j’ai été longtemps séduit par ségolène Royal, par son franc parler et son originalité. Mais, elle n’aura jamais l’appareil du PS avec elle, et elle tombe de plus en plus dans une outrance non compatible avec la fonction présidentielle.

    Martine Aubry m’a semblé fallotte en comparaison, apparachik, et les conditions troubles de son élection n’ont rien arrangé.

    mais, je trouve qu’elle a pris une vraie épaisseur et une vraie autorité depuis. Surtout, elle sait ne pas se faire imposer son agenda par Sarko et ne pas surréagir à chacune de ses provocation. Elle semble avoir un tactique progressive de construction d’un programme qui devrait peu à peu renverser le rapport de force médiatique. J’espère ne pas prendre mes rêves pour des réalités.

    Autre chose, elle semble aussi échapper à l’éternelle culpabilité des socialistes de ne pas être de la « vraie » gauche, culpabilité qui remonte au congrés de Tours.

    Enfin, je ne comprends pas que l’on puisse dire que PS et UMP sont la même chose. Le climat général était bien différent sous Jospin quand même. Et les électeurs de droite l’a font bien la différence, eux !

    • Héhé, amusant comme on tourne au débat sur qui doit être le candidat… Quant au UMPS bonnet blanc blanc bonnet, je ne peux que surplussoyer. C’est insupportable.

      • Ce qui est drôle, c’est que tu feignes de croire qu’il existe une réelle différence entre toutes ces personnes et leurs homologues de l’UMP (ou du PC, ou du FN, ou du MODEM), alors que ce sont tous de purs produits de l’étatisme concentrationnaire français.
        Comme d’habitude, il n’y aura aucun candidat pour représenter le libéralisme politique, et pour tout dire la Liberté tout court. Si d’aventure une femme ou un homme s’y risquait, on peut dans tous les cas compter sur le système et les supplétifs de la pensée unique colbertiste pour la/le faire passer pour un hurluberlu.
        Nous voterons donc pour un peu plus d’enfermement, la contrainte en chantant.
        Amicalement.

  6. Mon choix est déjà fait, mais si il se présente pas, ça va être très compliqué.

  7. On ne peut que souscrire à ton propos mon bon diego, et je pense que ceux qui ont été capables de mettre un bulletin SR dans l’urne en 2007 malgrès une petite gerbasse à la bouche n’auront aucun mal à le faire pour strauss en 2012.

    En revanche, je me permets deux petits commentaires:

    – il n’est pas du tout le père des 35h. Il n’est d’ailleurs pas vraiment le père du programme économique de 1997 auquel il a très peu contribué à l’époque. En revanche il est très clairement l’homme qui a su le porter, le valoriser et le faire vivre, c’est un très bon manager de ce point de vue (mais pas vraiment un « penseur »): et tu as donc raison sur le volet « perception ».

    – le reproche que je pourrais éventuellement lui faire, à contre courant, ce n’est pas vraiment d’être un affairiste mais plutot d’avoir toujours joué une certaine modernité, pour ne pas dire une certaine branchitude économique, qui était en fait d’une ringardise totale: cela risque de lui sauter au visage, à présent. Parce qu’il est comique de voir qu’il y’a quelques annéees en arrière, lui (et lamy) étaient les premiers au PS à repousser l’impérieux besoin de régulation financière, il faut relire ce qu’il disait sur le rôle de l’état, de l’OMC, de la taxe tobin, de l’union européenne. Il faut se rappeler sans sourire qu’il a été le ministre de l’économie qui s’est opposé à la taxation des stocks options (et j’en ai sous le coude, dans le même genre).
    D’où l’idée qu’à moins de revenir sérieusement sur ce que l’on a nommé « social libéralisme » dans les années 2000, courant qui est en train d’être déjugé un peu partout en Europe (et notamment dans le berceau de la « 3eme voie » – voie qui a surtout conduit ses leaders à emmarger chez gazprom ceci dit-, l’angleterre), Strauss ne soit pas ou plus forcément l’homme de la situation. Ou que ce soit un peu difficile.

