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Bon anniversaire, Mademoiselle (vol.2)

Oh le gros anniversaire que voilà.

Ca mérite un gros collector, que je viens de découvrir.

Sinon, je te dirai des mots bleus le jour convenu à l’endroit convenu.

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Ma Déclaration

Pas de panique, je ne m’apprête pas à vous balancer du France Gall dans la face.
J’ai simplement pensé, dans le bus, en rentrant d’une longue journée de Cogip, qu’il était grand temps que je dévoile aux gens qui ne la connaissent pas la passion littéraire qui m’accompagne depuis bientôt 10 ans.

C’est l’homme de ma vie, il s’appelle Jack London.

La plupart d’entre vous (et ce n’est pas une critique) n’en connaissent sans doute que les deux ou trois titres qu’on fait lire aux enfants, à base de chiens de traîneaux dans le Grand Nord. Je l’ai cru longtemps limité à cela, jusqu’au jour où, il y a 10 ans, un éditeur que je ne remercierai jamais assez de cette démarche (Phebus), a décidé de révéler au bon peuple de France le vrai Jack London, un homme aux cent vies et aux mille facettes comme il en exista sans doute peu dans l’Histoire de l’humanité (si si, je vous jure), et comme il n’en existera sans doute pas beaucoup dans l’avenir – surtout si l’on ramène ce qu’il a vécu aux moyens de son époque, où c’était quand même un peu plus chaud la braise de parcourir le monde, pour ne prendre que cette dimension.

Avant d’entrer dans le détail, j’ai envie de vous raconter mon premier contact avec Jack. Décembre 1999. La tempête du siècle vient de frapper la France. La galère d’un Calvi-Paris qui dure 36 heures, dont je vous épargnerai les détails. Enervement d’enfant gâté pestant sur ses problèmes de riche. Jusqu’à ce que, dans ma chambre d’hôtel de Bastia arrachée de haute lutte à Air France, j’ouvre Le Peuple d’en Bas. Jack le journaliste d’investigation infiltre les bas fonds de Londres et pendant 3 mois, vit la misère quotidienne du prolétaire anglais. Comment vous dire que vos problèmes de riche, vous les remballez vite fait, quand au bout de quelques pages, vous réalisez que ce qu’il décrit de Londres 1902 ressemble étrangement à une vie de SDF à Paris 1999 ?
Et pan, la claque dans la gueule, le tout étant merveilleusement écrit.

Et là, forcément, vous lisez la préface qui vous apprend que Jack a été, à l’époque, radicalement édulcoré par ses traducteurs, la plupart de ses livres, y compris ceux présentés comme des romans d’aventure, étant formidablement engagés, et – horreur suprême – assez nettement socialistes.

Guettant fébrilement les parutions, j’ai depuis lu une quarantaine de titres de mon nouvel ami. Soit plus que je n’ai jamais lu d’aucun autre auteur (Dumas, peut-être, en volume ?). Et j’ai eu droit à tout, tant son Œuvre (oui, avec un eudanlo majuscule) est riche et diversifiée.
Petit florilège :
Avant Adam, ou la Guerre du Feu avant la Guerre du Feu. Un hallucinant roman préhistorique, magnifique par lui-même, et visionnaire puisque tout ce qu’il décrit a été prouvé des décennies plus tard.
Sur le Ring, deux nouvelles qui feraient aimer la boxe au dernier des réfractaires – sublime.
Le Talon de Fer, une sorte de pré-1984, un roman d’anticipation politique relatant une révolution prolétarienne survenant en Octobre 1917 (!!) aux Etats-Unis.
Le Vagabond des Etoiles, vibrant plaidoyer contre les conditions de détention dans les pénitenciers américains, sous couvert d’aventures et de métempsycose. Magique. Dur. Et magique.
Le Loup des Mers, un personnage de capitaine extraordinaire pour un grand roman d’aventures maritimes
Martin Eden, bien sûr, unanimement considéré comme le chef-d’œuvre de Jack (sauf par moi, même si je l’adore), roman presque autobiographique (Jack s’en défendait, arguant que Martin était individualiste quand lui était socialiste, mais les faits retracent globalement sa vie) relatant l’abnégation avec laquelle il a bouffé des vaches maigres pendant des années pour devenir, enfin, écrivain (merci d’avoir insisté, Jack), mettant son manteau au clou pour payer les timbres pour envoyer ses nouvelles à des revues. Et une belle histoire d’amour, aussi.
La Peste Ecarlate, ou les survivants revenus à l’état de nature d’une terre décimée par une épidémie fulgurante. Un peu La Route, un peu la Planète des Singes. Des décennies plus tôt, bien sûr.
L’Appel Sauvage, ou la réhabilitation de l’Appel de la Forêt, carrément massacré par une traductrice qui, se prenant pour la Comtesse de Ségur, a fait d’un livre d’une violence inouïe une bluette pour enfants, fondant notre ignorance à tous.

Et puis les aventures dans les Mers du Sud qu’il a sillonnées, chez les tribus cannibales, la ruée vers l’or qu’il a vécue, la vie de pilleurs de casiers de pêcheur puis de fliqueur de pilleurs de casiers, la vie d’alcoolique, la vie de rancher, et toutes les autres vies de ce personnage incroyable.
Inutile de lire une biographie, le puzzle se constitue au fil de ses romans et nouvelles, de bonheur en bonheur (taux de déception d’environ 3/40 – et encore, déception que je qualifierai de woodyallenienne : quand on trouve ça bof, ça reste très au-dessus de la moyenne).

Jack London c’est bon, mangez-en.

Aï wa doraggu – Rokishii Myujikku

Non sans une certaine continuité avec Desire is Hunger, Love is the drug (et non, I’m not in love, je vous arrête tout de suite) pour le plaisir de les oreilles, avec la pochette japonaise pour le plaisir de les oeils. Et vous pouvez même réviser votre prononciation japonaise grâce au titre du post.
Je vois pas ce qu’il vous faut de plus…

Et sinon, BON ANNIVERSAIRE CLAIRON !!!

Don’t forget THE nite

Voici revenu le temps de l’auto-promo, ce vendredi 9 janvier, Diego-san aka moi je MIsques (abréviation de Met des dIsques) au fort sympathique Café Bonnie.
Et même si tout est bien loin d’être rose en ce début d’année à vrai dire plutôt bien marron, je veux y voir l’occasion de montrer aux forces occultes qui viennent nous faire chier la mite qu’on a même pas peur d’elles et qu’on a bien l’intention de les niquer. Je vous invite à en faire de même. Rendez-vous donc 9 rue des Récollets.

Note pour quelqu’une : lors de notre dernière rencontre, je n’ai pas eu la présence d’esprit de faire une photo de toi avec mes yeux (mais bon j’en ai déjà plein et j’en ferai plein d’autres bientôt). Et puis tu sais, pour compenser cet oubli, j’ai un morceau de toi autour de mon cou. Toute la journée, il est là, il me tient chaud, il m’enveloppe d’amour, comme son nom l’indique bien. J’y sens ta force et y fais passer la mienne (et d’autres font pareil, j’en suis sûr). Ce morceau de toi, il est indestructible, on peut même le traverser avec une fourchette, il s’en fout, il revient tout comme avant. Moi, j’y vois le signe incontestable que tu vas faire exactement pareil.

Et maintenant, un peu de musique, pour boucler la boucle.