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Bienvenue sur Twitterreur [MàJ]

Depuis quelque temps, on en a déjà parlé, les politiques ont largement investi les réseaux sociaux. De façon plus ou moins officielle, plus ou moins collective, plus ou moins ordonnée : pages officielles des partis, profils et/ou fan pages de personnalités, groupes à la gloire d’untel ou unetelle… Globalement, ils maîtrisent à peu près Facebook, mais ont beaucoup plus de mal sur Twitter, où les esprits taquins, les méchants blogueurs et autres kalachnikov de la vanne sont légion.

On y rencontre plusieurs cas de figure : les vrais politiques qui tiennent vraiment leur compte en direct (déléguant éventuellement une partie à un assistant), les évidemment traités par un assistant, les fake qui se voient comme le nez au milieu de la figure (sauf Yves Jégo, qui prend tout pour argent comptant).

Au final, il y a surtout trois catégories :

  • les Anne Hidalgo (les plus rares) sont ceux qui ont tout compris, maîtrisent les outils, donnent de l’info sans inonder, lancent des petites piques bien senties (transformées en attaques scandaleuses par ses adversaires), répondent deci-delà à ceux qui les interpellent, etc…
  • les Paillé-Lefebvre, qui vomissent des communiqués à un rythme effréné, tentant d’utiliser un média qui leur est globalement hostile pour désinformer, et qui – concernant Frédéric, bloquent leurs contradicteurs qui ne peuvent plus bénéficier de leur douce prose.
  • le Yves Jégo, unique en son genre, qui se clashe avec tout le monde et n’importe qui, et gobe  tout ce que le réseau compte de fake.

Et puis il y a tous les autres, les petites mains, les sympathisants, militants ou permanents qui affichent leur appartenance, et commettent parfois d’énormes bourdes dont ils ne se rendent même pas compte de l’ampleur, ni de la bourdeur.

Dernier exemple en date, le sympathique Mathieu Barbot, déjà en vedette au bout de quelques heures sur le site de l’express.

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Radeau commun MAJ

Je suis tombé des femmes à poil nues cet après-midi, en découvrant le nouveau concept de site Internet mijoté par des gens sans doute sympathiques, et qui entend répondre à un problème bien connu des bandes de potes : le recouvrement des promesses de dons de cadeaux communs, dans le cadre des Jeanpierrethons d’anniversaire, des Jacquelinethon de pots de départ (Sylvie, tu ne devrais pas prendre un troisième kir, tu vas être un peu pompette – ou alors reprends des Curly, plein), ou encore des félicitathons de fiançailles (tiens David Chevalmotte, je te dois des thunes / oui je sais Nadine, on n’offre pas de cadeau pour les fiançailles).
Certes, étant moi-même depuis longtemps le grand argentier de ma bande dans nombre d’occasions – en raison de mon immense fortune personnelle sur laquelle je préfère rester discret – je connais bien la relouïtude de ce dossier. Entre :
– le temps que tu y passes
– le fait de passer pour un rat parce que tu réclames dix fois 10 euros à quelqu’un qui crache pas, et qui ne réalise pas bien qu’en fait 50 personnes qui te doivent 10, 20, 30 euros, ben ça fait tout de suite de la thune quand même
– l’exaspération de voir que ce sont toujours les mêmes qui ont oublié leur chéquier et ne savent pas faire un virement sur le net parce qu’ils habitent en 1982, ou ne peuvent pas car ils ont leur compte à la Société Albanaise de Crédit…
– les couples qui sont tellement fusionnels qu’ils mettent le prix d’une personne seule
– ceux qui participent-pas-parce-que-tu-comprends-c’est-trop-ma-meilleure-copine-alors-je-fais-un-cadeau-perso (qui se révèle généralement être une chouette en macramé retrouvée dans ses archives de colonie de vacances, tellement c’est trop ta meilleure copine indeed)
– ad lib
Le seul truc supportable dans tout ça, parce que c’est une donnée de base établie de toute éternité et parce que c’est comme ça que tu l’aimes, c’est que ta meilleure copine te paiera en 63 fois sans frais à partir de dans deux ans, en même temps que les 4700 euros qu’elle te doit par ailleurs, parce que elle sait pas comment mais elle est encore à découvert de 3 mois de salaire le lendemain de son jour de paie (toute ressemblance avec Kekilia serait vraiment la preuve de votre odieux mauvais esprit).

L’idée donc, bien qu’elle soit peu développée pour le moment sur la home du site en question, encore en chantier, c’est donc de coller dans les pattes à tout ce beau monde un site qui s’occupe de récupérer le pognon à ta place.

Je leur laisse le bénéfice du doute, mais quand même :
1. Le slogan « les bons comptes font les bons amis », c’est pas très 2009, pour être sympa / ou alors carrément, « ça sent le pipi », comme dirait mon boss, pour être moins sympa.
2. Je me vois trop lâcher un service recouvrement au cul de gens qui sont supposés être mes amis.
3. Normalement, dans un groupe d’amis dignes de ce nom, et en tout cas quand c’est un groupe d’amis dont je fais partie, une sélection naturelle permet assez rapidement d’identifier le radinozor et de s’en débarrasser une fois pour toutes.

Mais bon, on ira voir, quand ça ouvre, quand même, hein ? Si ça se trouve, ça sera de la balle – je le dis d’autant plus à l’aise que j’ai surtout saisi là le prétexte pour baver sur une de mes sous-espèces humaines fétiches, le « radeau commun » (ou rat de cadeau commun).

MAJ : parce qu’il y a des gens intelligents, la créatrice du site m’a contacté pour me proposer de le tester en avant-première. Il y a donc du follow-up dans l’air !

Pour le blackout, peignons-le en noir

Vous aurez noté, ou pas, le petit bandeau noir en haut du blog depuis quelques jours, même si je vous l’accorde, noir sur noir, c’est pas dingue en termes de catching de l’eye du visiteur.
Ceci dit, il me semble quand même important de soutenir cette initiative contre le projet dit HADOPI, qui veut nous couper le robinet du net et décréter unilatéralement quels sont les bons sites consultables et les méchants sites pas beaux à blacklister.
S’il faut indubitablement trouver un moyen de rémunérer équitablement les artistes et leurs producteurs, les sanctions envisagées par notre bon président sont tout bonnement disproportionnées.
Moi je, oui je télécharge des trucs illégalement, ça m’arrive. Moi je, je peux aussi vous montrer mes relevés d’Amex, sur lesquels l’iTunes Store apparaît toutes les deux lignes. Moi je je refuse donc l’amalgame téléchargement = vilain pas beau puni privé de web.

Mais reparlons donc de bonne musique (Camille, Arthur H., Alain Bashung, plutôt réussi le palmarès des Victoires malgré quelques autres moins glorieux), cette histoire de blackout est aussi l’occasion de réécouter (si vous avez un peu de temps devant vous) ce chef-d’oeuvre énorme d’Eric Burdon & War, ou Peins-le en noir sur tous les tons, 4 covers en 1, un vrai bijou bijou, un diamant (noir).