    On verra. Mais si c’est lui, ce sera lui, bien entendu.

    • On est très d’accord, donc. « Père » c’était en effet un raccourci, mais disons qu’il en est l’un des principaux artisans, en tant que pilier du projet puis du gouvernement Jospin.
      Une fois encore, je ne me prononce pas sur l’identité du sauveur ou de la sauveuse, je dois dire qu’à ce jour je m’en cogne pas mal, parce que de toute façon ça ne sert à rien de s’exciter avant de savoir qui y va et pour porter quoi. On souffre là encore de la présidentialisation accrue du régime, qui laisse à penser que l’homme ou la femme accédant à la présidence gouvernera seul(e).
      Mon propos, c’est bien ta dernière phrase. Si c’est lui, ce sera lui. Et encore, je reprécise un point : j’ai mis Dominique au coeur de ce billet parce que c’est celui qui est le plus souvent vomi par son camp. Mais ça s’applique EXACTEMENT de la même façon aux autres, et notamment à Ségolène, number 2 du genre.

    • Guillaume Pascanet

      C’est pas Schroeder plus que Blair qui émarge chez gazprom ?

      • Bien sur. C’était plus drole.

        Blair s’est contenté d’aller bouffer chez JP Morgan Chase, entre autres.

        L’avenir de la social démocratie, la vista, c’étaient eux.

        • Guillaume Pascanet

          Et la gauche ringarde, c’est la française. Même l’UMP s’en désolait.

        • C’est ça, avec du recul, et surtout la crise financière aujourd’hui, je me dis qu’il valait mieux etre ringard à cette époque, et austère, que de porter aux nues la titrisisation, soutenir l’assurance et la banque à outrance, s’applatir devant le libre échange, que cocu aujourd’hui.
          Les vrais ringards, c’étaient ces types, qui aujourd’hui (à droite aussi) en appellent à tobin (!) et qui hier pensaient etre modernes en débitant des conneries du … 19eme siecle.

        • J’adore ton dernier point Antoine. Ce fameux modernisme … du XIXe siècle.

  8. Je pense personnellement que les meilleurs candidats pour le PS seraient Henri Emmanuelli et ses sourcils. Croisons les doigts.

  9. On est d’accord qu’au second tour, « on ne fera pas la fine bouche ».

    Tout ça ne m’empêche pas de stresser très fort pour cette histoire de primaires : en Italie, ça a mené à l’autodissolution de toute la gauche dans un insipide « parti démocrate » qui perd toutes les élections ; en Allemagne le SPD est carrément allé gouverner avec la droite au sein de la Grande coalition – avant de lui offrir la majorité au Bundesrat en septembre dernier ; en Angleterre les travaillistes l’ont purement remplacée, programme néolibéral à l’appui. Les exemples de vautrage de la social-démocratie, atteinte du virus des primaires à l’américaine, abondent. Moi je, je ne souhaite pas un tel dénouement pour le grand parti de Jaurès.

    Croisons les doigts, donc, pour une « exception française ».

  10. moi aussi j’aime bien la nouvelle coupe d’Antoine.

  11. Je plussoie à 300% à ton article, diego. Et ce, d’autant plus que cela a été franchement pour moi un crève-coeur de voter pour Royal en 2007 (sans parler de 2002) mais que je n’ai pas pour autant hésité une seconde.
    Je rejoins aussi un des commentaires : je rêverais d’une élection de l’exécutif et non présidentielle avec une équipe déjà proposée (un peu comme les listes municipales) et ce, pour que la personnalité prime moins que le programme mais sans faire le réac de base nous avons plutôt tendance à primer de + en + l’apparence aux idées. Bref, allez la Gauche, soyez combattifs mais décents pendant les primaires et par pitié unis ensuite.

  12. Juste le mot « talents » m’a fait hurler de rire.
    Merci Diego :)

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